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Causes de décès précoces en service de pédiatrie
éditeur Med Afr Noire 2007 ; 54 (1) 9-12  
A.L. ROBINSON, F. RAKOTOVAO-RAVAHATRA, T. ANDRIATAHINA, H. RAKOTOARISOA, M. RAZAFINDRALAMBO, N. RAVELOMANANA - Madagascar
La mortalité en service de pédiatrie reste relativement élevée. La plupart des décès survient en moins de 48 heures d’hospitalisation. Cette étude veut évaluer la fréquence des décès précoces et d’en déterminer les cause afin d’améliorer la prise en charge. Méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive des dossiers médicaux de tous les enfants décédés à l’Hôpital des enfants de Tsaralalàna Madagascar de janvier à septembre 2003. Ont été inclus les enfants décédés avant les 48èmes heures d’hospitalisation et exclus les enfants décédés avant la 2ème heure.
Résultats : Soixante dix huit décès sur 1429 sortants ont été enregistrés soit un taux de mortalité hospitalière de 5,48 %. Trente six de ces enfants n’ont pas survécu plus de 48 heures (46,2 %). Plus de la moitié ont entre 1 et 24 mois et 8 étaient des nouveau-nés. Le sex-ratio est de 1,5. Les affections neurologiques constituent les causes les plus fréquentes de décès précoces (38,9%). Les méningites représentent 64,3 % de ces pathologies neurologiques, le reste étant constitué par le coma, viennent ensuite les infections néonatales (22,2 %). La plupart de ces enfants ont été traités par un médecin avant l’hospitalisation. Le tiers arrive à l’hôpital dans les 24 heures après le début de la maladie et le tiers après 5 jours d’évolution. La majorité de ces décès surviennent entre 18 heures et 8 heures.
Conclusion : Ces décès précoces sont dus à l’existence de pathologies hautement létales, au retard d’hospitalisation, à l’insuffisance aussi bien en personnel qu’en matière d’équipements.
Décès (Incidence de) de 0 à 1 an dans une cohorte de 802 enfants en milieu rural au sud du Bénin
éditeur Med Afr Noire 1997 ; 44 (10)  
E. ALIHONOU, A. GUEDEME, G. COMLAN, S.ISSIFOU, A. SOTON - Bénin
Décisions de fin de vie dans la période périnatale : la cohérence obstétrico-pédiatrique est primordiale
éditeur J Gynecol Obstet Biol Reprod 2001 ; 30 (2) 133  
M. Dehan, F. Gold, M. Grassin, J.-C. Janaud, C. Morisot, J.-C. Ropert, U. Simeoni
D’après plusieurs enquêtes récentes, la moitié environ des décès qui ont lieu actuellement dans les services français de Réanimation Néonatale résultent d’une décision médicale de fin de vie. Partant de ce constat, la Fédération Nationale des Pédiatres Néonatologistes a considéré qu’il entrait dans ses attributions de publier des lignes générales de conduite dans ce domaine délicat et controversé. Ses recommandations comportent successivement : les définitions adoptées ; les situations cliniques rencontrées avant, au moment, et après la naissance ; les obligations de l’équipe médicale et soignante ; et les spécificités de certaines circonstances et procédures particulières. Cette version des recommandations insiste sur le caractère primordial de la cohérence obstétrico-pédiatrique.
Etude de la mortalité dans un service de chirurgie pédiatrique africain au sud du Sahara
éditeur Med Afr Noire 2009 ; 56 (13) 729-732  
R.A.F. KABORE, E. BANDRE, L. SANKARA, A. SANOU, N. OUEDRAOGO, A. WANDAOGO - Burkina Faso
But : Etudier la mortalité dans un service de chirurgie pédiatrique africain.
Matériel et méthodes : Etude rétrospective sur une période de 44 mois allant du 1er janvier 2003 au 11 août 2006 à partir de dossiers médicaux de tous les enfants admis dans le service de chirurgie du CHUP-CDG.
Résultats : Au cours de la période d’étude, 91 décès ont été observés sur les 1458 patients admis dans le service soit une mortalité globale de 6,24 %. Le sex-ratio était de 1,7 en faveur des garçons. L’âge moyen des patients décédés était de 3,78 ans avec une mortalité de 10,14 % chez les nouveau-nés, 2,61 % chez les nourrissons et 1,78 % chez les grands enfants. Les décès sont survenus en post opératoire dans 50,55 % des cas et 88,04 % des patients décédés avaient été admis en urgence. Les principales pathologies en cause étaient les malformations congénitales, les péritonites aiguës généralisées, les traumatismes, les occlusions intestinales acquises, les brûlures, les tumeurs et les autres affections acquises. 79,12 % des décès étaient survenus avant la fin de la première semaine d’hospitalisation.
Conclusion : Les décès ont concerné principalement les nouveau-nés et sont survenus surtout précocement en post opératoire d’une chirurgie urgente. La création d’une unité de soins intensifs chirurgicaux permettrait de réduire cette mortalité élevée.
Évaluation des ressources humaines et matérielles pour la réanimation du nouveau-né à la naissance dans les hôpitaux publics de référence du Togo
éditeur J Pediatr Puericulture 2009 ; 22 (7-8) 346-353  
La capacité des principales formations sanitaires publiques de référence en matière de réanimation du nouveau-né à la naissance est faible. Il est indispensable, pour réduire la mortalité néonatale, de doter suffisamment ces structures sanitaires en équipement adéquat et de bonne qualité et de développer ou renforcer les compétences du personnel disponible s’occupant du nouveau-né à la naissance.
Evolution de la mortalité hospitalière chez l’enfant à Brazzaville (Congo)
éditeur Med Afr Noire 2009 ; 56 (1) 5-8  
J.R. MABIALA-BABELA, P.B. MAKOUMBOU, A. MBIKA-CARDORELLE, J.B TSIBA, P. SENGA - Congo-Brazzaville
Objectifs : Identifier les principales causes de décès et déterminer les fluctuations de la mortalité de la naissance à l’adolescence.
Matériel et méthode : A partir des enfants hospitalisés dans les services de pédiatrie du CHU de Brazzaville (Congo) entre 2000 et 2003, quatre groupes ont été répertoriés en fonction de l’âge : groupe I de 0 à 30 jours (N = 1781), groupe II de 1 à 11 mois (N = 1736), groupe III de 1 à 4 ans (N = 1885) et groupe IV de 5 à 16 ans (N = 3211). Au sein de chaque groupe, les cinq premières causes de décès ont été analysées ainsi que le taux de mortalité globale.
Résultats : Au cours de la période néonatale, la mortalité globale était de 37,4 %. Les infections constituaient la première cause de décès, 46,8 % suivies des souffrances cérébrales, 24,1%. Cependant, la plus forte létalité était en rapport avec la prématurité, 49,4 %, secondée par les infections, 37,8 %. Chez l’enfant entre 1 et 11 mois, 487 (28 %) d’entre eux étaient décédés. Les anémies, toutes causes confondues, occupaient le premier rang, 31 %, suivies des infections respiratoires aiguës basses, 23,2 %. Entre 1 et 4 ans, sur 1885 enfants hospitalisés, 250 étaient décédés soit une mortalité globale de 13,3 %. Celle-ci était dominée par le sepsis sévère et le paludisme : 22,4 % et 22 %. A partir de 5 ans, la mortalité globale de 8,3 % était surtout le fait du paludisme, 16,8 %, du sida 13,8 % et de la tuberculose, 12,7 %.
La précarité économique et l’absence de véritables stratégies de prévention en amont justifient la forte mortalité encore observée dans nos services de pédiatrie.
Évolution de la mortalité néonatale au CHU de Blida (Algérie) de 1999 à 2006
éditeur Bull Soc Pathol Exot 2010 ; 103 (1) 29-36  
A. Bezzaoucha · A. El Kebboub · A. Aliche
Dans le cadre du système d’information actif mis en place par le service d’épidémiologie sur la mortalité hospitalière au CHU de Blida (Algérie), une étude a été réalisée pour apprécier l’importance et l’évolution de la mortalité néonatale enregistrée au CHU au cours des années 1999-2006, ainsi que celles des causes du décès néonatal. La Classification internationale des maladies (CIM-9) a été utilisée pour coder la nature de la maladie causale. Les opérations de saisie, de contrôle et d’analyse ont été effectuées par l’utilisation du logiciel ÉpiInfo(TM)dans sa sixième version. Au total, 2 167 décès néonatals ont été enregistrés au CHU pendant la période d’étude, soit une mortalité proportionnelle de 25,4 %. La mortalité néonatale précoce (0-6 jours) a représenté 83,4 % de l’ensemble de la mortalité néonatale. Près des deux tiers des décès néonatals précoces sont intervenus dans les trois premiers jours de vie. L’évolution mensuelle du nombre de décès néonatals précoces a dessiné une tendance significativement à la hausse au cours de la période d’étude (p < 0,05) sans mise en évidence d’effet saisonnier. Le rapport de masculinité était pratiquement le même pour la mortalité néonatale précoce et tardive, respectivement 1,4 et 1,5. La prématurité a représenté 42,1 % des causes de décès de la mortalité néonatale précoce, suivie par le syndrome de détresse respiratoire et les infections ; respectivement 17 et 14,4 %. Les infections ont représenté, avec une fréquence relative de 36,2 %, la cause la plus fréquente pour la mortalité néonatale tardive. Le taux de mortalité néonatale précoce au cours de la période d’étude, lorsque celui-ci admet pour dénominateur le nombre de nouveau-nés admis en néonatalogie pour exprimer la mortalité de service, était de 15,6 %. Pendant toute la période d’étude, le taux de mortalité néonatale précoce, en déduisant les décès survenus parmi les nouveau-nés transférés, pouvait être estimé à 19,2 pour 1 000 naissances vivantes, tandis que le taux de mortalité néonatale globale pouvait être estimé à 22,3 pour 1 000 naissances vivantes. Aucune tendance temporelle significative n’a été mise en exergue. Le CHU de Blida ne se caractérise pas par un risque inférieur de mortalité néonatale par rapport à celui enregistré à l’échelle nationale. Les données du CHU de Blida contribuent à mesurer le degré d’atteinte d’objectifs fixés par le Programme national sur la périnatalité.
Évolution de la mortalité néonatale précoce entre 1994 et 2003 au CHU de Dakar
éditeur J Gynecol Obstet Biol Reprod 2006 ; 35 (1) 46-52  
Objectifs. Évaluer l’évolution des taux et des étiologies de la mortalité néonatale précoce au CHU de Dakar au cours des 10 dernières années.
Matériel et méthodes. Il s’agit d’une étude rétrospective de tous les décès néonatals enregistrés au cours de l’année 2003. Pour éliminer la part du hasard dans les variations observées pour les différentes périodes étudiées, nous avons utilisé comme test statistique la comparaison des proportions avec un seuil de signification inférieur à 5 %.
Résultats. Nous avons enregistré 364 décès répartis de la manière suivante : 243 parmi les 4 853 nouveau-nés accouchés au niveau de la maternité (221 en période néonatale précoce et 23 en période néonatale tardive) et 121 parmi les 213 nouveau-nés transférés des maternités périphériques. Le taux de mortalité néonatale précoce est de 45 décès pour 1 000 naissances vivantes. Cette mortalité concernait surtout les nouveau-nés pesant moins de 2 500 grammes à la naissance (66 %) et/ou ayant un score d’Apgar inférieur ou égal à 6 à la première minute de vie (83 %). La mortalité néonatale précoce a connu une baisse significative depuis 1994, mais la mortalité spécifique observée chez les nouveau-nés transférés ne cesse d’augmenter (568 pour 1 000). Les principales causes de décès sont la prématurité (49 % des cas), la souffrance néonatale (23 %) et l’infection néonatale (18 %). L’analyse a montré une baisse significative de la part de la prématurité et de la souffrance néonatale mais une hausse significative de l’infection néonatale.
Conclusion. La mortalité néonatale précoce a sensiblement baissé, mais elle reste à un niveau encore trop élevé. Pour consolider cette tendance il faut réduire davantage l’incidence de la prématurité, de la souffrance néonatale et de l’infection et parallèlement organiser un réseau de périnatalité à Dakar.
Évolution du diagnostic prénatal, des interruptions de grossesse et de la mortalité périnatale des enfants avec cardiopathie congénitale
éditeur J Gynecol Obstet Biol Reprod 2006 ; 35 (5) 455-464  
Objectifs. 1) Étudier l’évolution en population du diagnostic prénatal, des interruptions de grossesse et de la mortalité périnatale pour l’ensemble des cardiopathies congénitales (CC) et pour certaines cardiopathies, durant une période de progression rapide du diagnostic prénatal et de la prises en charge médicale des CC. 2) Analyser l’impact du diagnostic prénatal sur la mortalité néonatale précoce pour des malformations cardiaques spécifiques (isolées).
Méthodes. 1 982 cas de CC non associées à une anomalie chromosomique connue, ont été enregistrés par le Registre des malformations de Paris durant la période 1983-2000. Les principales variables analysées ont été l’évolution du pourcentage de cas diagnostiqués et interrompus avant la naissance, de la mortinatalité et de la mortalité néonatale précoce (≪ 1 semaine), et ceci : 1) pour tous les cas, 2) pour tous les cas à l’exclusion des communications inter-ventriculaires, et 3) pour des malformations spécifiques, transposition des gros vaisseaux (TGV), hypoplasie du cœur gauche, coarctation de l’aorte, et tétralogie de Fallot. Les analyses incluaient des modèles Cusum et de régression binomiale.
Résultats. Le taux de diagnostic prénatal pour les CC a augmenté de 23,0 % (IC 95 % : 19,0-27,4) pour la période 1983-1988 à 47,3 % (IC 95 % : 43,8-50,8) pour 1995-2000. Le taux d’interruptions de grossesse a augmenté entre 1983-1989 (9,9 %, IC 95 % : 7,2-13,2) et 1989-1994 (14,7 %, IC 95 % : 12,3-17,4) mais est resté stable ensuite. En dehors des hypoplasies du cœur gauche, les interruptions médicales de grossesse ont été exceptionnelles pour les 3 autres malformations. La mortalité néonatale précoce a été divisée par trois entre les périodes 1983-1989 et 1995-2000 (RR, mortalité de la 1re semaine, 0,31, IC 95 % : 0,18-0,53). La mortalité de la 1re semaine était significativement plus faible pour les cas de TGV diagnostiqués en prénatal (différence de risque, 15,4 %, IC 95 % : 4,0-26,7).
Conclusion. Les progrès dans la prise en charge médico-chirurgicale, ainsi que les politiques pour un dépistage prénatal accru, ont abouti à une augmentation substantielle du diagnostic prénatal des CC et à une réduction de la mortalité néonatale précoce liée aux CC dans la population parisienne.
Malformation cardiaque congénitale, sans précision  Q249
Facteurs de mortalité néonatale dans le service de chirurgie pédiatrique du CHU Artistide Le Dantec de Dakar
éditeur Mali Med 2009 ; 24 (1) 33-38  
Ndour O, Faye Fall A, Alumeti D, Gueye K, Amadou I, Fall M, Ngom G, Ndoye M
Buts : Déterminer les facteurs de mortalité néonatale dans le service de chirurgie pédiatrique de l’Hôpital Aristide Le Dantec. Patients et méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective de 245 cas colligés de janvier 1997 à Décembre 2006 dans les services de Chirurgie Pédiatrique, des Urgences Chirurgicales et de réanimation de l’hôpital Aristide le Dantec. Nous avons étudié l’âge, le sexe, l’origine géographique, le délai de consultation, le poids de naissance, les moyens d’évacuation vers la structure de référence, les motifs de consultation, le diagnostic clinique, les malformations associées, les méthodes thérapeutiques, le délai opératoire, les suites opératoires et les causes de décès. Résultats : Le taux de mortalité néonatale en chirurgie pédiatrique était de 36,7%. L’âge moyen de nos patients était de 08 jours. Une prédominance masculine a été notée avec un sex-ratio de 1,57 :1. Le délai d’admission moyen était de 08 jours. Soixante cinq pour cent (65%) provenaient de la banlieue. Trente huit pour cent (38%) des patients ont été référés par ambulance à partir d’une structure sanitaire. Cinquante trois pour cent (53%) avaient un poids de naissance inférieur à 2500 gr. Le syndrome occlusif était le motif de consultation le plus fréquent (38,5%). La pathologie la plus fréquemment rencontrée était les malformations ano-rectales (34%). Des malformations associées ont été retrouvées dans 12% des cas. La majeure partie des patients (52%) est décédée avant l’intervention chirurgicale après un délai moyen de 05 jours. Les causes les plus fréquentes de décès sont les malformations digestives (66%). Conclusion : Les nouveau-nés de sexe masculin, âgés de moins de 08 jours constituent la tranche d’âge la plus vulnérable. L’absence d’évacuation médicalisée, le faible poids de naissance, le délai dans la prise en charge et les pathologies digestives constituent les autres facteurs de mauvais pronostic. Une collaboration multidisciplinaire, l’amélioration du plateau technique, et des moyens thérapeutiques disponibles en urgence et la création d’une unité de réanimation pédiatrique permettraient certainement de baisser ce taux de mortalité.
Identification des facteurs de risque de mortalité périnatale en Afrique de l’Ouest : consultation prénatale ou surveillance de l’accouchement ?
éditeur J Gynecol Obstet Biol Reprod 2002 ; 31 (1) 63-69  
Introduction. La mortalité périnatale (MPN) reste un problème de santé publique en Afrique de l’Ouest.
Objectifs. Évaluer la fréquence de la MPN dans 6 pays d’Afrique de l’Ouest ; mettre en évidence des facteurs de risque de MPN ; estimer le rôle respectif potentiel de la consultation prénatale et de la surveillance de l’accouchement dans l’identification de ces facteurs de risque.
Population et Méthodes. L’enquête MOMA était une enquête prospective en population ayant recensé, de 1994 à 1996, 21 557 femmes enceintes, dans des zones principalement urbaines du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Sénégal. La présente analyse a porté sur 19 870 naissances uniques et 31 variables cliniques simples.
Résultats. Le taux moyen de MPN est de 42 pour 1 000 naissances totales. En analyse univariée, après ajustement ou en prenant en compte leur prévalence en population, les principaux facteurs de risque de MPN étaient : les hémorragies du pré- et du per-partum, l’hypertension artérielle per-partum, les dystocies et l’infection amniotique.
Conclusion. Le taux de MPN reste très élevé en Afrique de l’Ouest. Ses principaux facteurs de risque ne sont identifiables que par la surveillance de l’accouchement.
La mortalité fœtale et néonatale à partir de 22 semaines d’aménorrhée en Pays de la Loire
éditeur J Gynecol Obstet Biol Reprod 1999 ; 28 (4) 373  
B. Branger,, F. Beringue,, M.­F. Nomballais,, C. Bouderlique,, J.­P. Brossier,, C. Savagner,, G. Seguin,, G. Boog,, J.­C. Rozé
Contexte. Les indicateurs de mortalité périnatale placent la région des Pays de la Loire parmi les premières en France. Une des causes possibles de cette situation pourrait être qu’une partie des enfants décédés ne soit pas déclarée à l’état civil.
Objectifs. L’étude avait pour objectif principal de connaître l’incidence des décès fœtaux et néonatals à partir d’un âge gestationnel de 22 semaines d’aménorrhée (SA) et/ou d’un poids de naissance de 500 g, et de comparer leur nombre avec les données de l’état civil. Un objectif secondaire était de décrire et d’analyser les causes de décès.
Méthodes. Tous les établissements de naissance (26) et tous les services d’hospitalisation (5) ont participé à l’enquête en 1995. Les enfants devaient avoir des parents domiciliés dans un des 3 départements choisis de la région.
Résultats. Ont été observés 267 décès pour 29 440 naissances (9,1 ‰). Les 8 interruptions médicales de grossesse (2,8 ‰) ont été faites pour des malformations fœtales et des maladies chromosomiques dans 82 % des cas. Les 99 morts fœtales in utero (3,4 ‰) ont été observées pendant 2 périodes : de 24 à 27 SA (20 %), et de 38 à 41 SA (23 %). Dans 50 % des cas, la cause du décès n’était pas connue malgré 87 % d’autopsies. Les 29 décès per­ et post­partum immédiats (1 ‰) ont été observés de 22 à 25 SA dans 40 % des cas, et de 36 à 40 SA dans 38 % des cas avec des malformations et infections non dépistées. Les 56 décès néonatals (1,9 ‰) ont été observés dans les services de néonatologie et de réanimation. Parmi eux, 44 % des décès avaient un AG inférieur à 33 SA. Les causes étaient liées à la grande prématurité, aux maladies neurologiques et aux malformations.
Les déclarations à l’état civil n’ont pas été faites pour 32 % des décès selon la législation en vigueur. Pour 25 % des décès totaux, il s’agissait des interruptions de grossesse, et, pour 7 %, des morts fœtales in utero et des décès per et post­partum.
Conclusion. Cette enquête dans les Pays de la Loire ne permet pas de penser qu’il y ait une sous­déclaration des morts périnatales. La comparaison avec d’autres régions, en tenant compte des non­déclarations, montrent que les indicateurs des Pays de la Loire restent favorables. Les données fournies par l’état civil ne permettent pas actuellement de suivre l’évolution complète des fœtus en raison des textes législatifs qui ne sont pas adaptés à cette situation.
La mortalité néonatale sans solution en Afrique sahélienne ? Bilan et perspectives en milieu urbain à Niamey, Niger
éditeur Sante 1995 ; 5 (6) 335-340    
Hubert Barennes, Fati Moustapha Tahi
Avec une mortalité infanto-juvénile de 318‰ naissances vivantes, une mortalité infantile de 222‰ et 15% des enfants de moins de 5 ans atteints de malnutrition grave, la mortalité néonatale n’est peut-être pas la première priorité de santé publique du Niger où 85 à 90% des accouchements se font sans assistance médicalisée et où 70% de la population réside à plus de 10 kilomètres d’un centre de santé. En outre, la forte létalité des services de néonatalogie (selon le modèle occidental) et leurs difficultés de fonctionnement en Afrique incitent à rechercher des solutions réalistes au problème de la mortalité néonatale. Cette recherche a été réalisée à Niamey, la capitale du Niger. L’analyse rétrospective des registres des maternités et des services de pédiatrie, de 1985 à 1992, a été couplée à une étude descriptive prospective d’un échantillon de 149 femmes enceintes suivies depuis les consultations prénatales jusqu’en fin de période néonatale. L’étude montre que Niamey dispose d’arguments positifs pour abaisser la mortalité néonatale. La concentration en personnel médical est élevée par rapport au reste du pays, les infrastructures de santé sont diversifiées. La mortalité des nouveau-nés (6,7‰) enregistrée pendant leur court séjour en maternité (24 heures) ne représente qu’un quart de la mortalité néonatale estimée à Niamey à 28,6‰. La létalité est élevée dans les deux services de pédiatrie (43,8%), prédomine le premier jour (45% des décès) et frappe surtout les enfants de poids inférieur à 2 500 grammes (62,4%). Ces chiffres soulignent la nécessité d’améliorer en amont la prise en charge des nouveau-nés et de coupler prévention prénatale, prise en charge obstétricale et pédiatrique. Le suivi des femmes enceintes met en évidence que l’amélioration des prestations actuelles pourrait abaisser la mortalité néonatale : ceci concerne les conditions matérielles des consultations prénatales, la réorientation des consultations prénatales vers le dépistage et un traitement correct des facteurs de risque de mortalité néonatale, la surveillance et la prise en charge obstétricale, la formation des sages-femmes des maternités. L’adoption de mesures officielles peu coûteuses est suggérée : formation d’infirmières puéricultrices dans chaque maternité et surveillance des enfants à risque dans de petites unités insérées dans les maternités, adoption d’une consultation obligatoire de l’enfant avant la cérémonie traditionnelle d’attribution du nom au 7e jour. Ces mesures sont considérées comme prioritaires avant d’envisager l’amélioration des soins hospitaliers néonatals et supposent la participation du personnel de santé et l’engagement des décideurs. Certaines de ces propositions sont actuellement en cours de réalisation.
La mortinatalité à l’hôpital de base de Talangaï
éditeur Med Afr Noire 2006 ; 53 (6) 386-388  
GANDZIEN P.C, EKOUNDZOLA J.R - Congo-Brazzaville
La morti-natalité est un problème de Santé de Publique en Afrique au Sud du Sahara. Son taux est égal à 19 % dans notre service. Elle s’observe chez les femmes jeunes et de bas niveau socio-économique vivant en union libre. Parmi les causes de la mortinatalité on retient le paludisme, la prématurité et la dystocie. Mais souvent l’étiologie de la morti-naissance n’est pas retrouvée.
Les urgences pédiatriques à Dakar, Sénégal. Facteurs de risque de décès
éditeur Med Afr Noire 2009 ; 56 (10) 495-500  
A. SYLLA, M. GUEYE, S. DIOUF, O. NDIAYE, AL. FALL, BF FALL, C. MOREIRA, MG SALL, H.D SOW - Sénégal
Objectifs : Analyser les facteurs de risque de décès des urgences pédiatriques à Dakar.
Matériel et méthodes : Il s’agit d’une étude prospective d’une année (juillet 2003-juin 2004). Ont été inclus tous les enfants âgés de 15 ans ou moins, hospitalisés pour une pathologie ayant nécessité des soins d’urgence. La mortalité a été analysée en fonction des données socio-démographiques, de l’itinéraire du malade, des modalités en cas de transfert et de la disponibilité des médicaments d’urgence.
Résultats : 563 enfants en situation d’urgence ont été inclus. Ainsi, les urgences représentaient 57 % des 995 hospitalisations. Soixante quatorze pour cent des malades avaient moins de 60 mois avec une prédominance masculine, 22 % étaient des nouveau-nés et 43 % des nourrissons. Plus de 70 % des mères étaient analphabètes. Au total, 359 (64 %) ont été transférés d’une structure de santé et 204 (36 %) ont consulté d’eux-mêmes directement à l’hôpital sans passer par une structure. Les malades transférés provenaient en majorité des centres de santé (45 %) et des postes de santé (35 %) par ambulance (28 %) et par transport public (63 %) et seulement 35 % ont reçu des soins avant le transfert. Au total 171 décès ont été déplorés soit une létalité de 30 %. Les affections dominantes étaient néonatales (22 %), infectieuses (20 %), respiratoires (16 %) et neurologiques (12 %). Seuls le jeune âge des malades, la notion de rupture en médicaments d’urgence et les affections néonatales étaient associés à la mortalité.
Conclusion : Les urgences pédiatriques sont fréquentes et responsables d’une forte létalité. Pour réduire cette surmortalité, il faut éduquer les parents pour un recours précoce, organiser les conditions du transfert, créer des unités autonomes de néonatologie et de réanimation pédiatrique et surtout renforcer le plateau technique et les moyens thérapeutiques.
Morbidité et mortalité des enfants au service de pédiatrie à Antananarivo
éditeur Med Afr Noire 2011 ; 58 (1) 5-8  
R. Ranaivoarisoa, H. Rakotoarisoa, H. Raobijaona, M. Rakotomahefa, S. Rabeatoandro - Madagascar
La mortalité des enfants reste un problème de santé publique dans les pays en développement. Notre étude rétrospective et descriptive a pour but d’analyser les aspects épidémiologiques de la morbidité et de la mortalité des enfants de 0 à 15 ans au service de pédiatrie HJRB Antananarivo, du 1er janvier 2003 au 31 décembre 2006. Pendant ces 4 années, 1.097 décès sur 14.914 enfants hospitalisés ont été enregistrés, soit un taux de mortalité globale de 7, 35% avec une prédominance en période néonatale (24,15%) et dans le groupe d’âge de 1 à 5 ans. Par ordre décroissant, les principales causes de morbidité sont : les infections respiratoires (27,84%), les pathologies digestives (24,08%), les pathologies neurologiques et les pathologies du nouveau-né. Pour la mortalité, les maladies les plus incriminées demeurent les pathologies du nouveau-né (24,15%), les maladies neurologiques (21,33%), les maladies respiratoires et les pathologies digestives. L’influence saisonnière est nette avec une élévation des admissions et des décès pendant la saison chaude et pluvieuse (octobre-avril). L’examen des données statistiques permet de dégager les axes prioritaires pour réduire la morbidité et la mortalité infantile : amélioration de l’accueil et du traitement en période néonatale, promotion et renforcement des activités de prévention et d’éducation thérapeutique des femmes en âge de procréer et des jeunes enfants.
Morbidité et mortalité des enfants de 1 à 4 ans au CHU de Brazzaville - Congo
éditeur Med Afr Noire 2008 ; 55 (5) 300-304  
R.C. MIAKOUNDOBA, J.R MABIALA-BABELA, P. SENGA - Congo-Brazzaville
Une étude rétrospective a été réalisée du 1er janvier au 31 décembre 2003 dans les services de Pédiatrie du CHU de Brazzaville. Le but était de déterminer le profil de la morbidité et de la mortalité des enfants de 1 à 4 ans. Sur les 2.420 enfants de 1 à 4 ans admis dans la période d’étude (43,3 %), seuls 1885 ont fait l’objet de cette enquête ; 53,6 % étaient de sexe masculin. Leur âge était de 1 an (48,7 %), 2 ans (26,4 %), 3 ans (16,7 %) et de 4 ans (8,2 %). L’état nutritionnel s’est avéré déficitaire dans 68,9 % cas, dont 9,7 % de sévère. Les causes d’hospitalisation étaient principalement représentées par le paludisme (32,3 %), les infections respiratoires aiguës basses (18,1 %) et les diarrhées (16,8 %). Les anémies toutes causes confondues constituaient 26,6 % des hospitalisations. La mortalité et la létalité des enfants de 1 à 4 ans étaient respectivement de 39,8 % et de 14,3 %. Les anémies (28,2 %), les sepsis sévères (20,8 %) les diarrhées (17,1 %) et les infections respiratoires constituaient les premières causes de décès. L’efficacité relative des programmes sanitaires nationaux, les facteurs socio-économiques, culturels et la faiblesse des capacités de prise en charge en milieu hospitalier expliquent en pratique la forte mortalité observée. Les enfants de moins de 5 ans représentent environ 25 % de la population des pays en développement. Celle-ci appartient aux groupes dits vulnérables, en raison de leur grande susceptibilité à la maladie et d’un risque accru de décès. Ces particularités ont justifié ces dernières années la mise en œuvre de programmes sanitaires dont la Prise en Charge Intégrée des Maladies de l’Enfance ou PCIME. A Brazzaville, des études épidémiologiques hospitalières ont déjà été effectuées sur la période néonatale et les enfants de 5 à 14 ans. Le présent travail se propose d’aborder la problématique des enfants de 1 à 4 ans.
Morbidité et mortalité en pédiatrie au CHU Gabriel Touré de Bamako
éditeur Mali Med 2008 ; 23 (4) 34-37  
Le but du travail était d’étudier la morbidité et la mortalité avant la mise en place du projet d’établissement du service de pédiatrie de Bamako. Ont été inclus dans l’étude, tous les enfants hospitalisés durant 12 mois soit un total de 2000 cas dont 57,3 % garçons et 42,8 % filles. Notre étude a montré que seulement 25% des enfants (509/2000) ont été référés. les pathologies les plus rencontrées étaient : le paludisme 898 (44,9 %), les IRA 528 (26,4 %), les diarrhées 224 (11,2 %), la malnutrition 269 (13,4 %) et les anémies 239 (11,9 %). Le taux de mortalité hospitalière était de 7,1 % et les principales causes de décès étaient : le paludisme (23,9 % des cas de décès), la diarrhée (20,4 %) et la malnutrition (31,7 %). Nous avons ainsi enregistré 8,3 % de décès pour un délai de recours dépassant 3 jours, contre 3,3 % pour un recours de moins de 24 heures. ( χ2 = 8,10 p= 0,017 ). Le service de pédiatrie a fonctionné comme un centre de premier contact. Dans le cadre du projet d’établissement, des efforts d’organisation devraient permettre de recevoir uniquement les malades référés.
Morbidité et mortalité liées aux maladies cibles du PEV chez les enfants de moins de 5 ans dans le district de Bamako
éditeur Mali Med 2006 ; 21 (4) 8-11  
Les données disponibles généralement sur la morbidité et la mortalité dues aux maladies cibl es du PEV chez les enfants de moins de 5 ans proviennent des données de routines dans le District de Bamako. La présente étude par une enquête de population dans le District de Bamako, s’est proposée d’évaluer les mêmes indicateurs. Il s’agissait d’une enquête transversale réalisée en octobre 2000, et portant sur 1014 enfants de moins de 5 ans résidant dans le District de Bamako. La sélection des enfants a été faite par sondage aléatoire par grappe après stratification du District basée sur le niveau socio-économique et d’assainissement des populations des différents quartiers. Selon l’étude, le taux d’incidence global des maladies cibles du PEV est de 4.93 % ± 1.33%. Ces taux étaient de 4.14 % ± 1.22% pour la rougeole qui constituait la première cause de morbidité parmi les maladies cibles du PEV, 0.69 % ± 0.50% pour la coqueluche, 0.09 % ± 0.19% pour la poliomyélite et 0% pour le tétanos néonatal. Quant à la tuberculose dont l’évolution a été appréciée à travers le dépouillement des registres du dispensaire antituberculeux (DAT) sur 10 ans (1990-1999), sa tendance serait à la hausse. Les décès enregistrés lors de l’enquête étaient relatifs surtout à la rougeole avec un taux de mortalité estimé à 4.93 ± 4.31 0/00. De l’analyse des résultats, le taux d’incidence globale des maladies cibles du PEV serait en régression dans le District de Bamako. Cependant les cas chez les sujets vaccinés contre la rougeole (64.3%) et la coqueluche (57.14%) sont en faveur d’une investigation portant sur l’efficacité vaccinale.
Vaccins J07
Morbidité et mortalité liées aux soins traditionnels chez le nouveau-né au CHU de Cocody à Abidjan
éditeur Cah Sante Pub 2006 ; 5 (1) 68-75  
Amorissanni, M. F.; Kouakou, C.; Dainguy, E.; Ouattarra, Z.; Houenou-Agbo, Y.; Kouamé Konan, J
La pratique de soins traditionnels aux nouveau-nés est fréquente dans nos pays tropicaux. Contribuer à la réduction de la morbi-mortalité liée à la pratique des soins traditionnels chez le nouveau-né. Il s’agit d’une étude prospective à visée descriptive et analytique qui s’est déroulée d’Octobre 2001 à Septembre 2002 dans l’unité de néonatologie du Centre Hospitalo-universitaire de Cocody. Une variété de produits était utilisée pour les soins traditionnels du nouveau-né vu en milieu hospitalier. Les affections néonatales résultant de la pratique de tels soins, représentaient 53,7% de l’ensemble de la pathologie néonatale au cours de la même période. L’âge moyen de survenue de ces affections était de 9,9 jours. Les pathologies étaient dominées par les infections bactériennes (69,3%) surtout d’origine ombilicale (65,2%) et cutanée (13,8%). Le massage corporel couramment pratiqué avec de l’eau et du beurre de karité (88,9%) compliquait le plus souvent les tableaux de céphalhématome et d’hématome sous cutané crânien (5,5 %). La mortalité était de 15,5%. Les raisons évoquées par les mères pour la pratique des soins traditionnels étaient d’ordre culturelles et religieuses (73,6 %) mais également d’ordre fi nancier (45,1%). Quelle qu’en soient la motivation et les indications thérapeutiques, ces soins traditionnels pratiqués dans tous les groupes socio culturelles alourdissent la mortalité néonatale dans nos pays en développement puisqu’ils retardent l’accessibilité aux ressources sanitaires disponibles qui ne sont sollicité qu’au stade avancé de la maladie.
Morbidité et mortalité néonatales au CHU de Yopougon au cours des dix premières années de fonctionnement
éditeur Med Afr Noire 2009 ; 56 (8-9) 429-434  
A.E. AKAFFOU, K. KARAMA-TAPE, D. KANGAH, R. N’GUESSAN, F. DICK-AMON TANOH - Côte d’Ivoire
Introduction : La mortalité infantile en Afrique est l’une des plus élevées au monde et elle est grevée par la mortalité néonatale. Le quatrième objectif du millénaire visant à réduire la mortalité infantile de 2/3 d’ici 2015, passe par une réduction de la mortalité néonatale. Le centre hospitalier et universitaire de Yopougon, situé à Abidjan en Côte d’Ivoire (Afrique de l’ouest), a été doté d’un service autonome de Néonatologie, dès son ouverture.
Objectifs : Au terme des dix premières années de fonctionnement, il nous a paru opportun d’étudier la morbidité et la mortalité néonatales au sein de ce service et de dégager des perspectives d’amélioration de ce fonctionnement. Matériel et méthode : L’étude rétrospective à visée descriptive, s’est déroulée du 1er janvier 1992 au 31 décembre 2001. Elle a porté d’une part sur les documents administratifs (liste du personnel, rapports annuels d’activités, interview du chef de service et de ses collaborateurs), d’autre part, sur les données épidémiologiques compilées à partir des dossiers médicaux des patients admis dans le service, dans la période déterminée pour l’étude.
Résultats : L’évolution du service a été marquée par la fermeture depuis 1993, de son unité de soins intensifs et la transformation d’une chambre d’hospitalisation en salle de stockage du matériel propre, d’où la réduction de la capacité d’accueil de 34 à 18 lits. Le matériel a connu également une réduction, particulièrement pour les couveuses. Parallèlement, la baisse de l’effectif du personnel a fait varier le ratio de 1 personnel soignant pour 5 lits à l’ouverture, à 1 personnel soignant pour 7 lits en 2001.
Conclusion : Les nombreuses difficultés qui ont émaillé le fonctionnement du service de néonatologie du CHU de Yopougon, posent le problème de l’organisation de la médecine néonatale en milieu hospitalier, en vue de contribuer efficacement à l’atteinte du quatrième objectif du millénaire pour le développement, dans un pays Africain, médicalement sous équipé.
Morbidité et mortalité néonatales au CHU Kara (Togo)
éditeur Med Afr Noire 2010 ; 55 (2) 109-112  
K.D. Azoumah, B. Balaka, A.S Aboubakari, K. Matey, A. Yolou, A.D Agbere - Togo
Introduction : La santé néonatale demeure une préoccupation majeure dans nos pays aux conditions d’accueil du nouveau-né non optimales. Ce travail vise à analyser les aspects épidémiologiques et cliniques, et les facteurs liés à la morbidité et à la mortalité néonatales dans une région semi-rurale.
Patients et méthodes : Il s’agit d’une étude prospective transversale portant sur les antécédents gestationnels ainsi que les paramètres épidémiologiques et cliniques de tous les nouveau-nés (NN) de 0 à 28 jours hospitalisés dans le service de pédiatrie du CHU-Kara du 1er janvier au 31 décembre 2004.
Résultats : Les nouveau-nés ont constitué 13,13 % (138/1051) des hospitalisations avec une sex-ratio de 1,26. Dans 115 cas (83,33 %), ces NN avaient moins de 8 jours de vie. Les principales pathologies identifiées ont été dominées par les infections néonatales (58 %). Dans 56 % des cas l’évolution a été favorable, les décès notés dans 33 %. La mortalité néonatale précoce constitue 95,65 % (44/46) des décès avec 58,7 % des cas survenant avant la 24ème heure d’hospitalisation. Les étiologies des décès étaient dominées par la prématurité (32,61 %), les infections néonatales (30,34 %) avec 8,70 % de paludisme congénital, la souffrance cérébrale (10,87 %), et la détresse respiratoire 8,70 %. Certains facteurs ont été associés aux décès : le sexe masculin (p > 0,05), le petit poids de naissance (p > 0,05), le jeune âge maternel (< 30ans) avec p > 0,05, la primiparité (p<0,05), l’insuffisance de la surveillance de la grossesse (CPN < 3) avec p > 0,05, et l’absence de profession maternelle (p > 0,05).
Conclusion : La mortalité néonatale surtout précoce reste élevée au CHU Kara. Infléchir ce taux pas-sera par une meilleure éducation sanitaire, un bon suivi de la grossesse, et de meilleures conditions d’accueil et de prise en charge des nouveau-nés.
Morbidité et mortalité néonatales au Complexe pédiatrique de Bangui (Centrafrique)
éditeur Med Afr Noire 2004 ; 51 (3) 159-163  
G. BOBOSSI-SERENGBE, T.S. SANA DEYAMISSI, H.C. DIEMER, A. GAUDUEILLE, G. GRESENGUET, J.L. MANDABA, R.M. SIOPATHIS - Centrafrique
La prise en charge de nouveau-nés malades demeure une préoccupation au Complexe Pédiatrique de Bangui. Afin de faire le bilan de la morbidité, de la mortalité néonatale et d’en rechercher les facteurs influençants, une étude rétrospective a été menée à partir de tous les dossiers des nouveau-nés hospitalisés de 1996 à 1997. Durant la période de l’étude, l’unité de néonatologie du Complexe Pédiatrique a enregistré 1032 nouveau-nés adressés par la maternité de référence, les maternités périphériques et celles de l’intérieur du pays. Dans la même période, 9150 enfants étaient hospitalisés dans le service, soit un taux de morbidité de 11,28 % toutes causes confondues. Parmi les 1032 nouveau-nés, 293 sont décédés, soit 28,4 %. La morbidité était dominée par les infections néonatales 47,9 %, les faibles poids de naissance (prématurés et/ou hypotrophes sains) 22,2 % et les souffrances cérébrales 13,5 %. Les principales causes de la mortalité étaient les complications de la prématurité et/ou de l’hypotrophie 30,7 %, les souffrances cérébrales 25,3 % et les infections néonatales 23,5 %. L’âge maternel, le faible poids de naissance, le mauvais score d’Apgar, la gémellité, le transfert de nouveau-nés à pieds ont été identifiés comme des facteurs ayant influencé la survenue de la mortalité néonatale avec une différence statistiquement significative. La réduction de la mortalité néonatale passerait par le dépistage des grossesses à risque et leur meilleur suivi, le recyclage du personnel, l’amélioration de moyens de transfert des nouveau-nés des maternités à l’unité de néonatologie du Complexe Pédiatrique.
Morbidité et mortalité néonatales de 2002 à 2006 au Centre hospitalier universitaire pédiatrique Charles de Gaulle de Ouagadougou (Burkina Faso)
éditeur Sante 2007 ; 17 (4) 187-191  
Introduction : la pathologie néonatale reste un problème majeur de santé publique dans les pays en développement. L’objectif du millénaire de réduire la mortalité infantile de 2/3 d’ici 2015 passe par une réduction de la mortalité néonatale. C’est dans cette optique que le Burkina Faso a entamé une politique de subvention des soins obstétricaux et néonataux d’urgence depuis mars 2006. Afin de pouvoir juger ultérieurement de l’efficacité des actions à mener, il nous a paru opportun d’avoir un aperçu sur les caractéristiques de la morbidité et de la mortalité néonatales au Centre hospitalier universitaire pédiatrique Charles de Gaulle (CHUP-CDG) avant leur mise en œuvre. Matériel et méthode : nous avons mené une étude rétrospective en exploitant les dossiers et la base de données informatiques des nouveau-nés hospitalisés du 1 er janvier 2002 au 31 décembre 2006. Résultats : pendant la période de l’étude, 1 226 nouveau-nés ont été hospitalisés sur un total de 23 223 enfants, soit une morbidité de 5,3 %. Le nombre de nouveau-nés hospitalisés par an est passé de 118 en 2002 à 414 en 2006. La majorité des nouveau-nés (70 %) ont été référés par une structure sanitaire périphérique. L’âge moyen à l’admission était de 9 ± 8 jours. Le niveau socio-économique des parents était modeste dans 60 % des cas. Les principales causes de morbidité étaient les infections néonatales (73,9 %), les malformations congénitales (8,8 %) et les intoxications aiguës accidentelles (4,4 %). Le taux de mortalité néonatale a été de 15,3 %. Plus de la moitié (58,8 %) des décès sont survenus au cours de la première journée d’hospitalisation. Les premières causes de morbidité étaient également les plus meurtrières avec des taux de létalité de 16,8 % pour les infections néonatales, 12,9 % pour les malformations congénitales et les intoxications aiguës accidentelles. Conclusion : la morbidité et la mortalité néonatales restent préoccupantes. L’amélioration du suivi des grossesses et des conditions d’accouchement, la réduction du coût de la prise en charge et l’ouverture d’une unité de néonatologie dotée d’équipement adapté au CHUP-CDG devraient contribuer à diminuer la mortalité néonatale.
Mortalité dans le service de chirurgie pédiatrique au CHU de Donka
éditeur Med Afr Noire 1999 ; 46 (12)  
N.DOUMBOUYAN, M. KEITA, D. MAGASSOUBA - Guinéeconakry
Mortalité des enfants dans le monde
éditeur Prescrire 2011 ; 31 (331) 386  
De nombreux décès évitables
Mortalité des nouveaux-nés de petit poids de naissance en milieu semi-rural centrafricain (Facteurs de)
éditeur Med Afr Noire 1999 ; 46 (10)  
G. BOBOSSISERENGBE, A.N. MBONGO-ZIND - Centrafrique
Mortalité hors hôpital des enfants à Brazaville
éditeur Med Afr Noire 1993 ; 40 (2)  
P. SENGA, H.F. MAYANDA, F.ETOKABEKA-MKANTA - Congo
Mortalité hospitalière à l’hôpital d’enfants de Yendoubé de Dapaong au Togo
éditeur Med Afr Noire 2007 ; 54 (1) 5-8  
KD AZOUMAH, B. BALAKA, K. MATEY, B. KONLAN, K. KESSIE - Togo
La mortalité infantile demeure un problème préoccupant dans nos pays avec de nombreux déterminants et des disparités régionales malgré les multiples progrès en matière de santé de l’enfant. Notre étude rétrospective a porté sur l’aspect épidémiologique de la mortalité des enfants de 0 à 10 ans à l’hôpital d’enfants de Dapaong du 1er janvier 2001 au 31 décembre 2002. Sur 8.806 malades hospitalisés, 1214 décès ont été enregistrés soit une létalité globale de 138 ‰ avec une prédominance masculine de 52,22 %. La mortalité néonatale représentait 249,6 ‰. La majorité des décès (93 %) enregistrés, survenaient dans les cinq premières années de vie avec une légère prédominance en saison pluvieuse. Plus de 80 % des enfants étaient reçus après une semaine d’évolution, 66,64 % des décès sont constatés dans les 24 premières heures d’hospitalisation et 77,18 % dans les 48 heures. Deux tiers des décès (66,73 %) enregistrés survenaient au cours des gardes. Le paludisme, les infections néonatales, la méningite, la malnutrition, les infections respiratoires et l’anémie représentaient les principales causes des décès. Ce taux élevé de la mortalité à Dapaong suscite une sensibilisation de la population, une réorganisation des services des urgences avec des personnels qualifiés et le relèvement du niveau de vie de la population.
Mortalité hospitalière des nouveaux-nés eutrophiques à terme à Yaoundé (Cameroun) : aspects étiologiques
éditeur Med Afr Noire 1998 ; 45 (3)  
F. TIETCHE, I. KAGO,A. NJIMOKE - Cameroun
Mortalité infanto-juvénile à l’Institut de Nutrition et de Santé de l’enfant (INSE)
éditeur Med Afr Noire 2000 ; 47 (12) 516-519  
S. DIALLO, Y. BOYE CAMARA, D. MAMADY, K. KONE, A.CAMARA, S. BAH - Guinée
Les auteurs rapportent les résultats d’une étude rétrospective allant du 1er janvier 1995 au 31 décembre 1999, fondée sur l’analyse de 701 fi ches des enfants de 0-59 mois décédés durant leur hospitalisation à l’INSE. Le taux de mortalité globale hospitalière est de 11,42 %. Tout âges confondus les filles meurent beaucoup plus que les garçons P < 0.01. La mortalité néonatale comporte la plus lourde mortalité (15,5 %). Parmi les principales causes de décès néonatal, la prématurité occupe la première place avec un taux de 46,3 %. Chez ceux de 1-59 mois c’est la malnutrition qui domine (29,9 %). Ce n’est qu’avec l’amélioration de la qualité des soins, la lutte contre la pauvreté, l’ignora n c e, que l’on pourra d i m i nuer de façon considérable le taux de mort a l i t é dans nos hôpitaux.
Mortalité infanto-juvénile et facteurs de risque dans un quartier urbain de Bamako, Mali
éditeur Med Afr Noire 2008 ; 55 (12) 653-659  
H. SANGHO, T. SIDIBE, H.D. KEITA, I. MAIGA, A. DIAWARA, B. BELEMOU, A.S. KEITA, L. COULIBALY, M. TRAORE, F.D. KEITA - Mali
Au Mali, le taux de mortalité infantile est beaucoup plus faible en milieu urbain (106 ‰) qu’en milieu rural (132 ‰). Cette étude avait pour but de fournir des données sur la mortalité infanto-juvénile dans un quartier urbain de Bamako (Hamdalaye), tout en identifiant les facteurs qui y sont associés. Nous avons mené une étude exhaustive et une étude cas-témoins qui se sont déroulées de septembre 2004 à novembre 2004. La population d’étude était constituée par les enfants âgés de 0 à 5 ans vivants et ceux décédés au cours de l’année écoulée, et leur mère, résidant dans le quartier. Il ressort de cette étude que la mortalité infanto-juvénile dans le quartier de Hamdalaye était de 189,7 ‰. La mortalité était 6 fois plus élevée si le poids de naissance est inférieur à 2500g (Odds ratio (OR)= 6,14 ; Intervalle de confiance (IC) = 2,60-14,69) ; 6,89 fois plus élevée si l’enfant n’est pas correctement vacciné (OR=6,89 IC = 2,77- 17,42). La mortalité infanto-juvénile était 2,63 fois plus fréquente dans les ménages utilisant le puits comme source d’approvisionnement (OR = 2,63 ; IC = 1,21- 5,71). Les moustiquaires imprégnées étaient moins utilisées chez les cas (34 %) que chez les témoins (73 %) (P= 10-3) (OR = 0,19 ; IC = 0,09 – 0,42). Les ménages ayant un niveau de vie très faible avaient un risque de mortalité 6 fois plus élevé que chez les témoins (OR=6,05 ; IC = 2,23-15,55). La fièvre a été évoquée chez 50 % des cas de décès alors que la diarrhée a été la pathologie la plus fréquente chez 50 % des témoins. Nous avons conclu que la mortalité infanto-juvénile dans le quartier de Hamdalaye estimé à 189,7 ‰ est supérieure à celle de Bamako (134 ‰) mais reste inférieure à la moyenne nationale du Mali (229 ‰). Nous avons recommandé la communication pour le changement de comportement des populations pour le recours aux structures de santé, l’utilisation des moustiquaires imprégnées et l’adoption des mesures d’hygiène (individuelle et collective) et de salubrité efficaces.
Mortalité néonatale à l’hôpital d’enfants de Tantigou, Dapaong, nord-Togo, en 1984-1985 & 1994-1995
éditeur Bull Soc Pathol Exot 1998 ; 91 (4) 315-317  
Agbèrè ARD, Baeta S, Balaka B, Douti Y, Ata-Kouma DY, Kessie K & Assimadi K
L’analyse rétrospective de 370 décès sur 1141 nouveau-nés de 0 à 28 jours hospitalisés dans une structure pédiatrique semi-urbaine du Nord-Togo, en 1984-1985 et 1994-1995, a révélé une tendance à la baisse des taux de mortalité néonatale (respectivement 42,5% et 27,6%). La prématurité, l’infection, la souffrance cérébrale, la détresse respiratoire ont été les causes majeures de ces décès. La fréquentation des formations sanitaires par les femmes enceintes paraît s’améliorer mais, devant la mortalité néonatale encore élevée, la participation communautaire à la politique des soins de santé primaires, "Initiative de Bamako", doit être soutenue.
Mortalité néonatale à l’Institut de nutrition et de santé de l’enfant (INSE)
éditeur Med Afr Noire 1998 ; 45 (5) 326-329  
S. DIALLO, S.T. KOUROUMA,Y.B. CAMARA - Guinée Conakry
Dans cette étude rétrospective allant du 1er janvier au 31 décembre 1996 fondée sur l’analyse de 117 fiches d’hospitalisation des nouveau-nés de 0-28 j, la mortalité néonatale est de 34,2 %. Les 89 % des décès surviennent pendant la première semaine. la prématurité à elle seule est responsable de 52,9 % des décès. Les enfants dont le poids de naissance est inférieur à 2500 g et un âge gestationnel inférieur à 37 semaines ont un niveau de mortalité beaucoup plus élevé que celui des nouveau-nés à terme et de poids normal P < 0,001. Le niveau d’instruction et l’âge des mères influent largement sur la mortalité néonatale.
Mortalité néonatale au Centre national Hospitalier et Universitaire de Cotonou : incidence, causes et moyens de lutte
éditeur Med Afr Noire 1991 ; 38 (11)  
V. DAN, F.A. HAZOUME, B. AYIVI, S.KOUMAKPAI - Mali
Mortalité néonatale dans le service de pédiatrie du Centre hospitalier régional de Sokode (TOGO) en 1984-1985 et 1994-1995
éditeur Med Afr Noire 1998 ; 45 (5)  
A.D.AGBERE, B. BALAKA, S. BAETA - Togo
Mortalité néonatale dans un hôpital rural - cas de l’hôpital protestant de Dabou (Côte d’Ivoire)
éditeur Med Afr Noire 1993 ; 40 (7)  
T. MUTOMBO - Côted’Ivoire
Mortalité néonatale en milieu rural (Difficulté d’améliorer le taux de)
éditeur Med Afr Noire 1997 ; 44 (12)  
TshipetaMUTOMBO - Côte D’Ivoire
Mortalité néonatale et niveaux de diagnostic au Centre Hospitalier Universitaire de Yopougon (Abidjan)
éditeur Mali Med 2011 ; 26 (3) 37-40  
AKAFFOU E., AMON TANOH
Introduction : L’atteinte du 4ème objectif du millénaire pour le développement necessite une réduction de la mortalité néonatale. Notre étude vise à établir l’influence des différents niveaux de diagnostic sur la mortalité des nouveaunés en milieu hospitalier à Abidjan. Patients et méthodes : L’étude rétrospective s’est déroulée sur l’année 2006, dans le service de Néonatologie du centre hospitalier universitaire de Yopougon. Tous les nouveaunés décédés au décours de leur hospitalisation ont été inclus. Trois niveaux de diagnostic ont été identifiés pour la classification de la population : niveau A (anamnestique et clinique), niveau B (paraclinique de présomption diagnostique), niveau C (paraclinique de certitude diagnostique). Résultats : La mortalité globale était de 28,24%. La majorité des décès (62,5%) était survenue le jour de la naissance. Le taux de mortalité diminuait avec l’elevation du niveau de diagnostic : 53,68% au niveau A, 38,42% au niveau B et 7,90% au niveau C. Conclusion : La mise à disposition d’un plateau technique suffisant et accessible, s’impose pour garantir au mieux la certitude diagnostique, gage d’une therapeutique plus efficiente en vue de réduire la mortalité néonatale en milieu hospitalier dans les pays en développement
Mortalité néonatale précoce (Evolution de la ) en dix ans (1981-82 &1991-92) au CHU de Lomé : quelle politique de santé néonatale pourdemain?
éditeur Med Afr Noire 1998 ; 45 (7)  
B. BALAKA, A.D. AGBERE, E. KPEMISSI - Togo
Mortalité néonatale précoce à l’hôpital de gynécologie-obstétrique de Hanoï, Vietnam
éditeur Bull Soc Pathol Exot 2000 ; 93 (1) 62-65  
Phan Thi Hoan, Trinh Van Bao, Dao Ngoc Phong, Nguyen Thanh Huong, Manirankunda Lazare & Boelaert M
Une étude rétrospective a été faite sur 18.834 naissances consécutives ayant eu lieu à l’hôpital de gynécologie-obstétrique de Hanoï, du 1er janvier 1991 au 31 décembre 1995. Pour ces cinq années, la moyenne du taux de mortalité néonatale précoce était de 24,4%. La diminution considérable de ce taux observée pendant la durée de l’étude est attribuée à un changement de profil des parturientes. Les causes de décès étaient dominées par la prématurité seule, ou associée à une détresse respiratoire (70,7%). 49% des décès néonataux précoces sont survenus le premier jour de vie. Les facteurs de risque associés à la mortalité néonatale précoce ont été étudiés. Une meilleure surveillance de l’accouchement et du nouveau-né à l’hôpital est nécessaire et une approche globale du problème de prématurité s’impose.
Mortalité néonatale précoce à la maternité du CHU de Dakar : situationactuelle et tendances évolutives entre 1987 et 1996
éditeur Med Afr Noire 1996 ; 43 (5)  
C.T. CISSE, S.L. MARTIN, S.J. NGOMA, V. MENDES, F. DIADHIOU - Sénégal
Mortalité périnatale au pôle mère-enfant de Ségou au Mali
éditeur Med Afr Noire 2011 ; 58 (4) 203-208  
Traore B, Beye S.A, Kokaina C, Sacko D, Teguete I., Traore Y, Traore M, Dolo A. - Mali
Introduction : La mortalité périnatale demeure encore élevée dans les pays en développement avec une part importante de la mortalité néonatale précoce. Le quatrième Objectif du Millénaire pour le Développement (OMD), qui vise à réduire la mortalité infantile de 2/3 d’ici 2015, passe par l’amélioration de la qualité des soins obstétricaux et néonataux et l’amélioration des conditions de vie des femmes des pays en voie de développement.
Objectif : Notre objectif était d’analyser la situation de la mortalité périnatale dans notre service pendant la période d’étude.
Méthodologie : Il s’agit d’une étude prospective à visée descriptive qui a été faite du 1er janvier 2007 au 31 mars 2010 dans le service mère-enfant du centre hospitalier régional de Ségou.
Résultats : Pendant cette période, nous avons enregistré 5.715 naissances dont 309 décès périnatals soit un taux de 54,06‰. La mortinatalité était de 46,54‰, la mortalité néonatale a été de 7,52‰. Le jeune âge a été le plus représenté avec 31,6% d’adolescentes (97 cas) et 38,8% de la tranche d’âge de 21 à 31 ans. Dans notre étude, les causes de décès rapportées sont principalement dominées par l’asphyxie au cours du travail.
Conclusion : La diminution du taux de mortalité périnatale dans notre service qui demeure encore élevé nécessite une approche globale pour améliorer la santé de la mère des femmes enceintes, bien au-delà de l’amélioration que peuvent apporter les seuls médecins de cet hôpital.
Mortalité périnatale aux Cliniques Universitaires de Kinshasa
éditeur Ann Afr Med 2008 ; 1 (4) 40-47  
SENGEYIMAD, TOZIN RR,MUTOMBO BA, TANDU-UMBA NFB, MAPENDANO KC, TADYMB
Les auteurs rapportent le bilan d’une enquête menée aux Cliniques Universitaires de Kinshasa et portant sur deux ans (juin 2005 à mai 2007). L’objectif était de dégager la fréquence et les causes de mortalité infantile durant cette période. Les dossiers et les registres des accouchées et des nouveau-nés des départements de Gynéco-Obstétrique et de Pédiatrie ainsi que les archives du service des statistiques ont été consultés. Le taux de mortalité périnatale est de 76,8‰ Naissances Vivantes. Les causes sont dominées par les infections (31,2%), la prématurité (22%), la détresse respiratoire (20,8%) et les malformations congénitales (11%). La plupart de ces causes sont évitables. Il existe un taux assez élevé de causes inconnues (15%) dont la recherche nécessite l’autopsie qui est difficilement acceptée par la population congolaise pour des raisons financières ou religieuses. Nous recommandons une bonne prise en charge des gestantes aux consultations prénatales dans les hôpitaux périphériques, le traitement préventif intermittent et les moustiquaires imprégnés contre la malaria, un équipement adéquat des départements de Gynéco-Obstétrique (moniteurs obstétricaux, échographes de haute résolution, trousses d’urgence régulièrement approvisionnées) et de Pédiatrie (couveuses en bon état, antibiotiques disponibles, surfactant, etc.).
Mortinatalité dans le service de gynécologie obstétrique du Centre de Santé de Référence de la Commune V du District de Bamako
éditeur Mali Med 2011 ; 26 (3) 41-44  
Traoré M, Traoré S O, Traoré O M, Traoré S, Dolo A
Objectifs : Les objectifs de ce travail étaient de faire une étude épidémiologique de la mortinatalité et d’analyser les pathologies maternelles et gynécoobstétricales associées. Matériel et méthodes : Nous avons mené une étude prospective transversale du 1er janvier au 31 décembre 2005, destinée à recenser tous les cas de mortnés dans notre service qu’ils soient issus de grossesse unique ou multiple. Nous avons procédé à un audit systématique de tous les dossiers de mortinatalité. Resultats : Durant la période d’étude, nous avons recensé 7773 cas de naissances dont 390 mortnés soit une fréquence 50,1 p 1000. L’âge moyen était de 26,3± 4 ans, un suivi prénatal assuré chez 78,4%. La surveillance du travail d’accouchement était assurée par les matrones dans 52% des cas et seulement 38% par les sages femmes. Les pathologies maternelles et gynécoobstétricales fréquemment associées à la mortinatalité étaient : l’hémorragie génitale (52,43%), la dystocie (24,86%), les pathologies maternelles avec lésions vasculaires (20,54%), l’infection maternelle (12,96%), l’anémie (4,90%), la souffrance fœtale (4,30%). Conclusion : La mortinatalité est une tragédie fréquente et pose souvent un problème médicolégal et de santé publique, un meilleur suivi prénatal et une surveillance correcte du travail pourraient réduire la survenue d’un tel drame.
Mortinatalité et mortalité néonatale
éditeur Encycl Med Chir 4-002-F-50  
En France en 2000, la mortinatalité était de 4,6 pour 1 000 naissances et la mortalité néonatale de 3,0 pour 1 000. La France se situe dans une position moyenne par rapport à l’ensemble des pays d’Europe du Nord, de l’Ouest et du Sud, le niveau de la mortalité néonatale le plus bas étant observé en Finlande et en Suède. Les principales causes de décès néonatal, telles qu’elles sont regroupées dans la classification internationale des maladies, sont les malformations congénitales (27 % des décès) et les affections d’origine périnatale (54 %), notamment les hypoxies et asphyxies (10 %), le syndrome de détresse respiratoire (8 %) et les hémorragies foetale et néonatale (6 %). L’utilisation de la mortalité pour évaluer les soins nécessite de connaître les principaux facteurs de risque de mortalité et de les prendre en compte dans l’analyse. Il s’agit essentiellement de l’âge gestationnel, du poids de naissance et du nombre d’enfants (unique, jumeaux, triplés ou plus). Compte tenu de l’évolution des pratiques vers une prise en charge de plus en plus active des grossesses et des nouveau-nés, il est important d’adopter une définition des naissances et des décès incluant les foetus et les enfants de très petit poids ou de très faible âge gestationnel, de considérer globalement la mortalité périnatale étendue ou la mortalité foeto-infantile et d’exclure les décès pour malformation.
Rôle potentiel de la consultation prénatale dans la lutte contre la mortalité maternelle et la mortalité néonatale en Afrique sub-saharienne
éditeur J Gynecol Obstet Biol Reprod 2002 ; 31 (1) 90-99  
A. Prual, L. de Bernis, D. Ould El Joud
Ces mesures potentiellement efficaces n’auront d’impact réel que si le système de santé maternelle est organisé et les différents services mis en réseaux, si la qualité des soins est respectée et si les relations personnels de santé/population se font dans le respect mutuel.
Les femmes africaines utilisent largement les CPN lorsqu’elles sont accessibles : cette chance doit être mise à profit pour mettre en place les actions d’efficacité avérée.
Surveillance épidémiologique de la mortalité néonatale précoce au CHU de Dakar (Sénégal)
éditeur Sante 1997 ; 7 (2) 109-112    
Cheikh Tidiane Cisse, Serge Ioly Ngoma, Salvy Léandre Martin, Coumba Tall-Diaw, Fadel Diadhiou
En 1995, à la Clinique gynécologique et obstétricale du CHU de Dakar, 177 décès ont été enregistrés en période néonatale précoce, soit 12,19 % des admissions, 3,78 % des accouchements ou 41/1.000 naissances vivantes. C’est le meilleur taux obtenu depuis une dizaine d’années avec une diminution de 50 % par rapport à 1994. Les causes de ces décès sont essentiellement la prématurité (62,71 %), la souffrance fœtale aiguë (27,2 %) et l’infection néonatale (6,22 %). Les principaux facteurs de risque identifiés sont, d’une part, le transfert tardif de la parturiente ou du nouveau-né des maternités périphériques an CHU et, d’autre part, l’insuffisance du plateau technique de réanimation néonatale et de la prévention des infections.
75462 référenceslogo XHTML 1.0Mise à jour le 11/03/2013