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Actualités de la trypanosomiase humaine
éditeur Med Trop 2000 ; 60 (2s) 56-57  
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Apport des examens biochimiques dans le diagnostic de la phase nerveuse de la trypanosomose humaine africaine
éditeur Bull Soc Pathol Exot 1997 ; 90 (5) 321-326  
Bisser S, Bouteille B, Sarda J, Stanghellini A, Ricard D, Jauberteau MO, Marchan F, Dumas M & Breton JC
Le stade d’évolution de la trypanosomose humaine africaine (THA) conditionne l’usage des traitements. La reconnaissance du passage du stade lymphatico-sanguin au stade nerveux de la maladie demeure difficile en l’absence de signes cliniques et /ou biologiques suffisamment précis. L’objet de ce travail est la recherche d’un de ces signes. L’étude a été conduite au Congo; 70 patients trypanosomés confirmés parasitologiquement ont été comparés à 70 sujets sains non trypanosomés. Le stade d’évolution de l’affection des patients a été déterminé selon le critère classique de la cytorachie du liquide céphalorachidien (LCR), jusqu’à 5 éléments pour le stade lymphatico-sanguin (P1), plus de 5 éléments pour le stade nerveux (P2). Les paramètres sanguins étudiés ont été: glucose, urée, créatinine, sodium, potassium, chlore, calcium, phosphore, acide urique, bilirubine totale, bilirubine directe, cholestérol total, triglycérides, protides totaux, aspartate-amino-transférase (ASAT), alanine-amino-transférase (ALAT), lactico-déshydrogénase (LDH), créatinine-phosphokinase (CPK), phosphatase alcaline (PAL), gamma-glutamyl-transférase (gGT), amylase, immunoglobulines G (Ig G), immunoglobulines M (Ig M), immunoglobulines A (Ig A), fraction C3c du complément, transferrine, orosomucoïde, haptoglobine et albumine. Dans le LCR, les paramètres étudiés ont été: IgM, IgG, protéinorachie et le degré d’altération de la barrière hémoméningée (BHM). La comparaison des patients trypanosomés aux sujets sains, des patients P1 aux patients P2, puis des perturbations du LCR à la cytorachie montre l’intérêt du dosage des IgM du LCR associé à l’étude de l’altération de la BHM pour identifier les patients en stade P2. Cette comparaison montre plus une gradation des modifications biologiques qu’un seuil précis permettant d’affirmer le stade P2. Il parait cependant opportun d’augmenter le seuil de la cytorachie à 20 cellules.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Apports et limites du diagnostic de la trypanosomiase humaine africaine
éditeur Med Sci 2004 ; 20 (10) 871-875  
Vincent Jamonneau, Philippe Solano, Mathurin Koffi, Mélanie Denizot, Gérard Cuny
La trypanosomiase humaine africaine, ou maladie du sommeil, demeure un problème préoccupant en Afrique intertropicale. Cette maladie nécessite une surveillance systématique des populations, particulièrement pour la trypanosomiase à Trypanosoma brucei gambiense, qui présente une longue période asymptomatique. En l’absence de signes cliniques spécifiques, le dépistage exhaustif des populations demeure l’unique moyen de contrôler cette maladie et d’éviter sa propagation. Le manque de sensibilité et de spécificité des tests diagnostiques classiques a conduit, ces dernières années, à l’utilisation des outils moléculaires. L’amplification par PCR de séquences spécifiques des parasites a considérablement amélioré le diagnostic de l’infection, le diagnostic de phase de la maladie, ainsi que le suivi post-thérapeutique. Cependant, des limitations à une application en routine existent et des recherches sont encore nécessaires pour faire de cette technique un réel outil de contrôle et de lutte contre la maladie du sommeil.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Aspects cliniques et thérapeutiques de la méningoencéphalite à Trypanosoma Gambiense en milieu hospitalier
éditeur Med Afr Noire 1999 ; 46 (3) 147-152  
A.KAKOU, P. ASSEMIAN, S. EHOLIE - Côte D’Ivoire
A partir de 33 cas, les auteurs rapportent leur expérience de la prise en charge hospitalière des méningoencéphalites à T. gambiense. Le tableau clinique reste dominé par les troubles de la vigilance, notamment les troubles du sommeil (79 %) ; les autres signes neurologiques sont diversement décrits en particulier les troubles sensitivo-moteurs et psychiques. La fièvre est peu retrouvée (24 %). Les adénopathies sont fréquentes (88 %). Le diagnostic repose sur l’isolement du parasite (73 %) et les tests sérologiques. Le melarsoprol est le médicament le plus utilisé avec une efficacité de 79 % ; 2 cas d’encéphalopathie arsenicale sont notés. Les auteurs recommendent l’introduction de la DFMO en milieu hospitalier et insistent sur le diagnostic précoce de cette affection.
Trypanosomiase à Trypanosoma gambiense  B560
Caractéristiques épidémiologiques, cliniques et sociodémographiques de la trypanosomiase humaine africaine (THA) dans la région de Kinshasa, République démocratique du Congo
éditeur Sante 2009 ; 19 (2) 73-80    
K Tshimungu, LN Okenge, JN Mukeba, VBK Kande, P De Mol
ProblématiqueEn dépit des efforts déployés dans la lutte contre la trypanosomiase humaine africaine (THA), cette infection sévit toujours sous forme endémique ou épidémique dans la plupart des anciens foyers. En République démocratique du Congo (RDC), la THA est sortie des milieux ruraux pour s’étendre aux grandes villes, comme Kinshasa. La présente étude a pour objectif d’analyser les caractéristiques des patients trypanosomés (cas) identifiés à Kinshasa et de les comparer à celles des sujets sains (témoins).Méthodes et population de l’étudeCette étude s’est appuyée sur la réalisation d’une enquête cas-témoins qui a permis de décrire certaines caractéristiques épidémiologiques, cliniques et sociodémographiques des cas. Un total de 1 764 sujets (588 cas et 1 176 témoins) ont répondu à un questionnaire structuré. Les cas sont des patients trypanosomés, enregistrés de janvier 2004 à décembre 2005, au Programme national de lutte contre la THA (PNLTHA-RDC). Le témoin est un sujet de même sexe, de même âge, de même lieu d’habitation que le trypanosomé, et dont la sérologie au Card agglutination trypanosomiasis test (CATT-Test) sur sang total est négative. Chaque cas a été comparé à deux témoins.RésultatsLes 24 communes de Kinshasa ont déclaré des cas, avec une concentration des patients dans les zones périphériques (excentriques, extension sud) et rurales. Cependant, 25 % (144/588) des cas résidaient dans des zones urbanisées. Les personnes professionnellement actives (20-49 ans) étaient les plus atteintes. La THA touche autant les hommes que les femmes, se déplaçant et/ou exerçant les activités champêtres ou domestiques entraînant un rapprochement auprès des cours d’eau. La majorité des patients (73,5 %) sont dépistés à un stade très avancé de leur infection (phase méningoencéphalitique ou neurologique). Le tableau clinique reste dominé par les troubles du sommeil (85 %). Les adénopathies cervicales sont fréquentes (66 %). La fièvre a été notée chez 68 % des patients trypanosomés.ConclusionCes résultats mettent en évidence diverses caractéristiques modifiables/évitables, sur lesquelles on peut agir pour réduire la morbidité et la mortalité attribuées à la THA, et éviter une plus large extension de la maladie.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Comparaison de l’efficacité de deux programmes de contrôle de la trypanosomiase humaine africaine
éditeur Sante 1991 ; 1 (5) 381-387    
Pierre Fournier, Amos Sam-Abbenyi
La trypanosomiase humaine africaine (THA) est un problème de santé publique important dans plusieurs pays d’Afrique dont le Cameroun. Le foyer de Fontem est le second en importance des six foyers majeurs de ce pays. Traditionnellement, la THA y a été contrôlée par l’intermédiaire d’un programme vertical constitué par une équipe mobile qui soumet la population à un dépistage de masse annuel. Ce programme s’applique toujours dans les parties centrale et nord du foyer. Dans la partie sud de ce foyer, une approche différente, de type horizontal, a été adoptée. Les activités de dépistage de la THA ont été intégrées à un programme de soins de santé primaires qui bénéficie d’un bon support communautaire. L’objectif de cette étude est de comparer l’efficacité de ces deux approches. Entre 1983 et 1988, 800 cas de THA ont été déclarés dans le foyer de Fontem, 732 d’entre eux étaient originaires de cette zone, 333 résidant là où s’applique le programme vertical et 399 là où s’applique le programme horizontal. L’efficacité d’un programme est définie comme étant sa capacité à dépister activement les cas qui proviennent de la zone géographique où il s’applique. L’efficacité du programme horizontal (85 %) est nettement supérieure à celle du programme vertical (64 %) qui par ailleurs s’avère inconstant dans le temps (30 % en 1985) et peu apte à dépister les adultes jeunes (49 % pour les 15-29 ans). L’efficacité du programme vertical décroît au fur et à mesure que l’on s’éloigne de la ville de Fontem où l’équipe mobile est basée. Les cas diagnostiqués par le programme horizontal le sont à un stade beaucoup plus précoce ce qui fait que leur évolution est plus favorable. Le programme horizontal offre à sa population de référence une excellente protection vis-à-vis de la THA. Durant la période étudiée, aucun décès ou encéphalopathie par THA n’ont été déclarés dans la partie sud du foyer de Fontem. En revanche, dans la zone où s’applique le programme vertical on dénombrait 12 décès et 6 encéphalopathies. La stratégie d’intervention de type horizontal paraît donner des résultats supérieurs à l’approche classique de type contrôle des grandes endémies. Néanmoins le programme horizontal utilisait des méthodes diagnostiques plus sensibles et plus spécifiques, ce qui contribue également à sa supériorité sur le programme vertical. L’intégration de moyens diagnostiques performants à un programme de soins de santé primaires qui rejoint une fraction importante de la population, semble une démarche toute indiquée dans le cas du dépistage de la THA.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Compétence vectorielle des mouches non ténérales de Glossina morsitans morsitans (souche Mall) infectées par Trypanosoma (Nannomonas) congolense IL 1180
éditeur Bull Soc Pathol Exot 2000 ; 93 (2) 125-128  
Kazadi JM, Losson B & Kageruka P
Des mouches non ténérales de Glossina morsitans morsitans (souche Mall), âgées d’environ 16 jours, ont été nourries, une fois, sur un rat infecté par Trypanosoma congolense IL 1180. Sexes confondus, la compétence vectorielle (CV) globale de ces mouches a été évaluée à 0,1035. La CV des mâles a été plus importante que celle des femelles. Plus de femelles que de mâles ont été infectées au stade méso-procyclique, tandis que plus de mâles que de femelles ont été infectés au stade métacyclique. Les résultats de cette étude montrent que l’âge limite, mais n’abolit pas, la métacyclogenèse chez les mouches non ténérales de G. m. morsitans (souche Mall).
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Coût d’un projet d’appui au programme national de lutte contre la trypanosomiase humaine africaine dans le foyer du haut Mbomou, République Centrafricaine
éditeur Med Trop 2001 ; 61 (4-5) 422-424  
Le foyer du Haut Mbomou en République Centrafricaine est situé à 1 100 kilomètres à l’Est de Bangui, la capitale, dans une région frontalière avec le Soudan et la République Démocratique du Congo. Un Projet d’Appui au Programme National de Lutte contre la Trypanosomiase Humaine Africaine a été évalué à 754 000 dollars des Etats-Unis, soit 4,1 dollars par habitant protégé. Mais la réalité du terrain impose une reprise des calculs : les mouvements de réfugiés sont incessants dans cette zone frontalière, les info rm ations sur la situation épidémiologique de la province du Haut Zaïre font défaut et le taux de part i c i p ation des villageois aux campagnes de prospection n’atteint pas 50 %. Dans ces conditions, les auteurs estiment qu’il faut développer les missions exploratoires pour mieux cibler les activités de dépistage et de traitement. Dans le projet d’appui initial, ces missions ne représentaient que 1 % du coût total. Ce taux est certainement à revoir à la hausse.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Distribution et écologie des vecteurs de la trypanosomose humaine africaine de type savanicole en zone de forêt dégradée au sud Cameroun: cas du foyer de Doumé
éditeur Bull Soc Pathol Exot 2009 ; 102 (2) 101-105  
J.A. Mbida Mbida, R. Mimpfoundi, F. Njiokou, L. Manga & C. Laveissière
La large dispersion des glossines et des sites de transmission de la trypanosomose humaine dans les foyers de forêt humide du Cameroun rend difficile la lutte antivectorielle par piégeage, car il faudrait a priori installer des pièges partout pour interrompre la transmission. L’identification des sites de transmission de la maladie permet un piégeage plus efficace par la localisation des gîtes de glossine estimés "dangereux", donc à assainir en priorité. Une étude, basée sur la distribution spatiale des glossines ténérales et du contact homme/glossine a été menée dans le foyer de Doumé pour élucider les sites de la transmission de la trypanosomose humaine afin de mener une lutte antivectorielle efficace. Glossina fuscipes fuscipes a été la seule glossine capturée dans ce foyer avec une densité apparente globale très faible, de l’ordre de 0,13 glossine/piège/jour. La transmission de la maladie n’est pas homogène dans le foyer; en effet, le contact homme/glossine est très marqué dans deux villages, Paki et Mendim, situés en zone de forêt dégradée. Ce contact a lieu dans les bas-fonds humides où les glossines ténérales ont été capturées aux abords des cours d’eau et dans les galeries forestières. Le foyer de Doumé présente ainsi les caractéristiques des foyers de savane où les rives des cours d’eau et les biotopes avoisinants sont les sites à cibler en priorité lors des campagnes de lutte antivectorielle.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Distribution géographique des trypanosomés pris en charge en Côte d’Ivoire de 1993 à 2000
éditeur Bull Soc Pathol Exot 2002 ; 95 (5) 359-361  
Dje NN, Miezan TW, N’guessan P, Brika P, Doua F & Boa F
La THA, d’évolution chronique causée par Trypanosoma brucei gambiense est la forme rencontrée en Côte d’Ivoire. Durant ces huit dernières années (1993-2000), 1 616 patients ont été pris en charge dans les trois centres de traitement soit en moyenne 202 malades par an. Deux pôles pourvoyeurs de trypanosomés se sont signalés dans la région de la Marahoué: Sinfra, au sud de Bouaflé, et Bonon, à l’ouest de Bouaflé. Les foyers situés dans le centre-ouest et celui de Aboisso-Ayamé dans le sud-est du pays, bien que moins actifs fournissent encore des malades. Les autres foyers semblent être contrôlés en absence de recherche active de trypanosomés. D’une manière générale, les zones de provenance des patients ont été ou sont des zones de culture de rente (café-cacao) et où les activités menées favorisent le contact entre la glossine et l’homme. Ce travail nous renseigne sur le nombre des trypanosomés pris en charge, les zones endémiques et les zones à risques. Il servira d’instrument d’appui à la stratégie et à la prise de décision des structures de lutte de Côte d’Ivoire qui pour agir doivent savoir où agir en priorité.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Échecs thérapeutiques du mélarsoprol parmi des patients traités au stade tardif de trypanosomose humaine africaine à T. b. gambiense en Ouganda
éditeur Bull Soc Pathol Exot 1999 ; 92 (3) 171-172  
Legros D, Fournier C, Gastellu Etchegorry M, Maiso F & Szumilin E
Le taux d’échec thérapeutique du mélarsoprol dans les stades tardifs de trypanosomose humaine africaine (THA) est le plus souvent inférieur à 7% seulement, bien que ce médicament soit utilisé depuis 50 ans dans cette indication. Nous rapportons ici un taux d’échec thérapeutique du mélarsoprol de 26,9% parmi 428 patients traités au nord Ouganda. Quelle qu’en soit l’origine, cette observation, la première documentée dans un foyer de THA, est alarmante. En effet, aucun médicament trypanocide de seconde ligne n’est réellement disponible pour le traitement des stades tardifs de THA. Nous pensons que la situation actuelle inquiétante de la THA dans plusieurs pays africains et le risque d’émergence d’autres foyers de résistance plaident pour une plus grande attention de la communauté scientifique et des laboratoires pharmaceutiques à ce problème.
Mélarsoprol P01CD01
Trypanosomiase à Trypanosoma gambiense  B560
Epidemiologie actuelle de la trypanosomiase humaine africaine dans ses anciens foyers historiques au MALI
éditeur Mali Med 2005 ; 20 (4) 48-51  
Le but de cette étude était de décrire les aspects épidémiologiques actuels de la trypanosomiase humaine africaine dans les anciens foyers connus de cette Maladie au Mali. Nous avons initié une étude d’avril à mai 2002 dans les cercles de Kolondieba ,Kenieba, Kati et Kolokani. Au cours de cette étude nous avons recherché dans le sang total et le sérum des anticorps antitrypanosomes et du trypanosoma brucei gambiense à partir respectivement de la technique d’agglutination sur carte et de la technique de la mini colonne de 2080 sujets colligés pendant la période d’étude. Nous avons installé ensuite des pièges le long des cours d’eau à la recherche du vecteur. La seroprévalence de la trypanosomiase humaine africaine dans les zones d’étude a été de 5,9% à partir du sang, 5,16% des cas positif au sang total l’ont été également au sérum. Aucun trypanosome n’a été isolé à partir du test de la mini-collonne. Des glossines ont été capturées le long des cours d’eau adjacents aux villages d’études. Au vu de ces résultats, nous pouvons dire que la trypanosomiase humaine africaine ne représente plus un problème de santé publique majeur au Mali, cependant tous les facteurs écologiques et vectoriels sont réunis pour la résurgence de l’épidémie de trypanosomiase dans les localités enquêtées.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Evolution de l’endémie sommeilleuse en République Démocratique du Congo : analyse rétrospective de 1996 à 2004
éditeur Ann Afr Med 2008 ; 1 (3) 29-37  
MULUMBA Madishala P, Kazumba Mbiyangandu L, Kande Betu Kumeso V, Miaka mia Bilenge C
En 2004, la République Démocratique de Congo a déclaré 10.369 nouveaux cas de trypanosomiase humaine africaine (THA) pour une population totale examinée de 2.524.671, soit un taux d’incidence annuelle de 0,41 %. Des taux encore plus élevés ont été observés 5 à 10 années auparavant, notamment en 1997 et en 1999 avec respectivement 14,9 et 6,2 %. Peut-on, au vu des résultats de ces dernières années, pour des taux de couverture ne dépassant guère le niveau moyen de 15 %, considérer que l’endémie sommeilleuse a commencé à baisser pavillon ? La présente étude a été menée en vue de vérifier cette hypothèse. Pour cela, nous avons ajusté les données des années 1996 à 2004 au modèle de régression linéaire. Les résultats obtenus ont mis en évidence une recul très significative du taux d’incidence au cours de cette période (R 2 = 0,702 ; p < 0,0001). Ainsi, toute chose égale, le modèle linéaire identifié prédit que le niveau actuel d’endémicité pourrait être divisé par 3 d’ici 5 ans et par 10 d’ici 10 ans. Une augmentation conséquente de la couverture permettra d’accélérer cette régression
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Forme psychiatrique de trypanosomiase africaine : illustration des difficultés diagnostiques et apport de l’imagerie par résonance magnétique
éditeur Rev Neurol 2000 ; 156 (5) 505-509  
Nous rapportons une observation clinique de trypanosomiase humaine africaine (THA) à Trypanosoma brucei gambiense au stade méningo-encéphalitique, dont le diagnostic est resté méconnu pendant plusieurs années en France en raison d’une symptomatologie essentiellement psychiatrique et de difficultés à la confirmation du diagnostic biologique. Les enregistrements électroencéphalographiques ont mis en évidence des altérations du cycle veille-sommeil typiques de THA. L’imagerie par résonance magnétique (IRM) met en évidence différentes phases évolutives de la maladie et des anomalies de signal du mésencéphale et du thalamus, impliqués dans la régulation du cycle veille-sommeil. L’efficacité du difluorométhylornithine (DFMO) à un stade très tardif de la maladie est évoquée.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
HISTOIRE DU FOYER DE LA TRYPANOSOMOSE HUMAINE AFRICAINE DE NOLA EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE, DE 1971 à 2004
éditeur Afr J Neurol Sci 2008 ; 27 (2) 52-58  
MBELESSO Pascal, KOONA-KOONA Joseph Adonis, MBADINGAI Sylvestre, GRESENGUET Gérard, KOUNDA-GBOUMBI Jean-Charles, GUEZZA Dieudonné, BELLA Jean, DUMAS Michel
La trypanosomiase humaine africaine (THA) ou maladie du sommeil, affection redoutable qui fit jadis beaucoup de ravages au sein des populations dans différentes régions d’Afrique dont celle de Nola en République Centrafricaine (RCA), reste un problème de santé publique en Afrique sub-saharienne. La cinquante sixième assemblée mondiale de la santé, tenue le 26/03/2003, reconnaissait que les douleurs, les souffrances et la mortalité dues à la trypanosomiase menacent quotidiennement plus de 60 millions d’habitants dans plus de 37 pays d’Afrique sub-saharienne dont 22 comptent parmi les moins avancés. Nous rapportons ici, l’histoire du foyer de THA de Nola en RCA, de 1971 à 2004. Sur le plan méthodologique, il s’agit d’une étude rétrospective couvrant la période de 1971 à 2004. Sur des fiches d’enquête établies, nous avons collecté des données à Nola à partir des registres des trypanosomés et à Bangui la capitale, à partir des rapports des missions de prospection de dépistage actif. L’analyse des données a été faite à l’aide du logiciel EPI INFO 6 version 2000. De 1971 à 2004, 3348 patients ont été recensés parmi lesquels 1814 anciens malades et 1534 nouveaux cas. Les femmes étaient plus atteintes (54%) que les hommes avec un sex-ratio de 1,2. La tranche d’âge la plus touchée est celle de 20 à 29 ans (67,0%). L’indice de morbidité nouvelle (IMN) est passé de 0,01% en 1971 à 1,7% en 1991 et à 0,05% en 2004. L’indice de contamination totale (ICT) est passé de 0,05% en 1971 à 2,3% en 1989 et à 0,05% en 2004. Les cas de rechutes et de réinfections représentaient 54,2% entre 1992 et 2004. La majorité des malades dépistés étaient en 2ème phase (64%). La lutte anti-vectorielle avec pose de pièges coniques imprégnés d’insecticides a été primordiale dans la maîtrise de l’épidémie dans cette région.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Historique de l’installation et de la propagation de la maladie du sommeil à Bipindi (Sud-Cameroun), de 1896 à nos jours
éditeur Med Trop 2001 ; 61 (4-5) 384-389  
L’objet de cet art i cle est d’établir et expliquer les faits disponibles liés à l’installation et la propagation de la maladie du sommeil dans la région de Bipindi, au sud-Cameroun, de la découve rte des pre m i e rs suspects en 1896 à nos jours. Deux événements récents motivent cet effort de recherche historique. En décembre 1994, une mission de l’OCEAC conduite par Francis Louis identifie 7 malades entre les arrondissements de Lolodorf et de Bipindi, avec un épicentre à Bidjouka. Cinq ans après, une autre équipe du même organisme diagnostique 44 malades à la suite d’une prospection touchant tous les résidents de la seconde unité administrative. Un tel suivi médical n’a jamais été observé auparavant, mais l’Histoire nous ap p rend que la maladie a toujours été présente dans la région de Bipindi ; la prévalence est moins élevée que dans les foye rs voisins, plus virulents, rive rains du Nyong. Bipindi est aussi située à 140 kilomètres environ au nord-est du foyer de Campo, foyer évoluant à bas bruit depuis les années 1880, sur la frontière avec la Guinée Equatoriale. Des réfugiés camerounais, internés dans ce territoire jusqu’à la fin des hostilités en février 1916, en sont revenus infectés. Ils ont répandu le parasite parmi leurs congénères restés à Bipindi. La transmission de la maladie du sommeil dans cette région est aussi imputable aux activités à risque notées depuis la fin du XIXe siècle : mise en création et valeur des plantations, mouvements de populations et échanges fréquents pratiqués dans la région du golfe de Guinée, surtout dans les localités situées à proximité de la frontière entre la Guinée Equatoriale et le Cameroun. L’auteur se fonde sur de nombreuses données écrites et orales collectées aux Archives Nationales de Yaoundé (Cameroun), à la Bibliothèque du «Colegio Claret » de Luba (République de Guinée Equatoriale) et auprès des informateurs résidant dans la région de Bipindi.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Intégration des facteurs démographiques à la caractérisation d’un espace à risque du sommeil en Côte d’Ivoire
éditeur Med Trop 2001 ; 61 (4-5) 372-375  
Les densités de population et d’habitat ont été utilisées pour hiérarchiser le risque de transmission de trypanosomiase humaine africaine ou maladie du sommeil dans quatre espaces du foyer de Zoukougbeu (Côte d’Ivoire) où la localis ation des cas dépistés depuis 1990 est connu e. Les indices de risque épidémiologique ont été calculés à partir des données entomologiques recueillies au cours de trois enquêtes et analysés par rapport à la présence de malades et au degré d’occupation de chaque espace. Les résultats montrent que le risque de transmission existe à proximité du village de Bahigbeu II où les densités humaines sont comprises entre 30 et 40 habitants par km2 et les densités de campement égales ou supéri e u res à 4 par km2. Il apparaît cependant également à Ouatigbeu, espace plus faiblement anthropisé (moins de 30 hab/km2 et moins de 4 campements par km2). Or, si à Ouatigbeu, des malades ont été régulièrement dépistés, il n’y en a jamais eu à Bahigbeu II. De fait, si la pression humaine exercée dans un espace peut être considérée comme un facteur de risque, d ’ a u t res facteurs comme la mobilité humaine doivent être pris en considération pour caractériser un espace à risque et prédire l’émergence de la maladie.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
L’épidémiologie de la trypanosomiase humaine africaine: une histoire mulifactorielle complexe
éditeur Med Trop 2001 ; 61 (4-5) 313-322  
Si la maladie du sommeil est connue depuis longtemps par les commerçants arabes et les marchands d’escl ave s , ce n’est qu’en 1901 que l’agent causal a été identifié par Forbes et en 1903 que Bruce met en lumière le rôle de la mouche tsé tsé. En moins de 10 ans : est décrit un modèle épidémiologique de base, le cy cle de transmission. Ce modèle reste va l able dans ces grandes lignes mais la biologie moléculaire a permis d’identifier plusieurs parasites, responsables de formes cliniques d’acuité variable. La variation antigénique du parasite commence également à être mieux comprise. Les moeurs des glossines sont aujourd’hui bien connu s ,mais des progrès restent à faire dans la connaissance des relations homme/mouche et animal réservoir/mouche. Les systèmes d’information géographiques aident aujourd’hui à mieux comprendre l’épidémiologie de la maladie et à mieux cibler les actions de dépistage-traitement des malades et de lutte antivectorielle. Il faut alors développer de nouvelles strat é gies de lutte pour pre n d re en compte ces connaissances nouvelles et ainsi arriver, comme dans les années soixante, à contrôler l’endémie.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
L’histoire controversée du facteur trypanolytique humain
éditeur Med Sci 2008 ; 23 (10) 792-793  
Etienne Pays, Benoit Vanhollebeke
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
La maladie du sommeil, encore et toujours
éditeur Med Trop 2000 ; 60 (2) 135-136  
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
La maladie du sommeil : trouble majeur des rythmes circadiens
éditeur Bull Soc Pathol Exot 2002 ; 95 (5) 337  
Buguet A, Bourdon L, Bisser S, Chapotot F, Radomski MW & Dumas M
Au stade de méningoencéphalite, la trypanosomose humaine africaine (THA), ou maladie du sommeil, représente un trouble du rythme circadien du cycle veille-sommeil plutôt qu’une hypersomnie. En effet, chez tous ces patients au repos au lit pendant 24 heures, le temps de sommeil total ne dépasse pas 9 heures. La perturbation de la distribution circadienne de la veille et du sommeil est proportionnelle à la gravité des signes cliniques et biologiques. La structure interne du sommeil est également perturbée. Tous les patients présentent des SOREMP (Sleep Onset REM Periods), certains épisodes de sommeil débutant par du sommeil paradoxal. Dès la mise en place du traitement par le mélarsoprol, le trouble circadien rétrocède rapidement chez les patients les moins atteints, le nombre de SOREMP diminue ou elles disparaissent. D’autres rythmes circadiens sont perturbés dans la THA. C’est le cas des sécrétions hormonales qui cependant gardent intactes leurs relations avec les états de sommeil et de veille. Ainsi, le rythme circadien de sécrétion de la prolactine, de la rénine, de l’hormone de croissance et du cortisol disparaît chez les malades les plus atteints, mais persiste chez les autres. L’amplitude et la valeur moyenne de la sécrétion de mélatonine sont normales chez les patients, avec un pic nocturne et une absence de sécrétion diurne. Cependant, le pic est en avance de phase de 2 heures par rapport à celui de sujets africains sains. En conclusion, la maladie du sommeil représente une perturbation du système circadien proportionnelle au niveau de gravité clinique de la maladie. La présence de SOREMP et l’avance de phase de la sécrétion de mélatonine sont en faveur d’une perturbation des réseaux sérotoninergiques plutôt que d’une atteinte directe de l’horloge interne.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
La maladie du sommeil: trouble majeur des rythmes circadiens
éditeur Med Trop 2001 ; 61 (4-5) 328-339  
Au stade de méningoencéphalite, la trypanosomose humaine africaine (THA), ou maladie du sommeil, représente un trouble du rythme circadien du cycle veille-sommeil plutôt qu’une hypersomnie. En effe t , chez tous ces patients au repos au lit pendant 24 heures, le temps de sommeil total ne dépasse pas 9 heures. La pert u r b ation de la distribution circadienne de la veille et du sommeil est pro p o rtionnelle à la gravité des signes cliniques et biologiques. La structure interne du sommeil est également perturbée. Tous les patients présentent des SOREMP (Sleep Onset REM Periods), c e rtains épisodes de sommeil débutant par du sommeil paradoxal. Dès la mise en place du traitement par le mélarsoprol, le tro u ble circadien rétrocède rapidement chez les patients les moins atteints, le nombre de SOREMP diminue ou elles disparaissent. D’autres rythmes circadiens sont perturbés dans la THA. C’est le cas des sécrétions hormonales qui cependant ga rdent intactes leurs relations avec les états de sommeil et de ve i l l e. Ainsi, le rythme circadien de sécrétion de la prolactine, de la rénine, de l’hormone de croissance et du cortisol disparaît chez les malades les plus atteints,mais persiste chez les autres. L’amplitude et la valeur moyenne de la sécrétion de mélatonine sont normales chez les patients, avec un pic nocturne et une absence de sécrétion diurne. Cependant, le pic est en avance de phase de 2 heures par rap p o rt à celui de sujets africains sains. En conclusion, la maladie du sommeil représente une pert u r b ation du système circadien proportionnelle au niveau de gravité clinique de la maladie. La présence de SOREMP et l’avance de phase de la sécrétion de mélatonine sont en faveur d’une pert u r b ation des réseaux sérotoninergiques plutôt que d’une atteinte directe de l’horloge interne.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
La maladie du sommeil chez l’enfant au Centre hospitalier de Bobo-Dioulasso: à propos de trois observations
éditeur Bull Soc Pathol Exot 1999 ; 92 (5) 320-322  
Millogo A, Nacro B, Bonkoungou P, Sanou M, Traoré S, Traoré H & Tall F
Les auteurs rapportent trois observations de trypanosomose chez des enfants de 3 à 13 ans, originaires de Côte d’Ivoire et du Burkina Faso. Deux cas étaient importés de Côte d’Ivoire et un cas authentique dans un ancien foyer du Burkina Faso. Le tableau clinique réalisé était superposable à celui de l’adulte, mais il était dominé par les signes neurologiques. Deux des enfants étaient en phase lymphatico-sanguine. Le traitement a permis d’obtenir la guérison sans séquelles grâce au mélarsoprol dans deux cas et à la difluorométhylornithine dans un cas. Aussi, des mesures doivent-elles être prises pour le maintien d’une surveillance épidémiologique active de cette protozoonose. La pandémie meurtrière de trypanosomiose du début du XXe siècle doit être toujours présente dans les esprits.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
La trypanosomose humaine africaine, apport des modèles expérimentaux
éditeur Bull Soc Pathol Exot 1998 ; 91 (2) 126-132  
Bouteille B, Millet P, Enanga B, Mezui Me Ndong J, Keita M, Jauberteau MO, Georges A & Dumas M
Le seul médicament actif sur la phase nerveuse de la trypanosomose humaine africaine (THA) reste le mélarsoprol qui occasionne 5 à 10% d’encéphalopathies réactives, le plus souvent mortelles. En effet, la THA due à Trypanosoma brucei (T. b.) gambiense et T. b. rhodesiense pose encore de nos jours deux problèmes majeurs en thérapeutique, celui de la méconnaissance du délai précis de l’envahissement du système nerveux central (SNC) qui conditionne cependant le choix thérapeutique, et celui de la méconnaissance de l’efficacité de molécules dont l’activité sur les trypanosomes a été démontrée in vitro. Les réponses à ces deux inconnues passent par l’établissement de modèles expérimentaux animaux qui doivent permettre de mieux étudier les mécanismes physiopathologiques de la THA, et de tester les molécules potentiellement actives en étudiant leur effet sur l’évolution de la maladie. Les modèles expérimentaux mis au point par notre équipe sont des modèles murins aigus et chroniques et un modèle mouton infectés par T. b. brucei, un trypanosome très proche de ceux qui sont pathogènes pour l’homme. Bien qu’une évolution chronique avec méningoencéphalite et signes neurologiques chez le modèle murin soit difficile à obtenir et nécessite des artifices (traitement par la suramine à 21 jours d’infection), celui-ci reste le plus souvent utilisé. Le mouton permet l’obtention d’une maladie subaiguë avec atteinte du SNC; son intérêt majeur réside dans la possibilité de réaliser des ponctions de liquide céphalo-rachidien. Sur le plan physiopathologique, ces modèles nous ont permis de montrer la possibilité d’une participation auto-immune dans la THA grâce à la mise en évidence d’autoanticorps dirigés contre les galactocérébrosides; nous avons ensuite pu décrire ces anticorps chez des patients en phase nerveuse de la THA. Sur le plan thérapeutique, ces modèles nous ont permis d’apprécier l’efficacité de faibles doses de mélarsoprol et, surtout, de montrer l’efficacité de dérivés nitro-imidazolés, le Ro 15-0216 et le mégazol, seuls ou en association avec la suramine. La poursuite de l’étude de ces deux molécules prometteuses, qui pourraient être proposées en thérapeutique humaine, doit être réalisée sur un modèle expérimental primate infecté par un trypanosome pathogène pour l’homme. À notre connaissance, un modèle primate infecté par T. b. gambiense n’est pas disponible à l’heure actuelle. C’est la raison pour laquelle nous avons entrepris la mise au point d’un nouveau modèle expérimental de la THA sur le primate. Le choix s’est porté sur un primate sensible à l’infection par les trypanosomes pathogènes pour l’homme, Cercopithecus aethiops infecté par T. b. gambiense. Ce modèle permettra des études physiopathologiques de la maladie et des études d’efficacité et de pharmacocinétique de nouvelles molécules actives sur les trypanosomes.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
La trypanosomose humaine africaine. Stratégie thérapeutique de lutte
éditeur Bull Soc Pathol Exot 2000 ; 93 (1) 31-33  
Stanghellini A
Si la stratégie thérapeutique dans la trypanosomiase paraît claire, son application sur le terrain pose cependant un certain nombre de problèmes, qui sont successivement évoqués. Après un bref rappel des drogues actuellement disponibles, sont abordés :
- les critères d’éligibilité : problème de la mise en traitement des suspects immunologiques et détermination de la phase évolutive.
- les problèmes actuels : disponibilité des médicaments - effets secondaires - échecs thérapeutiques.
Il apparaît donc important, tout en faisant les efforts nécessaires pour pouvoir disposer des drogues classiques, de développer la recherche fondamentale pour la mise au point de nouvelles molécules actives et la recherche opérationnelle pour une meilleure utilisation des drogues disponibles.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
La trypanosomose humaine africaine: propos sur le traitement actuel et les perspectives
éditeur Bull Soc Pathol Exot 2002 ; 95 (5) 341-344  
Lejon V & Büscher P
Le Général Lapeyssonnie a vécu avec "passion-déception" et "révolte-espoir" les aléas de la thérapeutique de la trypanosomose humaine africaine.
Face à l’inertie, à l’immobilisme, à l’égoïsme des décideurs politiques et financiers de ces dernières décennies, qui n’ont pas permis de faire émerger une vraie politique globale de lutte contre l’affection ou de recherches thérapeutiques qui auraient pu permettre de proposer d’autres traitements, force est de constater un changement de mentalités. Ce changement est la conséquence de la progression alarmante de la maladie et de l’obligation morale de l’industrie pharmaceutique d’intervenir. Des axes de recherche thérapeutique existent ; le nouveau médicament doit être atoxique, pouvoir franchir la barrière hémato-encéphalique et avoir une concentration élevée dans le liquide céphalo-rachidien ; il doit être facile à synthétiser, d’utilisation aisée et d’un coût réduit. En 2002, un seul produit en phase pré-clinique de développement (le mégazol) peut espérer répondre à l’ensemble de ces critères.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
La trypanosomose humaine africaine en zone de Mangrove en République de Guinée: Caractéristiques épidémiologiques et cliniques de deux foyers voisins
éditeur Med Trop 2005 ; 65 (2) 155-161  
L’objectif de cette enquête menée dans deux régions voisines de la mangrove littorale de la Guinée (Dubréka et Boffa ) était de dépister des malades, d ’ ap p o rter des info rm ations sur la présence de la Trypanosomose Humaine A f ricaine (THA, ou maladie du sommeil), et de décrire certaines caractéristiques épidémiologiques et cliniques en comparaison avec les foyers de Côte d’Ivoire sur lesquels plus de données sont disponibles. Les cas de THA ont été dépistés parasitologiquement à la suite d’une prospection médicale active (91 malades sur 9637 personnes vues) et de façon passive (5 malades) dans les hypnoseries. Sur les 57 prem i e rs cas venus au traitement dans les centres de Dubréka et Boffa , 29 ont subi un questionnaire épidémiologique et clinique, et ont fait l’objet d’un examen clinique détaillé. La détermination du stade évolutif de leur maladie a été faite à partir de l’étude cy t o chimique du liquide céphalo-ra chidien. La maladie du sommeil re s t e, aussi bien dans les foyers de Côte d’Ivoire que dans ceux de Dubréka et Boffa , une affection ru rale atteignant les personnes actives. Ici elle atteint les hommes et les femmes exerçant l ’ agriculture, la pêche et l’ex t raction du sel. En revanche, à la diff é rence des foye rs ivoiriens où la diversité ethnique humaine due aux travaux dans les plantations de rente est considérée comme ayant un rôle prépondérant dans le maintien de l’endémie, les malades de notre étude ap p a rtiennent presque tous (98 %) à l’ethnie autochtone Soussou, menant leurs activités pour leur propre compte et vivant tous dans les villages dépourvus d’immigration. Si la symptomat o l ogie clinique observée chez ces malades n’est pas différente de celle qui est déjà connu e, on note cependant la présence très fréquente (93%) d’adénopathies cervicales. Ce signe peut ainsi constituer un élément d’orientation diagnostique important pour la surveillance de ces foye rs de mangrove, et un élé- ment de diagnostic parasitologique comme en témoignent les 88,5% de sujet dépistés par le suc ganglionnaire. Les malades, quant bien même dépistés activement (95%), étaient quasiment tous en phase méningo-encéphalitique (98%). Il semble crucial de pour- suivre dans les meilleurs délais la surveillance de ces régions de Guinée et d’étendre les prospections à l’ensemble du pays afin d’éviter si possible une re c rudescence et une extension de la maladie.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Le concept de la maladie négligée
éditeur Med Trop 2003 ; 63 (3) 219-222  
Maladie négligée, p o p u l ation négligée, ou plus généralement, n é g l i gence en santé publ i q u e, sont des concepts émer- gents mis peu à peu sur le devant de la scène par de nombreux groupes humanitaires. La maladie du sommeil est un bon exemple pour éclairer ces termes. Après avoir sévi sur le mode épidémique dans les années trente, la maladie a été quasiment éradi- quée au moment des indépendances. Confrontés à d’autres priorités, les Etats ont délaissé la lutte contre la maladie, qui a pu repartir insidieusement au point qu’au début des années quatre-vingt dix, la situation devient comparable à celle qui préva- lait en 1930, sans pour autant provoquer de réaction adaptée à l’importance du problème. La maladie du sommeil n’est pas prioritaire, ou tout simplement n’est pas prise en compte de façon correcte, car elle n’affecte que peu de monde et dans des zones sans intérêt économique. Dans ce contexte, il devient évident que l’association maladie et population négligée revêt un caractère dramatique tout particulier. Dès 1999, avec l’appui déterminant de Médecins Sans Frontières, l ’ O rga n i s ation Mondiale de la Santé entame un plaidoyer pour que non seulement la lutte contre la maladie du sommeil soit prise en compte au niveau international, mais aussi pour qu’elle constitue un exemple de ce qui peut être réalisé dans le domaine des maladies négligées. Ces efforts commencent à trouver leur concrétisation.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Le diagnostic de la trypanosomiase humaine africaine en 2001
éditeur Med Trop 2001 ; 61 (4-5) 340-346  
La trypanosomiase humaine africaine se caractérise par un tableau clinique protéiforme, sans symptôme constant ni pathognomonique. Pourtant, la toxicité du traitement exige que soit posé un diagnostic de certitude avant tout geste thérapeutique. Une contrainte supplémentaire est que le diagnostic doit être posé sur le terrain, «au bout de la piste», où les moyens techniques sont réduits au maximum. L’apport de la sérologie, et en particulier du CATT ( card agglutination trypanosomiasis test) est précieux car il permet un premier tri des habitants en suspects et non suspects de trypanosomiase. Cependant, des variations de sensibilité et de spécificité du test en fonction du pays et du foyer de la maladie en grèvent fo rtement la valeur diagnostique. Le diagnostic parasitologique reste en définitive la clé du diagnostic. Les seuils de détection des trypanosomes sont très variables selon la technique utilisée : 10 000 trypanosomes par millilitre (T/ml) pour un frottis de sang examiné à l’état frais, 5000 T/ml pour une goutte épaisse colorée au Giemsa, 500 T/ml pour la centrifugation en tube capillaire,moins de 500T/ml pour le QBC® test et 100 T/ml pour la minicolonne échangeuse d’ions. Le QBC® test et la minicolonne éch a n geuse d’ions risquent de ne plus être fabriqués, ce qui pose un très grave problème de diagnostic sur le terrain. Des algorithmes décisionnels pour optimiser l’emploi des quelques techniques encore disponibles sont aujourd’hui à l’étude.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Le diagnostic du stade dans la maladie du sommeil : vers une nouvelle approche
éditeur Bull Soc Pathol Exot 2002 ; 95 (5) 338-340  
Lejon V & Büscher P
Le diagnostic du stade neurologique dans l’infection par Trypanosoma brucei (T.b.) gambiense est essentiel pour la sélection d’une chimiothérapie optimale. Les marqueurs actuels de détermination du stade, la cytorachie, la protéinorachie et la détection de trypanosomes dans le liquide céphalo-rachidien (LCR), sont insuffisamment spécifiques et sensibles. Dans le but d’identifier de nouveaux marqueurs de détermination du stade, nous avons étudié la réponse neuro-inflammatoire dans le système nerveux central (SNC), plus spécifiquement la réponse intrathécale humorale immunitaire chez des patients atteints de la maladie du sommeil.
La présence d’une synthèse intrathécale d’IgM a été identifiée comme un excellent marqueur d’atteinte du SNC. Cependant, sa détection n’est pas réalisable dans les conditions de terrain. La forte synthèse intrathécale d’IgM induit des concentrations d’IgM extrêmement élevées dans le LCR des patients trypanosomés. Nous avons donc développé un test d’agglutination au latex (LATEX/IgM), qui est indicatif de la synthèse intrathécale d’IgM et l’atteinte du SNC dans la maladie du sommeil.
Sur la base de nos observations quant à la réponse immunitaire intrathécale et le LATEX/IgM, nous proposons une nouvelle approche pour la détermination du stade dans la maladie du sommeil.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Le foyer de trypanosomiase humaine africaine de Luba en Guinée equatoriale a-t-il été éradiqué?
éditeur Med Trop 2001 ; 61 (4-5) 441-444  
En 1985, la situation de la trypanosomiase humaine africaine dans le foyer de Luba en Guinée Equatoriale a été considérée comme une urgence sanitaire. Pour répondre à cette urgence, et en raison du manque de personnel qualifié, une stratégie simple de lutte reposant sur un dépistage sérologique sans confirmation parasitologique des positifs et sur un diagnostic de phase par ponction lombaire a été mis en place. Cette stratégie s’est avérée très efficace puisque aujourd’hui le foyer semble éteint. Les auteurs discutent de la pertinence de la stratégie utilisée qui pourrait conduire à traiter des sujets jugés à tort trypanosomés. Ils analysent également la notion de stérilisation d’un foyer et proposent la persistence des campagnes de surveillance dans une stratégie allégée.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Le foyer de trypanosomiase humaine africaine du Mandoul au Tchad : de l’évaluation au contrôle
éditeur Med Trop 2009 ; 69 (1) 7-12  
Louis FJ, Djimadoum Ngaroroum A, Kohagne Tongue L, Simarro PP
Le foyer de trypanosomiase humaine africaine duMandoul, au sud du Tchad, a été décrit pour la première fois par GastonMuraz dans les années vingt.Après quarante années de lutte, les cas se sont raréfiés et le foyer est tombé dans l’oubli. En 1993, le nombre de cas augmente et à partir de 2002 des actions coordonnées de lutte y sont conduites. Le premier travail consiste à délimiter ce foyer : il concerne 45 villages et campements, de part et d’autre de la rivière Mandoul. La population qui y vit est estimée à 20 000 habitants et la prévalence de l’endémie est de 3,78 %. Un dépistage passif dynamique et un dépistage actif régulier conduit par le programme tchadien de lutte contre la trypanosomiase humaine africaine renforcé de techniciens experts des pays de la sous-région réduisent la prévalence à 0,77%en 2006. Ce résultat est encourageant,mais il fautmaintenir les efforts de lutte et impliquer davantage le système de santé pour atteindre un contrôle durable de la maladie qui puisse amener à une élimination de la trypanosomiase humaine africaine comme problème de santé publique.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Le foyer de trypanosomose humaine de Campo (Cameroun). Historique et situation de l’endémie en 1998
éditeur Bull Soc Pathol Exot 1999 ; 92 (3) 185-190  
Penchenier L, Grébaut P, Ebo’o Eyenga V, Bodo JM, Njiokou F, Binzouli JJ, Simarro P, Soula G, Herder S & Laveissière C
Pour la première fois depuis 13 ans, le foyer de trypanosomose humaine de Campo, à cheval sur la frontière entre Cameroun et Guinée équatoriale, a été prospecté. Le dépistage s’est fait en juin 1998, simultanément des deux côtés de la frontière. L’étude de ce foyer connu depuis près d’un siècle, toujours actif, est particulièrement intéressante car il n’a jamais fait l’objet de flambée épidémique: le trypanosome y persiste à bas bruit. Selon les dépistages passifs signalés, la prévalence estimée se situe entre 0,2 et 0,5%. Dans la partie camerounaise du foyer, 5.255 personnes ont été examinées (90,6% de la population recensée) et 405 en Guinée équatoriale (71,3% de la population recensée). Le dépistage sérologique a été effectué avec le CATT 1.3 qui est le CATT classiquement utilisé lors des prospections, et avec le CATT latex. La recherche de trypanosomes a été faite par examen du suc ganglionnaire en cas de présence d’adénopathies, et, dans le sang, par Quantitative Buffy Coat (QBC) par la mini colonne échangeuse d’anions (mAEC), ainsi que par la mise en culture in vitro du sang des suspects sérologiques.
Alors que 16 malades ont été dépistés au Cameroun, aucun ne l’a été en Guinée équatoriale.
Les résultats obtenus montrent que le foyer de Campo est un foyer strictement camerounais, centré sur le village d’Ipono avec une faible prévalence (0,3%). La persistance de l’endémie est liée à la présence à Ipono d’un réservoir porcin de Trypanosoma brucei gambiense qui a été mis en évidence lors de cette étude. Les données épidémiologiques recueillies permettent d’envisager une action concertée, médicale et entomologique, limitée au seul village d’Ipono, afin d’éradiquer l’affection.
Lors de cette prospection, le CATT latex s’est avéré plus intéressant que le CATT 1.3 puisqu’à résultat égal, il diminue d’au moins 8 fois la charge de travail pour un coût moindre. Ce point reste à confirmer dans un foyer hyperendémique.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Le réveil de la trypanosomose africaine à Kérou, Bénin
éditeur Bull Soc Pathol Exot 2006 ; 99 (3) 191-193  
S. Dao, A. M. Abdillahi, F. Bougou-dogo, K. Toure & C. Simbe
La commune de Kérou est située dans le département de l’Atacora au Bénin, un foyer historique des années 1960, jadis appelé «foyer Atacora». La présente enquête a été menée en 2001, en vue de déterminer la prévalence de la trypanosomose humaine africaine (THA) à Kérou au Bénin. La taille de l’échantillon, calculée afin d’obtenir une précision i=5% selon la méthode de sondage en grappe avec un effet de grappe de 2, a permis d’inclure 3.367 personnes. Après un tri par le CATT/test sur sang total, la recherche de trypanosomes a été effectuée au QBC chez les sujets ayant des anticorps persistants au-delà de la dilution du sérum au 1/4, suivie de la ponction lombaire. Sur les 3.367 sujets enquêtés, la séroprévalence au CATT test sur sang total est de 4,2%. Elle est de 2,4% à la dilution 1/8. La recherche de trypanosomes au QBC est positive chez 48 malades, soit une prévalence de 1,4%. Il ressort de l’enquête communautaire menée chez 106 personnes positives au CATT test sur sérum dilué au 1/4, que 71 personnes (67%) n’ont jamais quitté la localité depuis leur naissance. La THA connaît une recrudescence dans le département de l’Atacora, plus précisément dans la commune de Kérou.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Les anomalies glucidiques au cours de la trypanosomiase humaine africaine
éditeur Med Afr Noire 1992 ; 39 (4) 304-305  
MBADINGA-MUPANGU- MIROUZE J - Congo
Une épreuve d’hyperglycémie provoquée par voie orale a été réalisée chez 24 patients atteints de la trypanosomiase humaine africaine. Les auteurs notent des perturbations importantes de la glycorégulation surtout au temps 60 et 150 essentiellement chez les malades en phase meningo-encéphalitique.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Les différentes potentialités d’un système d’information géographique pour les études en épidémiologie: l’exemple des trypanosomoses animales en zone soudaniennes
éditeur Med Trop 2001 ; 61 (4-5) 365-371  
Les maladies vectorielles ont une épidémiologie complexe, due notamment à la variabilité de leurs différents acteurs, les hôtes, les parasites les vecteurs, qui ont chacun leur écologie. Dans les savanes ouest-africaines, la transmission des trypanosomoses animales en est un excellent exemple. Les interfaces spatiales et temporelles entre les hôtes et les ve c t e u rs déterminent l’intensité de la transmission et seule une vision très globale de l’environnement dans lequel fonctionne le système épidémiologique permet de comprendre la dive rsité des situations rencontrées. L’espace est le point central dans l’évaluation du risque. Des outils modernes de gestion de l’information spatiale, en particulier les systèmes d’information géographique (SIG), permettent de nouvelles explorations de cette épidémiologie complexe. Les SIG sont des outils puissants, souvent utilisés uniquement dans un but cartographique. La simple projection géographique des informations est certes déjà très riche pour visualiser des tendances et comprendre des relations. Mais les SIG offrent également d’importantes potentialités pour confronter des informations de natures et origines différentes, créer de nouvelles variables, tester des hypothèses et des corr é l ations, ou encore modéliser les fonctionnement dans un but prévisionnel. L’objet de cet art i cle est d’aborder ces différentes potentialités à travers l’exemple d’une étude réalisée récemment sur l’épidémiologie des trypanosomoses animales dans une zone agro-pastorale du Burkina Faso.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Les difficultés de la lutte contre la maladie du sommeil en Afrique équatoriale française
éditeur Med Trop 2005 ; 65 (3) 251-257  
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Les raisons techniques de la réémergences de la maladie du sommeil
éditeur Med Trop 2001 ; 61 (4-5) 425-431  
L’épidémie de trypanosomiase humaine africaine s’est révélée si meurtrière dans les années 20 que les gouvernements de l’époque ont décidé une action d’envergure. C’est en donnant à Jamot les moyens d’appliquer ses idées et en lui donnant une autonomie administrative et financière absolue que la maladie a pu commencer à être contrôlée. Après Jamot, la lutte a continué avec acharnement et on a pu croire la question de la maladie du sommeil résolue au petit matin des indépendances. Tout, ou presque tout, s’est alors progressivement arrêté et la maladie a sombré dans l’oubli et l’indifférence. Elle a naturellement repris de la vigueur et on a eu beau jeu d’évoquer, pour justifier cette reprise, le manque d’implication des a u t o rités sanitaires, la disparition des équipes compétentes, le manque d’argent et d’hommes, e t c. Tout cela est vra i , mais ri e n n’est aussi simple. Il faudrait ajouter l’impossibilité de confier la gestion de la maladie aux agents de santé primaire et, en coro llaire, les difficultés du diagnostic clinique, les faiblesses du diagnostic séro l ogi q u e, la misère du diagnostic para s i t o l ogique, l’incapacité à mener une lutte antivectorielle à grande échelle, l’indigence des moyens thérapeutiques, l’irrationnalité d’un vaccin. Quand tout va mal à ce point, la réémergence d’une maladie est inéluctable. C’est ce qui s’est passé et il ne sera pas aisé d’inverser la tendance.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Lutte contre la trypanosomiase humaine africaine: la boucle bouclée?
éditeur Med Trop 2001 ; 61 (4-5) 437-440  
L’ h i s t o i re naturelle de la maladie du sommeil est cy cl i q u e. Une première épidémie est décrite au XIX° siècl e, qui fit des ravages dans les populat i o n s , laissa des régions entières désertées et s’éteignit spontanément, faute de nouvelles victimes à faire. Les grands travaux de la période coloniale et les mouvements de populations associés ont été la cause d’une nouvelle épidémie au début des années vingt, qui prit une telle ampleur qu’il apparut vite nécessaire de prendre des mesures exceptionnelles : Jamot obtint une totale autonomie politique, administrative et financière, ce qui lui permit d’appliquer avec succès le nouveau concept des équipes mobiles. Cette autonomie et cette strat é gie de lutte, dite ve rt i c a l e, conduisirent à l’élimination de la maladie du sommeil comme pro blème de santé publique à l’orée des années soixante. S’ensuit alors une période de désintérêt. La lutte contre la maladie du sommeil exige de maintenir des équipes spécialisées, dont le fa i ble rendement est percu comme trop onéreux. Toutes les structures de lutte disparaissent les unes après les autres, laissant à la maladie le champ libre pour une nouvelle extension. En 1995, elle est reve nue au niveau des années vingt, dans l’indifférence généra l e. La maladie est deve nue un exemple caricatural d’affection négligée : peu de personnels compétents, peu de tests diagnostiques, peu de médicaments efficaces, peu de stru c t u res de lutte opérationnelles. Il faut attendre 2001 et l’établissement d’un part e n a ri at publ i c - p rivé pour que l’optimisme revienne : on peut désormais restructurer des équipes, r é h abiliter des locaux, distribuer gratuitement tous les médicaments, susciter une recherche sur de nouveaux médicaments. Qui plus est, en lançant l’initiative PATTEC, les go u vernements des Etats africains concernés par la maladie ont montré leur intérêt nouveau pour cette affection. Pour autant, la bataille n’est pas gagnée car les effo rts à fournir sont considérables et le temps est compté. La gageure est d’importance.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Maladie du sommeil, maladie oubliée : quelles conséquences sur le terrain ?
éditeur Med Trop 2003 ; 63 (3) 231-235  
Pendant près d’un quart de siècle, la maladie du sommeil est progressivement tombée dans un oubli de plus en plus profond, qui s’est traduit par un délitement des programmes et des activités de lutte contre la trypanosomiase humaine africaine. Dans les statistiques, cela s’est traduit par une diminution constante des populations examinées et des malades dépis- tés, une stagnation des ratios malades dépistés activement/malades dépistés passivement et malades en phase lymphatico-san- guine/malades en phase méningo-encéphalitique. Sur le terrain, o u t re la dégra d ation des équipements, cette obsolescence s’est manifestée par un vieillissement des équipes, la nomination " par défaut " à la tête des équipes de responsables pas forcément qualifiés (facteur de confusion et de désorganisation), l’oubli des notions techniques de base et la méconnaissance des inno- vations, rares mais réelles, en matière de diagnostic et de thérapeutique. Quand il fut à nouveau possible de reprendre acti- vement la lutte, il a fallu tenir compte de ces réalités. Les effo rts sur le terrain ont alors porté dans quat re directions : le re n o u- vellement des équipements, la formation théorique et pratique des personnels, la mise au point d’un arbre décisionnel pour le diagnostic adapté aux conditions réelles du terrain, la mise en place de nouveaux schémas thérapeutiques.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Maladie du sommeil : cent ans d’évolution des stratégies de lutte
éditeur Bull Soc Pathol Exot 2002 ; 95 (5) 331-336  
Louis FJ, Simarro PP & Lucas P
La maladie du sommeil est connue depuis le xve siècle, mais les vrais progrès dans la connaissance de la maladie datent du XIXe, avec l’avènement de la microscopie. De 1841 à 1901, ont été identifiés les parasites et les vecteurs. La symptomatologie et l’épidémiologie ont été décrites. Mais faute de médicament efficace, la lutte ne reposait que sur l’isolement des malades et les déplacements des populations exposées. C’est la synthèse de l’atoxyl en 1905 qui fournira aux médecins la première arme thérapeutique et c’est en 1910 que la première action de lutte antivectorielle, à Principe, est entreprise avec succès. Entre les deux guerres mondiales, Jamot édicte les règles de la lutte contre les grandes endémies. Leur application en Oubangui-Chari, au Cameroun et en Afrique occidentale française apportera des résultats spectaculaires et verra le triomphe du concept d’unités mobiles. Succès qui ne se démentira pas jusque dans les années soixante, au point qu’on a pu alors croire à l’éradication de la maladie. Des années soixante aux années quatre-vingt-dix, les concepts d’intégration du dépistage et des soins et l’exclusion de tout système vertical de lutte conduisent à une reprise progressive de la trypanosomose dans la plupart des foyers connus. Paradoxalement, c’est une période très riche en découvertes sur les plans diagnostique, thérapeutique et entomologique. En 1994, l’Organisation mondiale de la santé s’alarme de la situation de la maladie du sommeil en Afrique Centrale où celle-ci est à nouveau épidémique. C’est un deuxième paradoxe, le désintérêt quasi total pour cette maladie des gouvernants et des bailleurs de fonds, qui la sauvera : la trypanosomose devient l’exemple type de la maladie orpheline, le flambeau brandi par toutes les bonnes consciences. En 2001, un accord de partenariat entre l’OMS et l’industrie pharmaceutique redonne les moyens financiers de la lutte. Il s’agit pratiquement de reprendre toutes les actions, en s’appuyant sur ce qui existe encore et en créant de nouvelles stratégies tenant compte de l’extrême pauvreté en moyens humains et logistiques. L’objectif affiché est l’élimination de la trypanosomose comme problème de santé publique. Le défi est grand, il est en train d’être relevé.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Maladie du sommeil : la cosmétologie au secours de la santé publique
éditeur Prescrire 2006 ; 26 (269) 135-136  
L’usage cosmétique a relancé l’intérêt de produire l’éflornithine, un progrès par rapport au mélarsoprol.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Maladie du sommeil : la recherche oubliée ?
éditeur Med Trop 2003 ; 63 (3) 223-227  
La recherche sur la maladie du sommeil (trypanosomose humaine africaine, THA) est-elle oubliée ? Pour avoir une idée de son financement, nous avons consulté la base de données bibliographiques Medline sur les 14 dernières années. Le constat est que le nombre de publ i c ations sur la THA stagne d’année en année, contrairement à la montée de celles qui concer- nent le paludisme, pris comme élément de comparaison. Il est donc vraisemblable que la THA soit délaissée au profit d’autres endémies, bien que pouvo i rs publics et bailleurs de fonds continuent à financer certains réseaux de recherch e. A titre d’exe m p l e, nous présentons les financements et les avancées réalisées par notre groupe de travail multidisciplinaire sur des domaines aussi variés que le sommeil, les rythmes endocriniens, la quête de marqueurs biologiques, la recherche des mécanismes physiopa- thologiques de la relation hôte-pathogène et la recherche de nouveaux médicaments. En 14 ans, 68 publications indexées dans Medline ont justifié un financement d’approximativement un million d’Euros, soit un rendement d’environ 15 k € par article.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Maladie du sommeil: maladie oubliée, maladie prioritaire
éditeur Med Trop 2003 ; 63 (3) 217-218  
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Maladie du sommeil et voyages
éditeur Prescrire 2011 ; 31 (338) 955  
Les mouches tsé-tsé attaquent durant le jour et piquent à travers les vêtements. L’efficacité des répulsifs a été très peu étudiée
Maladie du sommeil  B569
MARQUEURS DU STADE NEUROLOGIQUE DE LA TRYPANOSOMOSE HUMAINE AFRICAINE : ACTUALITÉS ET PERSPECTIVES
éditeur Med Trop 2008 ; 68 (1) 17-23  
Courtioux B., Pervieux L., Bisser S., Bouteille B
La maladie du sommeil ou trypanosomose humaine africaine (T.H.A.) a pour origine une infection parasitaire due à un protozoaire flagellé sanguicole du genre Trypanosoma brucei. La maladie évolue classiquement en deux stades : le stade hémo-lymphatique et le stade neurologique.Actuellement une des difficultés de cette pathologie est le diagnostic du stade neurologique dont dépend le traitement. Ce diagnostic, sur le terrain, repose uniquement sur la cytorachie et la recherche du parasite dans le liquide céphalo-rachiden des patients. Cette recherche reste très aléatoire et invasive. De nombreux travaux sont en cours pour adapter le diagnostic du stade aux conditions de terrain et développer des tests fiables, peu coûteux et non invasifs. Nous proposons ici une revue des mécanismes impliqués dans l’atteinte neurologique au cours de la THA, ainsi que les travaux en cours sur les différentes techniques qui à l’avenir pourraient simplifier et améliorer le diagnostic du stade.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Médecins sans frontières (MSF) et la lutte contre la maladie du sommeil. De la brousse à l’espace sanitaire international
éditeur Bull Soc Pathol Exot 2009 ; 102 (1) 41-48  
E. d’Alessandro
Cet article propose une histoire de la prise en charge de la trypanosomose humaine africaine par l’organisation Médecins sans frontières à partir des années 1980. À travers cette histoire sont mises en lumière les innovations médicales réalisées dans les domaines du diagnostic et du traitement de la maladie. L’investissement de MSF portera successivement sur les questions (1) de diagnostic épidémiologique et clinique, (2) d’évaluation des médicaments existants et (3) de la mise au point de nouveaux protocoles thérapeutiques. D’abord isolée, MSF devra rapidement composer avec de multiples autres institutions sanitaires internationales. Les problématiques spécifiques à la pratique et la recherche médicales dans les pays du sud constitueront les principaux enjeux relatifs à l’innovation médicale.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Méningites lymphocytaires non virales de l’adulte à Abidjan, Côte d’Ivoire
éditeur Bull Soc Pathol Exot 2000 ; 93 (1) 50-54  
Eholie SP, Adou-Brynh D, Domoua K, Kakou A, Ehui E, Gouamene A, Bonnard D, Aoussi E, Bissagnene E & Kadio A
Notre étude prospective longitudinale effectuée de janvier à décembre 1997 avait pour objectif d’étudier le profil étiologique, clinique et pronostique des méningites lymphocytaires non virales (MLNV). Nous avons recruté 131 patients, 77 hommes (59%) et 54 femmes (41%) sex-ratio 1,4. L’âge moyen était de 35 ans (extrêmes: 15-67 ans). La sérologie VIH était positive chez 117 patients (89%) et négative dans 14 cas (11%). Le tableau de méningo-encéphalite fébrile a été retrouvé dans 85% des cas, avec un délai moyen d’hospitalisation de 7 jours. Quatre-vingt micro-organismes ont été mis en évidence dans le LCR dont 70 Cryptococcus neoformans, 4 Mycobacterium tuberculosis, 3 Streptococcus pneumoniae, 1 Candida albicans, 1 Neisseria meningitidis et 1 Trypanosoma gambiense; 63 étiologies ont été rattachées à la méningite lymphocytaire à partir d’arguments indirects: 41 cas de tuberculose neuroméningée à l’aide des anomalies radiologiques pulmonaires (miliaire), 11 cas de neuropaludisme affirmés sur la goutte épaisse et/ou le QBC positifs dans le sang, 11 toxoplasmoses cérébrales avec des lésions évocatrices au scanner. La létalité globale était de 53%, 35% des patients ont eu une évolution favorable et 12 % ont été perdus de vue. Notre travail fait ressortir les difficultés de prise en charge des MLNV, liées au retard de diagnostic, en particulier pour la tuberculose méningée.
Méningite, sans précision  G039
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Méthodologie de détermination de zones à risques de maladie du sommeil en Côte d’Ivoire par approche spatialisée
éditeur Med Trop 2001 ; 61 (4-5) 390-396  
Les technologies d’observation de la terre sont des domaines qui s’enri chissent tous les jours de nouveaux capteurs permettant l’exploitation d’info rm ations spat i a l i s é e s , mais les ap p l i c ations dans le domaine de la santé sont encore assez peu nombreuses. En effe t , il est nécessaire de mettre au point des méthodes spécifiques d’utilisation de ces données, dans un contex t e t h é m atique particulier et disposant d’une base de données épidémiologiques. Ces conditions ont été réunies sur la région de Sinfra en Côte d’Ivo i re, où de nombreux ch e rch e u rs travaillent depuis une dizaine d’années sur la trypanosomiase humaine afri c a i n e (THA). Dans ce travail, nous avons réalisé tout d’ab o rd un système d’info rmation géographique permettant de tester diff é rentes re l ations spat i a l e s , notamment entre la distribution de la densité des campements et la prévalence de la maladie avec diff é re n t e s méthodes que permet la géostat i s t i q u e. Une donnée du satellite Spot a été ensuite utilisée pour réaliser une cartographie des campements. La base de données a permis la va l i d ation du traitement en expliquant certaines erreurs dues principalement à la géol o c a l i s ation. Enfi n , et à titre expérimental, nous présentons une première méthode de cart ographie du risque de transmission de la THA étendue à toute la région de Sinfra qui s’appuie sur l’ex p l o i t ation de l’info rm ation satellitale.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
ORGANISATION D’UNE CAMPAGNE DE DÉPISTAGE ACTIF DE LA TRYPANOSOMIASE HUMAINE AFRICAINE À TRYPANOSOMA BRUCEI GAMBIENSE
éditeur Med Trop 2008 ; 68 (1) 11-16  
Louis F.J., Kohagne Tongue L., Ebo’O Eyenga V., Simarro P.P
L’organisation dans un foyer de trypanosomiase humaine africaine d’une campagne de dépistage de la maladie doit obéir à des règles strictes qui prennent en compte la taille de la population à examiner, la sensibilité et la spécificité des techniques diagnostiques utilisées, et le coût de ce dépistage. De nombreux paramètres viennent interférer : accessibilité du foyer (état des routes, saison des pluies) ; sensibilisation des populations villageoises et de leurs structures administratives, coutumières et religieuses ; état des infrastructures sanitaires locales et disponibilité des agents de santé ; possibilités de référencement des malades diagnostiqués vers une structure sanitaire capable d’assurer leur traitement, etc. Il s’agit au total d’une opération difficile, coûteuse en hommes, en matériel et en argent, qu’il faut programmer et préparer soigneusement si l’on veut obtenir des résultats à la hauteur des efforts entrepris. Le modèle proposé pour des foyers où la prévalence de l’endémie est supérieure à 1%permet l’examen de 300 à 600 personnes par jour. Une variante, adaptée à des foyers d’endémicité plus faible, permet d’examiner jusqu’à 1 500 personnes quotidiennement.
Trypanosomiase à Trypanosoma gambiense  B560
Parasites et transfusion sanguine : causes et conséquences
éditeur Hematologie 2006 ; 12 (2) 129-139  
Bien qu’une étape importante ait été franchie dans la prévention des maladies virales post-transfusionnelles, les agents infectieux peuvent franchir les frontières du fait de la multiplication des échanges et de l’immigration. Les maladies parasitaires à protozoaires sévissent à l’état endémique dans les pays en voie de développement et leur introduction résulte des mouvements des populations de ces régions vers les pays industrialisés. S’il n’y a pas de cas rapportés et convaincants de transmission de leishmaniose post-transfusionnelle, la mise en place de la déleucocytation systématique en a diminué encore l’impact, et a réduit la transmission de Toxoplasma gondii. Le paludisme, la maladie de Chagas et les babésioses peuvent être transmis par les produits sanguins labiles cellulaires. En effet, il n’existe pas encore de méthode efficace pour éliminer des érythrocytes les plasmodies et les babésies, et Trypanosoma cruzi, agent de la maladie de Chagas des produits sanguins labiles. Cette revue se focalisera sur la description des principales maladies parasitaires transmissibles par le sang, avec leur distribution géographique, leur cycle, les principaux aspects cliniques et les moyens diagnostiques disponibles, ainsi que les mesures mises en place pour prévenir la transmission du paludisme et de la maladie de Chagas en Europe.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Perte d’efficacité du dépistage actif dans la lutte contre la trypanosomiase humaine africaine en milieu urbain
éditeur Ann Afr Med 2008 ; 1 (4) 48-52  
MULUMBAMP, LUTUMBA P,MWAMBALELUM, KANDE BKV,MIAKAMBC
Kinshasa est un ancien foyer de la trypanosomiase humaine africaine (THA) qui a repris peu à peu ses vieux attributs ces 10 dernières années. L’objectif de la présente étude consistait à évaluer l’efficience des activités de lutte anti-THA dans l’environnement de Kinshasa, afin d’interpréter des résultats obtenus dans des conditions plus difficiles prévalant dans les autres régions endémiques. Pour ce faire, deux indicateurs ont été utilisés : le nombre de nouveaux cas (NC) en dépistage actif (DA) et passif (DP) par an et le ratio nombre de cas au stade 2 sur nombre de cas au stade 1. De 2000 à 2005, 2666 NC ont été dépistés. Le nombre de cas enregistrés, particulièrement en DA, n’a cessé de décroître de façon significative. Le ratio Stade 2 / Stade 1, pour le DP, était passé de 5,4 en 2000 à 14,7 en 2005 ; pour le DA, il était passé de 0,3 à 0,9. Le taux de couverture (TC) était passé de 5,2 % en 2000 à 13,3 % en 2005. En conclusion, un TC aussi bas est suffisant, à lui tout seul, pour expliquer l’échec du DA à Kinshasa tout comme dans les autres régions endémiques de la RDC. En conclusion, il ne s’agit pas seulement d’adapter la stratégie de dépistage à la situation propre à la ville de Kinshasa, nous pensons au contraire que les observations faites à Kinshasa sont révélatrices d’une stratégie globale d’une lutte qui s’enlise et qui doit être repensée totalement.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Problématique de la lutte contre la maladie du sommeil en Afrique
éditeur Med Afr Noire 2011 ; 58 (6) 315-326  
BD Komono, M Koffi, B Coulibaly - Côte d’Ivoire
La lutte contre la maladie du sommeil utilise quasi-exclusivement, depuis toujours, des méthodes basées sur le dépistage et le traitement des malades par chimiothérapie. Cela relève du fait que par le passé, ces méthodes avaient permis d’éliminer quasiment la maladie du sommeil en Afrique. Malheureusement, dans la phase actuelle de manifestation de l’endémie, ces méthodes de lutte semblent ne pas donner des résultats satisfaisants. En particulier, près de quatre décennies de lutte contre la maladie du sommeil, à l’aide desdites méthodes, n’ont permis de noter qu’une baisse perceptible du nombre de cas signalés chaque année à l’Organisation Mondiale de la Santé. Cela peut s’expliquer par le fait que, dans le contexte actuel de lutte, de nombreuses difficultés (insuffisances liées à la stratégie, absence de volonté à s’adapter ou à prendre en compte les acquis scientifiques disponibles), entravent une mise en œuvre efficace des méthodes basées sur le dépistage et la chimiothérapie. Il y a donc lieu de revoir la stratégie de lutte. Dans cette perspective, la lutte anti-vectorielle paraît la meilleure alternative, étant donné que les glossines apparaissent comme étant le maillon le plus accessible pour rompre le cycle de transmission de la maladie. En cela, la volonté politique des Chefs d’Etat et de Gouvernements Africains, manifestée à travers l’initiative PATTEC (Pan African Tsetse and Trypanosomosis Eradication Campaign) de l’Union Africaine (UA), qui habilite la lutte anti-vectorielle, peut être considérée comme une opportunité. En outre, des acquis scientifiques de la recherche sur les glossines, actuellement disponibles, peuvent être utilisés pour asseoir une stratégie de lutte appropriée contre la maladie du sommeil en Afrique.
Maladie du sommeil  B569
Recherches des facteurs de risque de la trypanosomose humaine africaine dans le foyer de Bipindi au Cameroun
éditeur Med Trop 2001 ; 61 (4-5) 377-383  
Le dépistage de 43 trypanosomés lors de deux prospections médicales réalisées fin 1998 et début 1999, dans la région de Bipindi (Cameroun) et le niveau de prévalence observé dans deux villages (3,6 et 3,8 %), nous ont conduit à nous interroger sur les modalités de la transmission de la trypanosomiase humaine africaine dans l’épicentre de ce foyer. Cette étude s’est appuyée sur la réalisation d’une enquête cas/témoins qui a permis de mettre en évidence le risque lié à la pratique de la chasse (Odds-Ratio = 2,87 ; IC 95 % : 0,96-9,52). Ce résultat est mis en relation avec les particularités géographiques et les données entomologiques existantes. Il apparaît que la pratique de cette activité à risque dans une zone favorable à des populations pérennes du vecteur et en l’absence de porcs domestiques, conditionnent une exposition plus grande à la maladie.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Réémergence de la trypanosomiase humaine africaine dans la province ville de Kinshasa, République démocratique du Congo (RDC)
éditeur Med Mal Infect 2010 ; 40 (8) 462-467  
K. Tshimungu, L.N. Okenge, J.N. Mukeba, P. de Mol
Problématique L’incidence de la trypanosomiase humaine africaine (THA) ou maladie du sommeil est croissante à Kinshasa depuis 1996. Les objectifs de cette étude sont d’abord d’identifier le niveau optimum de connaissances relatives à la trypanosomiase et ensuite déterminer les facteurs de risque de la THA à Kinshasa.
Méthodes Étude cas–témoins par interview de 437 trypanosomés dépistés et traités entre janvier 2004 et décembre 2005 et 874 témoins. Chaque cas était apparié sur l’âge, le sexe et le lieu d’habitation à deux témoins séronégatifs.
Résultats Le niveau optimum de connaissances défini par la liste des notions élémentaires relatives à la THA est de 44 % pour les cas et 37 % pour les témoins (p < 0,0001). La majorité (86,7 %) des répondants sont favorables au dépistage passif. Les sujets résidant en zones périphériques sont plus à risque que les autres groupes : zones rurales (odds-ratio 12,1 ; IC 95 % : 5,7–21,7) ; zones excentriques (odds-ratio 8,9 ; IC 95 % : 2,1–38,8). Les antécédents familiaux de trypanosomiase (odds-ratio 12,9 ; IC 95 % : 7,9–20,8), l’ignorance du mode de transmission (odds-ratio 11,2 ; IC 95 % : 5,8–21,7) et l’approvisionnement en eau dans des points d’eau naturels (odds-ratio 6,9 ; IC 95 % : 2,8–17,2) sont aussi des facteurs de risque.
Conclusion Ces résultats mettent en évidence les facteurs évitables/modifiables, sur lesquels on peut agir pour réduire, non seulement l’incidence, mais aussi et surtout la morbidité et la mortalité attribuées à la trypanosomiase.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Régime alimentaire des glossines et diversité des espèces de trypanosomes dans un foyer actif de trypanosomose humaine africaine au Gabon
éditeur Bull Soc Pathol Exot 2010 ; 103 (4) 264-271  
L. Kohagne Tongué, P. Mengue M’Eyi, R. Mimpfoundi, F.J. Louis
La glossine se nourrit à la fois sur l’homme et sur l’animal, et la proportion de différentes espèces de trypanosomes dans un biotope est en relation avec les espèces d’hôtes sur lesquels se nourrissent les glossines. Afin d’identifier les espèces de trypanosomes circulantes et de vérifier s’il existait une quelconque relation entre la prévalence de la trypanosomose humaine africaine (THA) et le régime alimentaire des glossines, nous avons mené une enquête entomologique dans le foyer de Komo-Mondah au Gabon. Cette enquête a été suivie de deux analyses par PCR et par Elisa pour l’identification des espèces de trypanosomes et de l’origine des repas de sang des glossines. Trois espèces de trypanosomes ont été identifiées : Trypanosoma congolense « type forêt » (14/104 ; 13,46 %), Trypanosoma vivax (11/104 ; 10,58 %), Trypanosoma brucei s.l. (65/104 ; 62,5 %) avec 13,46 % (14/104) d’infections mixtes à T. brucei s.l. et à T. congolense. Toutes ces espèces de trypanosomes ont été retrouvées chez Glossina palpalis palpalis qui représentent 91,85 % des captures. Aucune espèce de Glossina caliginea n’était infestée, tandis que Glossina fuscipes fuscipes était infestée par T. brucei s.l. L’animal est le principal hôte nourricier de la glossine (70,80 %) dans la plupart des villages, cependant l’origine des repas (homme ou animal) n’est pas significativement différente (Chi2 = 7,43 ; p > 0,05). Une corrélation négative a été observée entre l’indice de zoophilie/anthropophilie et la prévalence de la THA. Ce résultat ne nous permet pas de conclure que cet indice est un indicateur fiable du niveau d’endémicité de la THA, contrairement au risque trypanosomien qui semble bien révéler le degré d’endémicité de la THA dans un foyer. L’identification du réservoir animal permettrait de mieux comprendre l’épidémiologie de la THA dans ce foyer.
Répartition des groupes d’âge de Glossina palpalis palpalis femelle dans les plantations et les talwegs en zone forestière de Côte d’Ivoire. Relation avec la prévalence de la maladie du sommeil
éditeur Bull Soc Pathol Exot 1999 ; 92 (3) 210  
Sané B, Garcia A, Fournet F & Laveissière C
Les proportions des groupes d’âge des femelles capturées (nullipares, jeunes pares et vieilles pares) sont équivalentes dans les biotopes épidémiologiquement dangereux des foyers à haute prévalence. Par contre, dans les foyers à faible prévalence (<0,2%) ou indemnes de trypanosomose humaine africaine (THA), les groupes d’âge des femelles capturées dans ces mêmes biotopes diffèrent de façon significative. La répartition par tranches d’âge des femelles dans les biotopes épidémiologiquement dangereux pourrait être un outil parmi d’autres, pour orienter les actions de lutte dans un foyer de THA.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Répartition et propagation de la trypanosomiase humaine africaine: intérêt de l’identification génétique des trypanosomes
éditeur Med Trop 2001 ; 61 (4-5) 433-436  
De nombreux facteurs extrinsèques au trypanosome peuvent contribuer à expliquer la distribution et la propagation de la trypanosomiase humaine africaine ou THA. Ils sont cependant difficilement quantifiables. Par contre, l’identification des trypanosomes et la distinction de Trypanosoma brucei rhodesiense de Trypanosoma brucei gambiense d’une part, puis la détermination de différents génotypes au sein de chaque sous-espèce chez l’hôte et le vecteur permettent de suivre l’évolution et la propagation de la THA par le « traçage» des parasites, et par conséquent de l’hôte ou du vecteur. Le rôle de l’hôte vertébré dans la distribution et la propagation de la THA a pu être confirmé grâce à l’identification génétique des trypanosomes. Cependant, bien que les techniques biomoléculaires soient de plus en plus perfo rm a n t e s , il est impératif d’effectuer ces identifi c ations sur les réelles populations nat u relles de trypanosomes qui circulent dans les liquides biologiques de l’hôte et chez le vecteur pour éviter le biais dû à l’isolement des trypanosomes in vivo ou in vitro.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Représentation spatiale des déplacements des malades dans un foyer de trypanosomose humaine africaine de Côte d’Ivoire
éditeur Med Trop 2003 ; 63 (6) 577-582  
La trypanosomose humaine africaine (THA) reste un pro blème majeur de santé publique en A f rique subsahari e n n e, particulièrement en Côte d’Ivoire. Le foyer de Bonon, au centre ouest du pays, se montre actuellement particulièrement actif. A partir de 96 malades dépistés activement ou passivement entre 1999 et 2000, une enquête a été menée sur leurs déplacements dans le cadre de leurs activités quotidiennes. L’objectif était de représenter et d’analyser les pratiques spatiales des malades selon l’habitat qu’ils occupent, dans le but de comprendre comment le type et la nature des déplacements pouvaient jouer un rôle dans la transmission de la THA dans le foyer. Pour chaque malade, son lieu d’habitation, ainsi que les lieux de travail (champs de culture) et les sites d’approvisionnement en eau, ont été géoréférencés. La distance moyenne de déplacement ainsi que le nombre de sites fréquentés ont été calculés. Nous avons observé que les malades habitant en ville se déplacent sur de plus longues distances et en des points plus nombreux que les malades résidant dans les hameaux ou les campements du sud de la ville. L’analyse de ces déplacements a permis de définir et de caractériser trois sous-espaces distincts au sein du foyer où les moda- lités de transmission de la THA semblent différer. Elle constitue la première étape d’une approche plus globale qui permet- tra de cibler finement les points épidémiologiquement dangereux de ce foyer actif de THA à l’aide notamment d’un système d’information géographique.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Résistance et sensibilité génétique à la maladie du sommeil
éditeur Sante 2006 ; 16 (3) 166  
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Situation de la maladie du sommeil en 2003
éditeur Med Trop 2003 ; 63 (3) 228-230  
le 3 mai 2001 est signée une importante convention entre l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et l’indus- trie pharmaceutique, qui donne enfin à l’OMS des moyens conséquents pour la lutte contre la maladie du sommeil. Le doc- teur Gro Harlem Brutland, directeur général de l’OMS , annonce : " we can now look forward to halting the spread of slee- ping sickness … ". Deux ans plus tard, qu’en est-il ? Un premier état des lieux a montré que la plupart des programmes nationaux de lutte contre la trypanosomiase humaine africaine (PNLTHA) étaient quasi inopérants. Redynamiser les équipes et les PNLTHA a constitué le travail de base. Mais cette action n’a été possible que parce qu’une nouvelle prise de conscience de la gravité de la maladie et de la nécessité d’agir s’est faite à tous les niveaux décisionnels : initiative PATTEC en 2001 par les Chefs d’Etat Africains, écoute particulière au niveau des ministères, formations de haut niveau, actions inter-pays, impli- quant parfois plusieurs PNLTHA. Sur le terrain, essai de nouvelles strat é gi e s , présence d’ex p e rts aux côtés des personnels pen- dant toute la durée des prospections, d é p i s t age de nombreux malades dans des foye rs que l’on croyait quiescents et traitement immédiat de ces malades. Si les résultats obtenus ne sont pas toujours quantifiables, on constate qu’à peu près partout s’est créée une nouvelle dynamique.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
SITUATION DE LA TRYPANOSOMIASE HUMAINE AFRICAINE DANS LE FOYER DE NOLA-SALO-BILOLO EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE EN 2005
éditeur Med Trop 2008 ; 68 (3) 247-250  
Kohagne Tongué L, Guengaï M, Dologuélé NF, Louis FJ, Moka JJ
En novembre-décembre 2005, les équipes techniques de l’Organisation de Coordination pour la lutte contre les Endémies en Afrique Centrale (OCEAC) et du Programme national de lutte contre la trypanosomiase humaine africaine de la République Centrafricaine (PNLTHA) ont procédé à un dépistage de la trypanosomiase humaine africaine dans le foyer historique de Nola-Salo-Bilolo en République Centrafricaine. Cette prospection a permis le diagnostic de 31 nouveaux cas de trypanosomiase, soit une prévalence de 0,44%. Elle a permis également de mieux cerner les limites actuelles de ce vieux foyer et de constater que la circulation du parasite y est toujours importante. La maladie du sommeil y est actuellement contenue,mais il est essentiel que les efforts de lutte ne s’y relâchent pas, faute de quoi l’endémie pourrait à nouveau connaître une recrudescence préoccupante.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Surveillance de la trypanosomiase humaine en Afrique centrale en 2001 et cartographie: bilan et perspectives
éditeur Med Trop 2001 ; 61 (4-5) 361-364  
Les cas de trypanosomiase humaine africaine se répartissent en « foyers » dont les limites géographiques varient dans l’espace et dans le temps. Cette spécificité de la distribution de la maladie fait de la cartographie et de l’analyse spatiale des outils déterminants d’aide à la décision pour la surveillance et la lutte. En 1996, l’OMS a initié en collaboration avec les 15 pays les plus endémiques, un programme inter-régional de cartographie standardisée des foyers de trypanosomiase. Cet article, après un bref rappel des apports des outils géomatiques dans le champ de la santé publique, décrit la démarche qui a été mise en oeuvre et les premiers résultats obtenus. Il présente en outre le site web Trypinfo en cours de développement dont les objectifs sont d’accroître la réactivité du système de surveillance et d’améliorer le système de rétro-information.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Traitement expérimental de la trypanosomiase africaine par le facteur trypanolytique humain combiné à un nanocorps
éditeur Med Sci 2006 ; 22 (11) 914-916  
Toya Nath Baral, Stefan Magez, Benoît Stijlemans, Katja Conrath, Benoit Vanhollebeke, Etienne Pays, Serge Muyldermans, Patrick De Baetselier
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Trypanosomiase : Cas de rechute précoce après traitement à la Difluorométhyl Ornithine de la Trypanosomiase à Trypanosoma Brucei Gambiense chez l’enfant
éditeur Med Afr Noire 1996 ; 43 (5) 307-308  
A. NKWADIOLANDU, P. TSHIBASU - République Démocratique Du Congo
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Trypanosomiase humaine africaine : recensement des cas d’importation observés en France, 1980-2004
éditeur Bull Epidemiol Hebdo 2006 (07)  
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Trypanosomiase humaine africaine à trypanosoma brucei gambiense avec chancres d’inoculation chez un français expatrié
éditeur Med Trop 2001 ; 61 (4-5) 323-327  
Les auteurs rapportent l’observation d’une trypanosomiase humaine africaine chez un homme de 53 ans français et expatrié à Conackry, Guinée. Le tableau clinique était celui d’un syndrome fébrile associé à deux lésions cutanées qui ont été identifiées comme des trypanomes d’inoculat i o n , caractéristiques des pre m i e rs symptômes de la phase lymphatico- sanguine de la maladie. La re ch e rche de trypanosomes dans le sang était positive. La séroimmu n o l ogie de la trypanosomiase était secondairement positive à un titre signifi c atif pour les IgG et IgM. Le traitement a consisté en l’administration de 5 perfusions intraveineuses de Pentacarinat® à la posologie de 4 mg/Kg tous les deux jours. L’évolution clinique et parasitologique a été immédiatement favorable. L’originalité de cette observation réside dans la description de trypanomes à Trypanosoma brucei gambiense, rarement rapportée, qui permet la réalisation d’un traitement précoce, efficace et bien toléré. Elle attire l’attention sur la vulnérabilité à cette maladie ré-émergente que peuvent contracter également les voyageurs et les expatriés, même en l’absence de contexte épidémiologique évocateur.
Trypanosomiase à Trypanosoma gambiense  B560
Trypanosomiase humaine africaine en milieu urbain: l’exemple de Kinshasa, république Démocratique du Congo, en 1998 et 1999
éditeur Med Trop 2001 ; 61 (4-5) 445-448  
La trypanosomiase humaine africaine en milieu urbain reste exceptionnelle. Pour que cette maladie par essence rurale s’implante en ville, il faut que la ville reproduise les conditions rurales de survie des glossines : présence d’eau et zones arborées. C’est le cas à Brazzaville dans le quartier du zoo ou à Conakry dans les vestiges de mangrove. A Kinshasa, en République Démocratique du Congo, 39 cas étaient notifiés en moyenne chaque année, de 1970 à 1995. En 1996, 254 cas ont été notifiés, puis 226 en 1997. Cette augmentation brutale de l’incidence a provoqué l’organisation de campagnes de dépistage dans les quartiers de la capitale : 433 cas ont ainsi été recensés en 1998 et 912 en 1999. Les quartiers les plus touchés sont les plus périphériques, peut-être parce que ce sont ceux où le dépistage a eu lieu, mais aussi certainement en raison des activités maraîchères qui sont pratiquées autour de la ville. Le long de la riv i è re Ndjili, 276 pièges ont permis la cap t u re de 42 231 glossines en quatre mois. Les conditions d’une transmission active de la maladie semblent donc en place et il importe de renforcer les actions de dépistage dans les quartiers et d’information des personnels soignants de la ville.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Trypanosomose humaine africaine : implication de la génétique de l’hôte
éditeur Med Trop 2007 ; 67 (2) 131-133  
Deux études d’épidémiologie génétique menées, respectivement, en Côte d’Ivoire et en République Démocratique du Congo, ont porté sur l’étude du rôle de la diversité génétique humaine dans la susceptibilité à la trypanosomose humaine africaine (THA). Quatre polymorphismes simples de l’ADN, situés sur des gènes codant pour des protéines du système immunitaire, les cytokines, ont été trouvés associés à un risque variable de développer la maladie. Alors que la présence des allèles rares, A et T, des SNPs IL10 592 C/A et IL6 4339 C/T semblent protéger les individus contre la THA, la présence de l’allèle T et du génotype AA des polymorphismes IL1 5417 C/T et du TNFα–308 G/Aont été associées à un risque plus élevé de développer la maladie. Les résultats obtenus permettront de mieux comprendre les relations hôte-parasite et, à terme, faciliteront la mise au point de moyens thérapeutiques et prophylactiques originaux.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Trypanosomose humaine africaine chez l’enfant. Expérience d’un service de pédiatrie à Libreville, Gabon
éditeur Bull Soc Pathol Exot 1997 ; 90 (1) 14-18  
Koko J, Dufillot D, Gahouma D, Amblard J & Kani F
Sur une période de 6 ans, du 1er janvier 1989 au 31 décembre 1994, 7 enfants et adolescents ont été hospitalisés pour trypanosomose dans le service de pédiatrie générale de l’Hôpital pédiatrique d’Owendo (HPO) à Libreville. Il y avait 5 garçons et 2 filles âgés de 4 à 17 ans, dont 5 de moins de 15 ans. Le délai au diagnostic allait de 2 à 9 mois. Les principaux motifs d’admission ont été les troubles de la veille et du sommeil (4 cas), les troubles psychiques (5 cas), les troubles neurologiques (4 cas) l’asthénie (3 cas), l’amaigrissement (3 cas) et la fièvre (3 cas). Les perturbations biologiques les plus marquantes ont été l’augmentation de la vitesse de sédimentation (5 cas) et une hypergammaglobulinémie (6 cas). Le sérodiagnostic était positif dans tous les cas. Le parasite a été mis en évidence 4 fois dans le sang et le liquide céphalorachidien et 3 fois dans le sang uniquement. Après analyse du LCR, 6 enfants ont été considérés en phase méningo-encéphalitique. Six malades ont été traités par mélarsoprol et 1 par éflornithine. La tolérance et la réponse au traitement ont été bonnes dans 6 cas. Trois enfants ont présenté des séquelles à la sortie. Aucun n’a pu être revu.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Trypanosomose humaine africaine en Côte d’Ivoire : caractéristiques biologiques après traitement. À propos de 812 cas traités dans le foyer de Daloa
éditeur Bull Soc Pathol Exot 2002 ; 95 (5) 362-365  
Miezan TW, Dje NN, Doua F & Boa F
Le traitement des trypanosomés et leur suivi post thérapeutique constituent des étapes importantes de la lutte contre la maladie du sommeil. Une étude longitudinale menée dans le foyer de Daloa (Côte d’Ivoire) sur 812 patients atteints de la trypanosomose humaine africaine (THA) due à T. b. gambiense en phase méningo-encéphalitique et traités au Melarsoprol, a montré l’évolution des caractéristiques biologiques des patients après la fin du traitement. La rechute intervient entre 1 et 24 mois après la fin du traitement. Elle est essentiellement neurologique et se caractérise par la présence dans le liquide céphalo-rachidien (LCR), des anticorps spécifiques, un accroissement important de la cytorachie par rapport à son taux à la fin du traitement et la présence ou non de trypanosome. La guérison peut être prononcée à partir de 18 mois et se caractérise par l’absence dans le LCR d’anticorps et de trypanosome, par une cytorachie normale et par une protéinorachie normale. Par contre, on note des cicatrices biologiques chez certains patients après le délai de 18 mois sans qu’aucune rechute ne soit survenue jusqu’à la fin du suivi.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Trypanosomose humaine africaine en milieu urbain : une problématique émergente ?
éditeur Bull Soc Pathol Exot 2003 ; 96 (3) 205-208  
Louis FJ, Mia Bilengue CM, Simarro PP, Kande Betu Ku Meso V, Lucas P & Jannin J
La trypanosomose humaine africaine est par essence une maladie rurale. La notification de cas en milieu urbain a toujours relevé de l’anecdote : il s’agissait soit du diagnostic en ville d’une maladie contractée en milieu rural, soit du maintien d’un cycle épidémiologique complet dans un microfoyer citadin vestigial. À Kinshasa, en République démocratique du Congo, une quarantaine de cas était notifiée chaque année. Tous étaient des cas importés des foyers voisins du Bandundu, du Bas Congo et du Kasaï. En 1996, le nombre de cas notifié atteint brusquement 254 et il atteint aujourd’hui le chiffre annuel moyen d’environ 500, malgré les efforts de lutte entrepris. Une étude des cas de 1998 et 1999 montre que les malades sont essentiellement répartis à la périphérie de la ville et que les sujets les plus atteints sont les 15-49 ans exerçant une profession en rapport avec la terre ou la pêche. Cette augmentation brutale des cas semble être due à deux phénomènes : un afflux massif de réfugiés à la périphérie de la ville, en provenance de provinces où la trypanosomose évolue sur un mode épidémique, et une crise économique majeure qui a jeté les citadins en banlieue dans une micro agriculture de subsistance. Ces facteurs concomitants ont conduit à l’installation d’une ceinture de la trypanosomose à la périphérie de la capitale. Aujourd’hui, il faut réviser les plans d’action pour mettre en place une lutte contre la maladie dans la capitale même et pour sensibiliser les personnels soignants au diagnostic d’une maladie dont ils ne soupçonnaient pas l’existence dans leur district sanitaire.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Trypanosomoses africaines, maladie du sommeil
éditeur Encycl Med Chir 8-504-A-20  
Marc Wéry
Il s’agit d’une maladie systémique à protozoaires confinée à l’Afrique tropicale entre 15° Nord et 20° Sud de latitude, aire de distribution de la glossine. Les parasites responsables sont deux hémoflagellates, sous-espèces de « Trypanosoma brucei ». Les isolats virulents de malades à évolution rapide (3 jours à quelques semaines) sont considérés comme « Trypanosoma brucei rhodesiense » provenant d’Afrique de l’Est ; les isolats provenant de cas d’Afrique de l’Ouest ou centrale, plus chroniques, avec évolution de plusieurs mois à plusieurs années, sont considérés comme « Trypanosoma brucei gambiense ».
Fièvre, céphalées, insomnie, adénopathies, anémie, oedème facial et rash précèdent un dépérissement généralisé avec somnolence et signes neurologiques divers accompagnés d’inflammation du liquide céphalorachidien. Sans traitement, les deux formes de la maladie sont le plus souvent fatales.
Au laboratoire, la recherche des trypanosomes dans le sang, la lymphe et le liquide céphalorachidien ainsi que la titration des anticorps spécifiques précisent le diagnostic.
La transmission s’effectue principalement par piqûre de glossines ayant des parasites dans les glandes salivaires, accessoirement par transfusion sanguine et par voie transplacentaire.
Le contrôle de l’endémie s’adresse au réservoir de parasites ou à la lutte contre les glossines. Le traitement des malades fait appel aux arsenicaux, à la pentamidine et à la suramine.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Une nouvelle forme de trypanosomiase humaine découverte en Inde
éditeur Sante 2005 ; 15 (4) 246  
Les trypanosomiases humaines sont connues sous le nom de maladie du sommeil et de maladie de Chagas dans deux zones particulières du monde, respectivement l’Afrique et l’Amérique du Sud. Or, un premier cas de trypanosomiase humaine vient d’être découvert en Inde. Le travail d’expertise mené, à la demande de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de la direction générale de la Santé du Maharashtra (Inde), par un chercheur de l’Institut de recherche pour le développement (IRD)1, a permis d’identifier le parasite et de traiter le patient, un fermier de l’État du Maharasthra. Celui-ci s’est révélé infecté par Trypanosoma evansi, un trypanosome parasitant habituellement différents animaux, notamment le bétail. Bien que le mode de contamination ne soit pas encore clairement identifié, la découverte de ce premier cas humain de T. evansi soulève de nombreuses questions relatives tant à l’évolution et à l’adaptation du parasite qu’à l’ampleur réelle du phénomène.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Un symbionte de la glossine : Wigglesworthia glossinidia
éditeur Med Sci 2003 ; 19 (3) 281-282  
Simone Gilgenkrantz
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Utilisation de la biologie moléculaire dans le diagnostic de la trypanosomose humaine africaine
éditeur Med Trop 2001 ; 61 (4-5) 347-354  
La Trypanosomose Humaine A f ricaine (THA) ou maladie du sommeil, reste un pro blème majeur de santé publique en Afrique subsaharienne. Cette parasitose, transmise par les glossines, est causée en Afrique de l’Ouest et Centrale par Trypanosoma brucei gambiense. La maladie évolue classiquement en deux phases : la première, lymphatico-sanguine, et la seconde, méningo- encéphalitique. Le diagnostic de la maladie sur le terrain (à partir du sang), et le diagnostic de phase au lab oratoire (à partir du liquide céphalo-rachidien, LCR) sont rendus très difficiles à cause de l’absence de signes cliniques spécifiques et de parasitémies fluctuantes. L’emploi de la PCR utilisant des amorces spécifiques de Trypanosoma brucei s.l dans l’optique d’obtenir une meilleure sensibilité et spécificité par rapport aux tests classiquement mis en oeuvre a été revue à partir d’études récentes publiées à ce sujet. Dans le cadre du dépistage actif, la PCR sur sang, utilisée en aval des tests sérologiques, pourra servir de décision pour établir si un suspect est infecté ou non. Pour un investissement matériel important au départ, mais unique, le coût en consommables reste inférieur aux techniques classiques (mAECt : minicolonne échangeuse d’anions), pour une sensibilité supérieure.Appliquée sur le LCR, la PCR qui offre un gain de sensibilité certain en comparaison aux critères classiques, apparaît d’un intérêt certain pour le suivi des traitements et le diagnostic précoce des cas de rechute. Des recherches restent à mener avant une application réelle, notamment sur la spécificité : tant que l’on ne pourra pas affirmer avec certitude qu’une PCR positive est le signe d’une infection active par un trypanosome pathogène pour l’homme, son utilisation restera limitée.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
Valeurs sériques des marqueurs protéiques de l’inflammation et de la nutrition dans la phase méningo-encéphalitique de la trypanosomose humaine africaine
éditeur Bull Soc Pathol Exot 1997 ; 90 (2) 105-106  
Monnet D, Lonsdorfer A, Pénali K, Valéro D, Doua F, Bogui P & Yapo AE
La préalbumine, la retinol binding-protein et la transferrine, marqueurs nutritionnels d’une part, la protéine C-réactive et l’alpha1-glycoprotéine acide, marqueurs de l’inflammation d’autre part, ont été évaluées chez 8 sujets dans la phase méningo-encéphalitique de la trypanosomose humaine africaine. Par comparaison à 15 sujets témoins de même âge, les résultats obtenus ont montré une baisse nette des valeurs des marqueurs de la nutrition et l’absence d’une augmentation des protéines de l’inflammation. Ceci suggère que les modifications protidiques traduisent un impact nutritionnel plutôt que la conséquence d’une infection et /ou d’une inflammation. L’augmentation de la bêta 2-microglobuline pourrait être attribuée à une stimulation monoclonale ou polyclonale des cellules lymphoïdes.
Trypanosomiase africaine, sans précision  B569
75462 référenceslogo XHTML 1.0Mise à jour le 11/03/2013