Apport de l’écho-endoscopie dans les tumeurs de l’ovaire : à propos de 3 observations

J Radiol 2000 ; 81 (4) 460-462
HJ Philippe
Nous rapportons trois observations d’exploration écho-endoscopique de tumeurs de l’ovaire qui ont conduit à modifier la stratégie chirurgicale initiale.
L’écho-endoscopie pourrait avoir une place dans l’exploration per-opératoire des tumeurs de l’ovaire avant de pratiquer un geste chirurgical sur l’ovaire.
A propos de deux cas de tumeur de Brenner bénigne de l’ovaire à Brazzaville : revue de la littérature

Med Afr Noire 2007 ; 54 (12) 636-638
J.F. PEKO, J.M. NGANGA, J. KOKOLO, A. NGOLET - Congo-Brazzaville
Les tumeurs de Brenner sont des tumeurs ovariennes dérivant du mésovarium cœlomique. Elles sont rares, uni ou bilatérales, bénignes, malignes ou à la limite de la malignité. Nous rapportons deux cas de tumeur de Brenner bénigne survenus en 14 ans chez deux femmes de 56 et 58 ans opérées chacune pour une masse ovarienne. Le diagnostic histologique a été fait en microscopie optique sur des coupes en paraffine colorées à l’Hématéïne Eosine (HE). L’évolution a été favorable après un recul de 14 ans pour la première patiente et d’un an pour la seconde.
Chirurgie cardiaque et rupture de kyste de l’ovaire

Sang Thromb Vais 2007 ; 19 (10) 548-550
Conduite à tenir devant un kyste fonctionnel de l’ovaire

Concours Med 2006 ; 128 (1) 19
Un kyste fonctionnel de l’ovaire correspond au développement excessif d’un follicule ou d’un corps jaune ovarien. Échographiquement, il se définit par un diamètre supérieur à 3 cm. Le caractère fonctionnel d’un kyste de l’ovaire est affirmé par deux critères : son aspect échographique totalement anéchogène, sauf en cas d’hémorragie intrakystique, et sa régression dans le temps, sur un ou plusieurs cycles. Le diagnostic et le suivi sont réalisés par échographie endovaginale. L’IRM, la tomodensitométrie et le dosage du CA 125 n’ont pas leur place dans ce type de pathologie. Le blocage ovarien par une pilule estroprogestative est inutile en cas de kyste fonctionnel de l’ovaire chez la femme en période d’activité génitale. Un contrôle échographique doit être effectué après trois mois d’expectative, en début de cycle. Une contraception estroprogestative minidosée ne sera envisagée que pour réduire le risque de récidive. Le traitement chirurgical n’a d’intérêt que dans la prise en charge des complications aiguës (torsion, rupture hémorragique).
Confrontation échographie - CA125 - histologie dans la prise en charge des kystes de l’ovaire : Etude prospective à propos de 77 cas

Tunis Med 2011 ; 89 (8-9) 686-692
Nabil Mathlouthi, Belhassen Ben Ayed, Mohamed Dhouib, Kaies Chaabene, Khaled Trabelsi, Habib Amouri, Mohamed Guermazi
But : Etudier la corrélation entre l’échographie, le doppler, le dosage de CA 125 et l’histologie dans le diagnostic préopératoire des kystes de l’ovaire.
Méthodes : Etude prospective et analytique à propos 77 patientes chez lesquelles nous avons analysé l’apport de l’échographie, du dosage de CA125, du couple échographie –CA125 et de la coelioscopie dans le diagnostic et la prise en charge des kystes de l’ovaire. La valeur de CA125 considérée comme pathologique était celle adoptée par notre laboratoire de biochimie de CHU Habib Bourguiba de Sfax (> 35UI / ml).
Résultats : la moyenne d’âge a été de 35.6 ans. Au total l’échographie présente une sensibilité de 71.41%, une spécificité de 80%. La valeur prédictive positive était de 35.71% et la valeur prédictive négative était de 96.55%. La sensibilité du CA125 à dépister les lésions malignes parmi les kystes de l’ovaire était de 85,71%, et une spécificité de 85,93%. La VPP était faible (42,85%).l’association échographie-CA 125 avait une sensibilité de 85,71%,une spécificité de 82,81%, une VPP et une VPN qui sont respectivement de 35,29% et 98,14%. La concordance entre l’aspect macroscopique per coelioscopique et le diagnostic histologique des différentes tumeurs était de 83,3% pour les kystes fonctionnels, de 77,7% pour les kystes séreux, et de 100% pour les kystes dermoîdes,hémorragiques et endométriosiques.
Conclusion : L’apport de l’écho doppler et du dosage des marqueurs tumoraux est incontournable dans la démarche diagnostique des kystes ovariens.
Cystadénofibrome séreux de l’ovaire : à propos de deux cas

J Gynecol Obstet Biol Reprod 2009 ; 38 (5) 431-435
M. Koskas, B. Martin, P. Madelenat
Le cystadénofibrome de l’ovaire est une tumeur relativement rare, caractérisée par sa fréquente bénignité survenant en général chez des patientes de 40 à 50 ans. Ce type de lésion peut se présenter sous un aspect macroscopique évoquant le cancer susceptible d’induire à tort une attitude chirurgicale agressive. Nous rapportons ici deux observations de cystadénofibrome de l’ovaire. La première patiente a été abusivement traitée de façon extensive, avec curage pelvien et lomboaortique. La seconde a été traitée plus légitimement de façon conservatrice.
Épidémiologie des tumeurs de l’ovaire

Encycl Med Chir 5-630-A-10
Annie J Sasco
L’étude épidémiologique des tumeurs de l’ovaire est rendue difficile par la multiplicité des types histologiques. La géographie, l’évolution séculaire et l’étiologie diffèrent en effet selon l’histologie. Les cancers de l’ovaire sont relativement peu fréquents mais ils ont beaucoup augmenté au cours des 40 dernières années et leur pronostic reste sombre. Ils sont liés à la vie reproductive des femmes avec un effet protecteur de la multiparité comme des contraceptifs oraux. À l’inverse, un rôle défavorable existe pour l’infertilité et son traitement, ainsi que pour des facteurs génétiques tels que BRCA1 et familiaux, avec une prédisposition aux cancers hormonodépendants. Le rôle des expositions professionnelles et environnementales reste à étudier.
Goitre ovarien : une tumeur rare et particulière

J Gynecol Obstet Biol Reprod 2003 ; 32 (2) 175-178
Le goitre ovarien (ou struma ovarii) est une rare tumeur bénigne de l’ovaire qui représente moins de 3 % des tératomes ovariens. Nous rapportons un cas de goitre ovarien survenu chez une patiente de 64 ans. Un diagnostic de tumeur maligne de l’ovaire était hautement probable jusqu’à l’intervention chirurgicale. À partir de ce cas et de la revue de la littérature, nous rappelons les principales caractéristiques des goitres ovariens et proposons un schéma de prise en charge diagnostique et thérapeutique.
Hyperplasie kystique lutéinisée des ovaires au cours d’une grossesse normale

J Gynecol Obstet Biol Reprod 2003 ; 32 (4) 368-374
C. Le Vaillant, C. Tremouilhac, G. Boog
Dans 10 à 37 % des observations, l’HKL est notée dans le cadre de maladies trophoblastiques. Elle est également décrite au cours de grossesses avec hyperplacentose. La production excessive d’hormone chorionique gonadotrophique placentaire (HCG) expliquerait le mécanisme d’apparition de cette lésion ovarienne. Mais, dans 60 % des cas, l’HKL surviendrait au cours d’une grossesse unique sans pathologie associée.
Plusieurs lésions ovariennes bénignes ou malignes peuvent simuler l’HKL pendant la grossesse. Les auteurs discutent la physiopathologie de cette lésion après avoir relaté une observation d’HKL survenue au cours d’une grossesse normale unique. L’hypersensibilité des cellules ovariennes à la ßHCG est évoquée. Pour le confirmer, un test à l’HCG est préconisé trois mois après l’accouchement. S’il est positif, un risque de récurrence est possible lors de grossesses suivantes. Le traitement doit être avant tout conservateur et une intervention ne sera nécessaire que pour des indications maternelles.
Imagerie des kystes et des tumeurs de l’ovaire

Encycl Med Chir 5-680-A-26
Yves Ardaens, Philippe Coquel
L’échographie vaginale couplée au doppler couleur est actuellement la meilleure technique d’imagerie des kystes et des tumeurs ovariennes. Elle est très fiable pour apprécier leur caractère fonctionnel ou organique. Le diagnostic de bénignité ou de malignité est moins formel et fondé essentiellement sur des critères morphologiques : un kyste liquidien pur uniloculaire est quasiment toujours bénin. À l’inverse, une tumeur ovarienne à prédominance solide présente un risque élevé de malignité (50 % en cas de forme solide pure).
Le doppler couleur est particulièrement utile pour apprécier le degré de vascularisation des kystes organiques (un kyste avasculaire est généralement bénin) et différencier les zones tumorales (cloisons, végétations) des hémorragies intrakystiques (caillots, cloisons fibrineuses). La spécificité du doppler pulsé est moindre, en raison d’un chevauchement important entre les valeurs d’index de résistance des tumeurs bénignes et malignes.
Le scanner et l’imagerie par résonance magnétique (IRM) ne seront prescrits qu’en deuxième intention et ne s’intéresseront qu’aux lésions organiques : le scanner est essentiellement indiqué dans les kystes dermoïdes et le bilan d’extension des cancers de l’ovaire, l’IRM dans l’endométriose ou en cas de masse pelvienne d’origine indéterminée.
Kyste dermoïde de l’ovaire

Presse Med 1998 ; 27 (27) 1379
S. Rudoni, M. Toubeau, G. Vaillant, L. Arnould, B. Vergès, J.M. Brun, F. Brunotte
Le captage d’iode par les tumeurs dermoïdes, qui dérivent embryologiquement des 3 feuillets, est bien documenté et du tissu thyroïdien est habituellement retrouvé ; mais, dans notre observation, il n’y avait aucune cellule thyroïdienne.
Kyste dermoïde de l’ovaire Découverte d’une masse pelvienne lors d’un examen gynécologique chez une femme de 24 ans

Presse Med 1997 ; 26 (12) 583
Kyste dermoïde ovarien, cause de rétention aiguë chez la petite fille

Med Afr Noire 2005 ; 52 (1) 35-39
A. PUNGA-MAOLE, I. MWEPU, C. AKELE-PUNGA, B. MBONGO, C. NTOTO - Congo-Kinshasa
Le kyste dermoïde (KD) de l’ovaire est une tumeur bénigne fréquente dans la période péri pubertaire. Sa traduction clinique par une rétention urinaire aiguë (RUA) est exceptionnelle. Les auteurs rapportent un cas de KD de l’ovaire gauche tordu révélé par une RUA chez une fillette de 8 ans. Le diagnostic différentiel de la RUA chez la fille dans la période péri pubertaire est discuté, de même que la séméiologie échographique du KD de l’ovaire. Le rôle de l’échographie dans le diagnostic du KD de l’ovaire est rappelé.
Kystes ovariens et coeliochirurgie

J Gynecol Obstet Biol Reprod 2003 ; 32 (8-c2) 20-22
J.-B. Dubuisson D’après la communication de
Le traitement de ces endométriomes est chirurgical (kystectomie) et la voie coelioscopique doit être préférée chaque fois que c’est possible. Une cytologie péritonéale doit être réalisée avant de débuter la dissection. Après ouverture première du kyste avec aspiration du contenu, la kystectomie (stripping) est réalisée avec clivage de bas en haut. L’ablation de la paroi kystique doit être complète. En effet, le taux de récidive est plus important quand on réalise un simple drainage et une coagulation par rapport à une kystectomie.
Il est déconseillé de réaliser des kystectomies itératives chez les femmes infertiles, ceci pouvant conduire à une insuffisance ovarienne.
Kystes ovariens lutéiniques : pièges diagnostiques de l’appendicite aiguë. A propos d’un cas et mise au point

Med Afr Noire 2008 ; 55 (4) 220-222
P.M. TEBEU, J.M. TCHIELIEBOU, Z. SANDO, A.A MBASSI, L. KOUAM, L.I.R.A.S.E.F. - Cameroun
Une femme de 23 ans, Gravida 0, est arrivée dans le service 2 semaines après une appendicectomie sans amélioration clinique. Elle accusait des douleurs pelviennes chroniques depuis environ 2 ans. Les investigations ont révélé un kyste ovarien droit de 3,5 cm avec des échos internes. Les kystes ovariens bilatéraux ont été observés et l’exérèse a été faite pendant la laparotomie exploratrice. Le diagnostic final était celui de kystes lutéiniques, confirmés plus tard par le rapport de la pathologie. Le kyste lutéinique doit être recherché chez les patientes avec suspicion d’appendicite.
L’imagerie des tumeurs bénignes de l’ovaire

J Radiol 2000 ; 81 (12) 1823
JP Rouanet, A Maubon, V Juhan, R Meny, AP Salanon, PY Daclin
Affirmer la bénignité d’une tumeur ovarienne c’est indiquer un acte coelio-chirurgical, voire une abstention thérapeutique. Les tumeurs bénignes de l’ovaire sont souvent les tumeurs les plus faciles à reconnaître par l’imagerie non ionisante, c’est à dire échographie et IRM. Les principales tumeurs bénignes de l’ovaire sont
les tératomes matures dont le plus fréquent est le kyste dermoïde,- les tumeurs du groupe fibro-thécal comprenant le fibrome et le thécome,
- les tumeurs bénignes séreuses et mucoïdes (cystadénome séreux, cystadénome mucoïde),
- enfin à la limite des tumeurs ovariennes, l’endométriome, qui est le plus souvent à développement extra ovarien, mais dont certaines localisations intra ovariennes sont maintenant connues.
Les struma ovarii ou goitres ovariens malins Une observation

Presse Med 1997 ; 26 (19) 900
Les struma ovarii sont des tératomes ovariens rares, constitués majoritairement de tissu thyroïdien. Moins de 1 p. 100 d’entre eux sont malins et une vingtaine de cas avec métastase à distance ont été décrits. Les critères histologiques de malignité demeurent controversés. La prise en charge thérapeutique des struma ovarii malins n’est pas codifiée.
Masses ovariennes : démarche diagnostique et prise en charge des tumeurs bénignes et malignes

Encycl Med Chir Akos 3-1230
Les masses ovariennes étant fréquemment asymptomatiques, leur découverte est le plus souvent fortuite, lors d’un examen gynécologique ou abdominal, ou à l’occasion d’une échographie. Les diagnostics différentiels sont nombreux, incluant des causes non gynécologiques. L’échographie tient une place primordiale dans l’évaluation d’une masse ovarienne, d’une part pour en confirmer l’origine, d’autre part pour différencier les pathologies bénignes de celles potentiellement ou assurément malignes relevant de la chirurgie. L’échographie peut être complétée par un examen par tomodensitométrie ou par imagerie par résonance magnétique nucléaire. En cas de suspicion de néoplasie pelvienne, un bilan sanguin comprend une numération formule sanguine, un dosage des β-hCG (chez une patiente non ménopausée) et du CA125 (ACE et CA19-9 si CA125 normal) est conseillé. La plupart des masses ovariennes sont bénignes et les kystes fonctionnels, résultant de l’activité sécrétoire exocrine et endocrine ovarienne sont les plus fréquents. La prévalence des kystes fonctionnels est de 20 % chez les femmes en période d’activité génitale et 15 % après la ménopause. Ils sont bénins et 89 % d’entre eux disparaissent spontanément en 2-3 mois en préménopause, ne nécessitant pas d’intervention chirurgicale. La prise en charge des kystes organiques repose sur la chirurgie : une kystectomie est réalisée si la patiente n’est pas ménopausée tandis qu’une annexectomie bilatérale est l’attitude la plus logique si la patiente est ménopausée. En cas de cancer de l’ovaire, la prise en charge thérapeutique repose sur l’association d’une chirurgie de stadification et de cytoréduction et d’une chimiothérapie.
Oedeme massif de l’ovaire

Rev Med Liege 2004 ; 59 (9) 522-524
Mutijima E, Mokni M, Soua AH, Ziadi S, Mestiri S, Yacoubi MT, Bibi M, Korbi S
L’oedème massif de l’ovaire est une pseudo-tumeur rare survenant le plus souvent chez des jeunes filles. Le diagnostic préopératoire de cette lésion est très difficile à poser et elle est souvent prise pour une tumeur maligne à cause de son caractère solide. L’examen extemporané permet de poser le diagnostic et éviter ainsi un traitement radical. Les auteurs rapportent le cas d’une patiente âgée de 23 ans dont l’échographie avait révélé une masse ovarienne droite. Le diagnostic d’oedème massif de l’ovaire avait été posé à l’examen extemporané sur pièce d’annexectomie. Bien que la plupart des cas rapportés aient été traités par ovariectomie, le traitement conservateur devrait être la règle, d’autant plus que la pathologie est bénigne et atteint les jeunes.
Pathologie organique de l’ovaire

Encycl Med Chir 34-600-B-10
M. Bazot, J. Nassar-Slaba, I. Thomassin-Naggara, A. Cortez, E. Daraï
La pathologie organique de l’ovaire est représentée par l’ensemble des tumeurs se développant à partir des éléments constitutifs de l’ovaire (épithélium coelomique de surface, cellules germinales, cordons sexuels et stroma) ou d’anomalies extraovariennes (greffes tumorales de tumeurs digestives, mammaires, pathologies infectieuses ou inflammatoires). Les tumeurs primitives ovariennes (épithéliales [70 %], germinales [20 %], des cordons sexuels et du stroma [10 %]), les métastases ovariennes, les abcès tubo-ovariens ou les kystes endométriosiques présentent souvent des caractéristiques macroscopiques propres qui permettent leur identification en préopératoire. Cette caractérisation est essentiellement au mieux effectuée par échographie-Doppler et imagerie par résonance magnétique (IRM) et plus rarement scanner. Végétations ou portion solide au sein d’une tumeur kystique sont les meilleurs critères macroscopiques permettant d’évoquer le caractère malin des tumeurs ovariennes. La mise en évidence d’une hypervascularisation (néovaisseaux, prise de contraste précoce) au sein des végétations ou des portions solides par le Doppler couleur, l’IRM dynamique injectée ou l’angioscanner suggèrent fortement la malignité. Les cancers de l’ovaire sont d’origine épithéliale dans 90 % des cas et leur dissémination est essentiellement péritonéale et ganglionnaire. Le bilan d’extension des cancers ovariens est au mieux réalisé par scanner, voire IRM. Les métastases ovariennes et les abcès tubo-ovariens sont rares. L’endométriose ovarienne est fréquente, caractérisée par des kystes hémorragiques intraovariens souvent multiples et bilatéraux très souvent associés à une endométriose infiltrative sous-péritonéale.
Affection non inflammatoire de l’ovaire, de la trompe de Fallope et du ligament large, sans précision
N839Tumeur de l’ovaire à évolution imprévisible ou inconnue
D391Autres malformations congénitales de l’ovaire
Q503Pathologies bénignes de l’ovaire et tumeurs malignes de l’ovaire, de l’utérus et du vagin chez l’enfant et l’adolescente

Encycl Med Chir 5-802-A-17
O. Oberlin, H. Martelli
Une masse ovarienne découverte pendant l’enfance correspond dans la moitié des cas à une pathologie non tumorale comme un kyste fonctionnel. Parmi les tumeurs de l’ovaire, les tumeurs bénignes sont plus fréquentes que les cancers, en conséquence une masse ovarienne a 80 % de chances d’être bénigne. Quelles que soient les circonstances de découverte de ces tumeurs, il importe d’effectuer avant toute intervention chirurgicale, même urgente, les examens complémentaires : cliché d’abdomen sans préparation, échographie et dosage des marqueurs tumoraux - alphafoetoprotéine et hormone chorionique gonadotrope (hCG) - qui orientent le diagnostic. Les tumeurs malignes ou potentiellement malignes sont le plus souvent des tumeurs d’origine germinale ou du stroma contrairement aux tumeurs épithéliales observées chez l’adulte. Ces tumeurs ont une évolutivité rapide et un potentiel métastatique mais leur pronostic est excellent à condition d’être correctement prises en charge, dans une collaboration étroite entre chirurgiens et oncologues-pédiatres. Les facteurs pronostiques avant l’ère de la chimiothérapie initiale étaient le stade d’extension de la maladie et l’histologie. Les tumeurs composées de tissu du sac vitellin et/ou de choriocarcinome étaient les plus malignes avec un taux de survie, pour les tumeurs disséminées dans le pelvis ou l’abdomen, de moins de 20 %. Ces facteurs pronostiques se sont complètement effacés depuis l’utilisation de chimiothérapies plus efficaces contenant en particulier du cisplatine et de la bléomycine. Les tumeurs de la filière génitale de l’enfant sont exceptionnelles et regroupent les rhabdomyosarcomes, les tumeurs germinales et les adénocarcinomes à cellules claires. Leur traitement est différent mais les taux de guérison sont excellents si le diagnostic est fait précocement. Le traitement permet de conserver utérus, vagin et ovaires fonctionnels dans la plupart des cas.
Tumeur maligne de l’utérus, partie non précisée
C55Tumeur maligne du vagin
C52Péritonite aiguë généralisée par rupture d’un kyste dermoïde ovarien abcédé

Med Afr Noire 2009 ; 56 (11) 570-572
D.K. MEHINTO, J. TONTATO-BAGNAN, F. DOSSOU, J.L. DENAKPO, P. SOHOU, T. CHABI, O.K. BAGNAN, N. PADONOU - Bénin
Le kyste dermoïde de l’ovaire est rarement compliqué d’infection. Nous rapportons un cas de péritonite aiguë généralisée par rupture spontanée d’un abcès compliquant un kyste dermoïde de l’ovaire gauche chez une femme de 29 ans. Après annexectomie gauche, appendicectomie complémentaire et lavage-drainage péritonéal, les suites ont été simples.
Présentation clinique des tumeurs bénignes et malignes de l’ovaire

Encycl Med Chir 5-630-D-10
J Lansac L Bonnamy
Qu’elles soient bénignes, borderline ou malignes à un stade débutant, les tumeurs de l’ovaire présentent souvent le même aspect clinique. C’est pour cela que toutes les lésions organiques de l’ovaire doivent faire l’objet d’une exérèse et de l’examen anatomopathologique de la totalité de la pièce.
Prise en charge chirurgicale des tumeurs ovariennes bénignes : à propos de 120 cas à Libreville

Med Afr Noire 2007 ; 54 (3) 161-165
PITHER S., MAYI TSONGA S., DANKORO A., NDOMBI ONNAS I., OGOWET IGUMU N., KASIA JM - Gabon
Objectifs : Connaître la fréquence de la pathologie ovarienne opérée dans le service, la fréquence respective des deux voies d’abord (laparotomie et cœlioscopie) dans la prise en charge des kystes ovariens et le type histologique le plus fréquent.
Matériel et Méthode : C’est une étude rétrospective faite à partir de 120 patientes porteuses d’une tumeur annexielle bénigne, unilatérale ou bilatérale, de nature kystique ou solide qui ont bénéficié d’un traitement chirurgical, conventionnel ou cœlio-chirurgical. La période d’étude s’étend de janvier 2000 à décembre 2003. Le service de chirurgie gynécologique du Centre Hospitalier de Libreville a été le cadre de cette étude. Nous avons exclu les tumeurs borderline et tumeurs malignes de l’ovaire.
Résultats : La fréquence du traitement chirurgical des kystes ovariens a représenté 8 % des interventions gynécologiques. L’âge moyen a été de 28ans (extrêmes 17-64). La parité moyenne a été de 4 (extrêmes 0-10). 12 % de nos patientes avaient des antécédents de chirurgie pelvienne. 78 % (94/120) des kystes ont été opérés par laparotomie contre 22 % (26/120) par cœlioscopie. On a noté aucune complication ni conversion au cours du traitement coelioscopique, aucune complication après laparotomie. Le type histologique le plus fréquent a été le cystadénome séreux. La durée moyenne de séjour a été de 2 jours (extrêmes j0-j3) pour la cœlioscopie et de 6 jours pour laparotomie (extrêmes 5j-10j).
Conclusion : L’exérèse coelio chirurgicale des kystes de l’ovaire doit être une technique privilégiée par rapport à laparotomie en raison de ces nombreux avantages. Le caractère récidivant de cette pathologie fréquente chez la femme en période d’activité génitale nous recommande un traitement cœlio-chirurgical dans la mesure du possible, afin d’éviter une augmentation des pelvis cicatriciels. Toutefois, la laparotomie serait indiquée pour des masses abdomino-pelviennes.
Prise en charge d’un kyste de l’ovaire pendant la grossesse

Presse Med 2003 ; 32 (22) 1039-1045
Fabrice Sergent, Eric Verspyck, Loïc Marpeau
Objectif Avec la généralisation de l’échographie du premier trimestre, la découverte d’un kyste ovarien est devenue relativement courante en début de grossesse. Entre attentisme et interventionnisme, où se situe la prise en charge correcte de celui-ci ? L’objectif de cet article, qui repose sur l’analyse des publications sur le sujet dans la base de données Medline, est de répondre à cette question.
D’une manière générale La plupart des kystes ovariens anéchogènes, uniloculaires à paroi fine du premier trimestre sont des kystes du corps jaune. Ils ne sont généralement plus retrouvés à la fin du premier trimestre. Sauf complication, l’abstention est prônée à leur égard. À partir de 16 semaines d’aménorrhée, les kystes organiques sont les plus fréquents, principalement les kystes dermoïdes. Seuls les kystes ovariens à risque de complication sont à prendre en considération. Ce sont essentiellement les kystes ovariens qui, quelle que soit leur échogénicité, ont une taille >= 6 cm. Leur prévalence est estimée à un chiffre compris entre 0,5 et 2 ‰ grossesses. Les complications de ces kystes sont représentées principalement par la torsion, l’hémorragie intrakystique et la rupture.
Quand intervenir ? La chirurgie faite en urgence au premier trimestre, surtout avant 9 semaines d’aménorrhée, pour complication d’un kyste ovarien est grevée d’un taux élevé d’avortements. En deuxième partie de grossesse, la morbidité foetale par prématurité induite par une chirurgie d’urgence n’est pas négligeable. La période idéale pour une chirurgie programmée, semble être le début du second trimestre. La probabilité d’opérer un kyste ovarien fonctionnel devient faible, le taux d’avortements est minimisé. La coelioscopie est alors le plus souvent réalisable. Celle-ci semble avoir peu de retentissement sur la grossesse. En cas de certitude d’un kyste ovarien organique, dès 9 semaines d’aménorrhée, la chirurgie est conseillée.
Stratégie diagnostique dans les tumeurs de l’ovaire

Encycl Med Chir 5-630-G-10
R Villet P Gadonneix D Salet-Lizee M Van den Akker
La stratégie diagnostique dans les tumeurs de l’ovaire repose sur une histologie fiable qui peut parfois être obtenue lors d’un examen extemporané, mais qui nécessite par ailleurs d’attendre l’examen définitif en paraffine. En cas de doute histologique peropératoire, il faut se contenter d’un simple geste d’exérèse de la tumeur ovarienne et la patiente doit être prévenue de la possibilité de réintervention, d’autant qu’un traitement conservateur est souhaité. Chez la femme ménopausée ou en l’absence de désir de grossesse, en cas de tumeur maligne, quel que soit le stade, le traitement doit comprendre une hystérectomie totale non conservatrice, une omentectomie, une appendicectomie et un curage iliaque externe bilatéral et lomboaortique pour ne pas sous-stadifier la maladie. Dans les tumeurs malignes de stade IA, un traitement conservateur peut être pratiqué, s’il y a désir de grossesse. Au-delà de ce stade, le traitement conservateur ne peut se concevoir que s’il s’agit d’une tumeur à la limite de la malignité. La chirurgie diagnostique des tumeurs de l’ovaire doit donc être pratiquée par des équipes chirurgicales et anatomopathologiques spécialisées.
Syndrome de masse hypophysaire et kystes ovariens dans un cas d’hypothyroïdie périphérique

Rev Med Int 2006 ; 27 (1) 59-62
L’association d’une hypothyroïdie primaire à un syndrome tumoral hypophysaire avec hyperprolactinémie est bien connue. Par ailleurs, l’hypothyroïdie peut s’associer à des ovaires multikystiques chez les jeunes filles.
Nous rapportons l’observation d’une femme âgée de 30 ans, aux antécédents d’anémie ferriprive, hospitalisée pour un syndrome clinique et biologique d’hypothyroïdie primaire associé à une hyperprolactinémie. L’IRM hypophysaire a montré une masse tumorale intrasellaire. De plus, une masse ovarienne kystique cloisonnée droite est découverte par l’échographie et la TDM abdominopelviennes. Sous traitement hormonal substitutif, l’évolution est marquée par une disparition progressive des masses ovarienne et hypophysaire. Il s’agit donc d’un syndrome tumoral hypophysaire et ovarien réactionnels à l’hypothyroïdie périphérique.
La connaissance de ce type d’association doit faire penser devant une masse ovarienne et/ou hypophysaire à l’hypothyroïdie et permet d’éviter une chirurgie mutilante chez les femmes en âge de procréation.
Hypothyroïdie, sans précision
E039Tumeur de l’hypophyse à évolution imprévisible ou inconnue
D443Tumeur de l’ovaire à évolution imprévisible ou inconnue
D391Tératomes ovariens matures et immatures : caractéristiques en échographie, TDM et IRM

J Radiol 2010 ; 91 (1-c1) 27-36
B Damarey, MO Farine, D Vinatier, P Collinet, JP Lucot, O Kerdraon, E Poncelet
Les tératomes kystiques matures de l’ovaire, appelés kystes dermoïdes, comptent parmi les tumeurs ovariennes les plus fréquentes de la femme jeune et sont évoqués en imagerie devant la présence d’une formation kystique contenant de la graisse. Cependant la graisse n’est pas pathognomonique du kyste dermoïde et peut se voir dans les tératomes immatures, dont le pronostic et le traitement sont différents. Certains critères permettent de les différencier, notamment le rehaussement en scanner et en IRM. Une bonne connaissance de leur aspect en imagerie permet donc de poser le diagnostic dans la plupart des cas. Certains aspects moins typiques sont plus rares et méritent d’être connus.
Torsion d’un goitre ovarien chez une patiente de 92 ans

Rev Geriatr 2001 ; 26 (6) 501-504
ALAWOE JK, THOMAS S, DIB E, MAHIEUX S, DUCROIX P, DEGROOTE D
Traitement chirurgical des tumeurs bénignes de l’ovaire

Encycl Med Chir 5-630-H-10
R Sarfati G Magnin
Le traitement chirurgical des tumeurs bénignes de l’ovaire ne peut se faire qu’après un bilan clinique, échographique et biologique complet, qui va permettre de différencier, avec une bonne valeur prédictive, les kystes fonctionnels des kystes organiques bénins et malins. Les éléments fournis par ce bilan vont orienter d’emblée le traitement chirurgical vers la coelioscopie ou la laparotomie. Le traitement coelioscopique est celui qui est le plus utilisé de nos jours pour le traitement des tumeurs bénignes de l’ovaire car il présente de nombreux avantages. Mais cette technique ne doit être utilisée que par des opérateurs entraînés. Au moindre doute à traiter la patiente par coelioscopie ou sur la nature de la tumeur ovarienne, il faut réaliser une laparotomie. La laparotomie reste la seule technique validée pour traiter les cancers de l’ovaire.
Traitement chirurgical des tumeurs bénignes de l’ovaire (hors endométriomes)

Encycl Med Chir 41-533
A.-S. Bats, C. Scarabin, F. Lécuru
Les tumeurs bénignes de l’ovaire constituent une pathologie gynécologique commune. Le bilan préthérapeutique, comportant au moins une échographie pelvienne et un dosage des marqueurs tumoraux, est essentiel afin de ne pas opérer inutilement un kyste fonctionnel, mais également afin de distinguer les tumeurs organiques bénignes des malignes. Le traitement chirurgical est à l’heure actuelle principalement réalisé par coelioscopie. Les indications de laparotomie se limitent aux kystes volumineux, aux masses suspectes, à la présence d’adhérences importantes, aux kystes de la grossesse après 15 semaines d’aménorrhée, ou s’il existe une autre indication à réaliser une laparotomie. Quelle que soit la voie d’abord, le premier temps de l’intervention comporte une exploration abdominopelvienne complète ainsi qu’une cytologie péritonéale. Les femmes en âge de procréer bénéficient principalement d’une kystectomie et les femmes ménopausées d’une annexectomie bilatérale.
Tumeurs de l’ovaire et grossesse

Encycl Med Chir 5-047-S-10
A. Chauveaud-Lambling, O. Picone, H. Fernandez
La coexistence d’une masse annexielle et d’une grossesse est une situation de plus en plus souvent reconnue par le biais de la multiplication des échographies et par l’examen systématique des ovaires pendant la césarienne. L’échographie permet, dans la majorité des cas, d’affirmer le diagnostic puis d’orienter la prise en charge. L’observation d’une régression plus ou moins complète d’un kyste fonctionnel, en dehors des situations de douleurs abdominales aiguës, permet l’abstention chirurgicale. En revanche, devant une douleur persistante ou une image suspecte, l’intervention chirurgicale doit être réalisée au moyen d’une coelioscopie, technique reconnue comme étant la moins invasive et qui peut être le premier temps d’une laparotomie si besoin.
Tumeur de l’ovaire à évolution imprévisible ou inconnue
D391Un cas de cystadénome mucineux géant de l’ovaire pesant 24 kg

Med Afr Noire 2008 ; 55 (6) 363-364
J. KAZADI BUANGA - Sénégal
Pour apporter une petite contribution à l’article de RAJAONARIVO et coll. (Un cas de cystadénome mucineux géant de l’ovaire chez une femme malgache) paru dans le numéro 5302 de Médecin d’Afrique Noire, nous ajoutons un cas traité à St Jean en 1999 afin d’enrichir l’iconographie.
Un syndrome sub-occlusif très atypique

Rev Geriatr 2004 ; 29 (10) 831-832
Jean-Jacques OTT, Nadia MAHBOUBI, Stéphane BABIN, Gaëtan DANGELSER, Jean-Marie HAEGY
kyste ovarien séreux, simple, sans signe de malignité