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Comblement de la loge thymique après chimiothérapie pour cancer de l’ovaire
éditeur Rev Mal Respir 2010 ; 27 (9) 1101-1104  
A. Achir, M. Mahdi, Y. Ouadnouni, M. Bouchikh, Y. Msougar, H. Fenane, F. Ouchane, A. Benosman
Introduction L’hyperplasie thymique bénigne survenant en phase de rémission d’un cancer traité par chimiothérapie, pose un problème de diagnostic différentiel avec une récidive tumorale médiastinale. Observation Nous rapportons un cas d’une tumeur thymique survenant six mois après chimiothérapie pour une tumeur du sinus endodermique de l’ovaire droit chez une femme de 31 ans. Dans la crainte d’une éventuelle récidive médiastinale, la patiente a subi une thymectomie par manubriotomie. L’étude anatomopathologique a confirmé le diagnostic d’une hyperplasie thymique bénigne réactionnelle post-chimiothérapie. Les suites opératoires étaient simples. Conclusion L’hyperplasie thymique bénigne peut survenir après chimiothérapie. C’est un phénomène inflammatoire, spontanément résolutif en quelques mois. Une discussion pluridisciplinaire dégageant les éléments en faveur de cette hyperplasie bénigne permettra d’éviter aux patients une approche invasive.
Hyperplasie persistante du thymus  E320
Evaluation clinique de la fonction du thymus
éditeur Rev Med Liege 2007 ; 62 (11) 675-678  
E. Castermans, G. Morrhaye, S. Marchand, H. Martens, M. Moutschen, F. Baron, Y. Beguin, V. Geenen
Le thymus est le seul organe responsable de la mise en place d’un répertoire diversifié de lymphocytes T tolérants vis-à-vis du soi et compétents vis-à-vis du non soi, de même que de la génération de cellules T régulatrices spécifiques d’antigènes du soi. La fonction thymique peut être indirectement appréciée par les techniques d’imagerie médicale (tomodensitométrie/ CT-scan, imagerie par résonance magnétique/IRM, et tomographie par émission de positions/PET-scan). Le phénotypage des cellules T circulant en périphérie et la numération des cellules T naïves (CD45RA) permettent une première estimation de la génération intra-thymique de lymphocytes T. Enfin, la thymopoïèse est aujourd’hui mieux évaluée grâce à la quantification par PCR des cercles d’excision (TREC) générés au cours du réarrangement intra-thymique des segments de gène codant pour les parties variables des chaînes du récepteur T à l’antigène (TCR). Cette technique est très fiable dans les circonstances où il n’existe pas de prolifération ou d’apoptose intenses des lymphocytes T périphériques.
Maladie du thymus, sans précision  E329
Evaluation de la thymopoïèse : applications cliniques
éditeur Rev Med Liege 2007 ; 62 (12) 725-729  
E. Castermans, G. Morrhaye, S. Marchand, H. Martens, M. Moutschen, V. Geenen, Y. Beguin, F. Baron
Dans un article précédent, nous avons décrit comment la formation de lymphocytes T dans le thymus (thymopoïèse) peut être estimée par la quantification par PCR des cercles d’excision (TREC) produits au cours du réarrangement intrathymique des segments de gène codant pour les parties variables des chaînes du récepteur T à l’antigène (TCR). L’emploi de cette méthode en hématologie a permis de mieux comprendre le profil de la reconstitution immunitaire après allogreffe de cellules souches hématopoïétiques : on observe d’abord une prolifération des cellules T matures qui sont présentes dans le greffon, puis une différenciation de lymphocytes T naïfs. En gériatrie, il semble que le maintien du répertoire périphérique de cellules T (homéostasie T) chez les seniors est davantage lié à une prolifération des cellules T périphériques qu’à une génération intrathymique de cellules T naïves. Enfin, la quantification des TREC permet aujourd’hui d’étudier le contrôle de la thymopoïèse par le système neuroendocrine.
Maladie du thymus, sans précision  E329
Fonction thymique et auto-immunité
éditeur Rev Med Int 2004 ; 25 (8) 562-572  
Propos. – Le thymus est l’organe de maturation des lymphocytes T. Il joue un rôle fondamental dans l’induction de la tolérance au soi, en permettant la destruction intrathymique des lymphocytes T autoréactifs (sélection négative) et la maturation de lymphocytes T régulateurs. Des anomalies de la sélection thymique de ces deux types de lymphocytes T sont responsables de la survenue de maladies auto-immunes.
Actualités et points forts. – La délétion thymique des lymphocytes T autoréactifs nécessite l’expression thymique des antigènes du soi, que ceux-ci soient ubiquitaires ou spécifiques d’organes. L’expression thymique de certains antigènes est sous la dépendance du gène AIRE. Des mutations de ce gène sont associées à des troubles d’expression des autoantigènes au niveau thymique, à un défaut de présentation des peptides antigéniques par les cellules présentatrices ou encore à des troubles de l’apoptose. Ces mutations peuvent être à l’origine d’une sélection négative défectueuse des lymphocytes T autoréactifs et sont associées à la survenue de maladies auto-immunes. Des données récentes permettent de mieux comprendre les mécanismes de la maturation thymique des lymphocytes T régulateurs qui ont une spécificité autoréactive. Ces lymphocytes T régulateurs ont été caractérisés récemment par l’expression du gène Foxp3, qui serait un marqueur plus spécifique que les marqueurs phénotypiques utilisés jusqu’alors.
Perspectives. – Des modèles animaux montrent que l’administration de lymphocytes T régulateurs ou l’injection intrathymique d’antigène permettent d’induire une tolérance immunologique dans le cadre de la greffe de moelle, de la transplantation d’organes et de maladies auto-immunes. De telles stratégies thérapeutiques pourraient être envisagées chez l’homme.
Lupus érythémateux aigu systémique après thymectomie
éditeur Rev Med Int 2010 ; 31 (9) e10-e12  
Z. Souirti, N. Chtaou, M. Lakranbi, M. Smahi, O. Messouak, M.F. Belahsen
La thymectomie a une large indication dans le traitement de la myasthénie. Le risque de survenue après quelques mois ou années d’un certain nombre de maladies auto-immunes chez les malades myasthéniques notamment le lupus érythémateux aigu disséminé est très rare. Nous rapportons une observation de lupus chez une patiente myasthénique de 51 ans, survenu un an après thymectomie.
Thymectomie et infection virale chez l’homme : arguments pour un rôle du thymus à l’âge adulte
éditeur Med Sci 2010 ; 26 (4) 347-349  
Delphine Sauce, Victor Appay
Maladie du thymus, sans précision  E329
75462 référenceslogo XHTML 1.0Mise à jour le 11/03/2013