ACCOUCHEMENT EN PRESENTATION DU SIEGE: PRONOSTIC MATERNEL ET FOETAL A L’HOPITAL REGIONAL SOMINE DOLO DE MOPTI

Mali Med 2012 ; 27 (4) 4-7
THERA T, TEGUETE I, TRAORE Y, COULIBALY P, KOUMA A, TRAORE M, DOLO A
But : Etablir le pronostic fœtal et maternel de l’accouchement en présentation du siège à l’hôpital Sominé DOLO de Mopti. Patientes et méthode : Il s’agit d’une étude cas témoins avec appariement allant du 1er janvier 2008 au 31 décembre 2009 (24 mois) et qui s’est déroulée dans le service de gynécologie-obstétrique de l’hôpital Sominé Dolo de Mopti. Nous avons comparé le pronostic des accouchements chez des patientes, ayant d’une grossesse mono-fœtale à terme avec un fœtus vivant en présentation du siège à celui des parturientes ayant une grossesse mono-fœtale à terme avec fœtus vivant, en présentation du sommet. Les critères d’appariement étaient l’âge et la parité. Les tests statistiques utilisés ont été le chi² (p< 0,05), le rapport de cote (RC) et son intervalle de confiance (IC) à 95%. Résultats : Nous avons colligé 2555 accouchements dont 92 en présentation du siège, soit une fréquence de 3,6%. Le pronostic maternel était bon. Il n’existait pas de différence significative entre la durée du travail d’accouchement (RC=1,25[0,60-2,5], p=0,57), les déchirures du périnée (RC=1,31[0,70-2,45], p=0,37) et l’endométrite du post-partum ((RC=0,96[0,5-1,77], p=0,88) dans les deux groupes. En ce qui concerne le nouveau-né, les risques de mort-né (RC=1,21[0,22-5,96], p=0,79) ou d’Apgar morbide à la première minute (RC=0,87[0,48-1,59], p=0,63) était comparable dans les deux groupes. Conclusion : Si les complications maternelles sont plus importantes en cas d’accouchement en présentation du siège, le pronostic fœtal reste cependant identique dans les deux groupes.
Dystocie due à une présentation du siège
O641Accouchements dystociques à la Maternité de Befelatanana - CHU d’Antananarivo. A propos de 919 cas

Med Afr Noire 2000 ; 47 (11)
H.Z.RABARIJAONA, J.P. RAKOTOVAO, M.J.M. RAKOTORAHALAHY, J.M. RANDRIAMIARANA - Madagascar
Dystocie, sans précision
O669Césarienne de Misgav Ladach dans la prise en charge des dystocies (Intérêts de la)

Med Afr Noire 2001 ; 48 (7)
J. KAZADI BUANGA, C.TINE, C.P. DIENE - Sénégal
Accouchement unique par césarienne, sans précision
O829Dystocie, sans précision
O669Combien de temps peut-on attendre à dilatation complète ? Analyse de la morbidité maternelle et fœtale selon la durée de la seconde phase du travail chez la primipare

J Gynecol Obstet Biol Reprod 2008 ; 37 (3) 268-275
A.-F. Naime-Alix, F. Fourquet, D. Sigue, J. Potin, C. Descriaud, F. Perrotin
Objectif Étudier s’il existe un lien, chez les patientes primipares, entre la durée de la seconde phase du travail et la morbidité maternelle et néonatale et si la prolongation de ce temps de l’accouchement au-delà de deux heures se traduit par une hausse significative de cette morbidité.
Matériels et méthodes Étude de cohorte rétrospective sur réalisée en centre universitaire de niveau III entre le 1er avril 2004 et le 30 avril 2005, chez l’ensemble des primipares à terme, porteuses d’une grossesse singleton avec fœtus non malformé en présentation céphalique, ayant atteint 10 cm de dilatation cervicale au cours du travail (n = 1191). Les patientes ont été prises en charge sans délai maximum à dilatation complète en l’absence d’anomalies du rythme cardiaque fœtal. La morbidité maternelle et néonatale a été analysée selon la durée écoulée à dilatation complète en analyse univariée et après ajustement sur les variables confondantes dont le degré de significativité était supérieur ou égal à 0,1.
Résultats La morbidité maternelle globale passe de 5,7 % après une heure passée à dilatation complète à 20,4 % après trois heures. Au-delà de deux heures, chaque heure supplémentaire se traduit par une augmentation de la morbidité maternelle globale (OR 1,78 ; IC 95 % [1,59–1,97]), du risque d’hémorragie du post-partum (OR 1,72 ; IC 95 % [1,21–2,23]) et du risque de déchirure périnéale du troisième ou quatrième degré (OR 1,24 ; IC 95 % [1,07–1,41]). Dans le même temps, on assiste à une augmentation significative du risque de césarienne (OR 2,09 ; IC 95 % [1,84–2,34]) et d’extraction instrumentale (OR 1,82 ; IC 95 % [1,59–2,05]). En revanche, l’étude n’a pas montré de lien significatif entre la morbidité néonatale et la durée de la seconde phase du travail.
Conclusion Notre étude confirme l’existence d’un lien entre la durée de la seconde phase du travail et l’augmentation de la morbidité maternelle mais pas de la morbidité néonatale. Cette association, qui devient surtout préoccupante au-delà de trois heures passées à dilatation complète doit être prise en compte et justifie à notre avis une remise en cause de la voie vaginale passé un tel délai.
Dystocie, sans précision
O669Délai de prise en charge des complications obstétricales : étude dans 7 maternités au Cameroun

Med Trop 2009 ; 69 (5) 480-484
Mbola Mbassi S, Mbu R, Bouvier-Colle MH
L’objectif de cette recherche était de déterminer l’ampleur de la mortalité maternelle dans des maternités au Cameroun, d’analyser les données sur les décès maternels en rapport avec la qualification du personnel et le délai de prise en charge des complications obstétricales. Il s’agit d’une étude rétrospective et descriptive réalisée dans 7 maternités du troisième niveau. Les données agrégées de l’année 2004 ont permis de calculer certains indicateurs de la santé maternelle.Au cours de la période de l’étude, 15322 naissances vivantes ont été enregistrées sur un total de 16005 accouchements pratiqués. 112 décès maternels ont été observés sur 2 847 cas de complications obstétricales. Le taux de mortalité maternelle observé dans l’ensemble des maternités était de 699 décès pour 100 000 naissances vivantes. La létalité des complications (3,3%) est en rapport avec lemanque de personnel qualifié et le délai de prise en charge (p<0,05). En outre, le retard dans la prise en charge est un facteur déterminant de la mortalité, puisque le risque de décès augmente en fonction du délai de prise en charge.
Dystocie, sans précision
O669Dystocie du détroit moyen. A propos de 114 cas

Med Maghreb 2001 ; 16 (87) 46-50
OULD JDOUD CHEIKHANI, ZENNOUD MOHAMED, RHRAB B., CHAHTANEA., CHAOUI A - Maroc
Dystocie, sans précision
O669Dystocie par excès de volume de l’abdomen foetal : un cas de polykystose rénale géante

J Gynecol Obstet Biol Reprod 2000 ; 29 (6) 625
Ch. Vangeenderhuysen, M. Nayama, A. Souidi, H. Idi, H. Nouhou
Les auteurs décrivent un cas de dystocie par excès de volume de l’abdomen foetal dû à une polykystose rénale géante. Ils rappellent les diverses malformations foetales pouvant constituer une cause de dystocie et discutent du choix à poser entre embryotomie et césarienne, en particulier dans les pays où le diagnostic prénatal est inexistant.
Dystocie due à d’autres anomalies foetales
O663Dystocies osseuses

Encycl Med Chir 5-050-A-10
J.-P. Schaal, D. Riethmuller
L’accouchement par voie basse nécessite le passage de trois obstacles : le col : fermé pendant la grossesse, il se dilate pendant le travail ; le bassin : la traversée de ce défilé, en partie rigide, nécessite une adaptation constante des différentes parties du foetus au contenant ; le périnée : sa traversée constitue l’expulsion. Les passages du col et du bassin se font sous l’influence des contractions utérines et peuvent être simultanés. L’expulsion se fait sous l’influence des contractions utérines renforcées par les efforts expulsifs maternels. L’accouchement eutocique aboutit par la seule influence des phénomènes naturels à la naissance de l’enfant par voie basse. L’accouchement dystocique (dys : difficulté, tokos : accouchement) est celui qui entraîne des difficultés ou une impossibilité d’accouchement par voie basse. On distingue deux sortes de dystocies : les dystocies dynamiques qui correspondent aux dysfonctionnements du moteur utérin et/ou aux anomalies de la dilatation utérine et les dystocies mécaniques. Celles-ci sont réparties en anomalies du contenant : dystocies osseuses et dystocies des tissus mous, en anomalies du mobile foetal, en anomalies des deux : disproportion foetopelvienne. Nous ne nous intéressons qu’aux dystocies mécaniques et parmi elles nous ne traitons que celles dues à une anomalie du bassin maternel (dystocies osseuses) en éliminant celles dues à un obstacle des tissus mous maternels ou à un excès de volume foetal. Les dystocies osseuses correspondent aux dystocies liées aux anomalies du bassin osseux maternel : anomalies de taille, de forme ou d’inclinaison. Les anomalies peuvent siéger à tous les niveaux du bassin : détroit supérieur, détroit moyen, détroit inférieur.
Dystocie, sans précision
O669Épreuve du travail dans les dystocies osseuses modérées au CHU de Dakar

J Gynecol Obstet Biol Reprod 2004 ; 33 (4) 312-318
C.-T. Cissé, C. Kokaina, O. Ndiaye, J.-C. Moreau
Matériel et méthodes. Il s’agit d’une étude prospective longitudinale de type exposées non exposées concernant 296 patientes porteuses d’un bassin modérément rétréci et ayant accouché à la maternité du CHU de Dakar entre le 1 er février 2001 et le 31 juillet 2002. La capacité du bassin est évaluée par la pelvimétrie clinique et la scano-pelvimétrie. Le bassin est considéré comme modérément rétréci sur la base d’un des éléments suivants : un diamètre promonto-rétropubien compris entre 9,5 et 10,4 cm ou un indice de Magnin compris entre 20 et 22 ou un diamètre transverse médian mesurant entre 9,5 et 11,5 cm ou une réduction d’un des diamètres sacro-cotyloïde de moins de 2 cm. Au total, 148 patientes ont été exposées à l’épreuve du travail ; pour le groupe témoin, 148 non exposées ont été sélectionnées de manière raisonnée parmi celles qui ont fait l’objet d’une césarienne prophylactique et qui n’ont pas présenté une pathologie surajoutée pouvant interférer avec le pronostic maternel et périnatal. Les différentes variables sont étudiées en utilisant les tests du Chi 2 de Pearson et de Kappa.
Résultats. Les rétrécissements modérés du bassin représentent 5,3 % des accouchements. La moyenne d’âge est de 24 ans, la parité moyenne de 1, la taille moyenne de 161 cm et l’âge gestationnel moyen de 38 semaines d’aménorrhée. L’examen clinique du bassin possède une bonne valeur prédictive positive par rapport à la pelvimétrie radiologique (entre 76,5 et 100 % selon le type de bassin). L’épreuve du travail a permis d’obtenir un accouchement par voie basse dans 109 cas (73,6 %), soit un taux global d’accouchements par voie basse de 27 % chez l’ensemble des parturientes présentant un bassin modérément rétréci. Cette épreuve du travail n’a pas induit un risque significativement plus important que celui lié à la césarienne prophylactique. En effet, la mortalité maternelle est nulle dans les deux groupes. La morbidité maternelle est faible, essentiellement d’ordre infectieuse, 4 % des épreuves du travail contre 2,7 % des césariennes prophylactiques (p = 0,318). La mortalité post-natale est de 7,4 % chez les nouveau-nés après une épreuve du travail contre 4,1 % chez les nouveau-nés par césarienne prophylactique (p = 0,579).
Conclusion. Malgré les contraintes de la pratique obstétricale en Afrique Noire, l’épreuve du travail dans les bassins modérément rétrécis doit être la règle à chaque fois que cela est possible, même avec une surveillance du travail exclusivement clinique.
Dystocie, sans précision
O669Étude de la fréquence et des facteurs de risque de la dystocie dans 7 villes d’Afrique de l’Ouest

J Gynecol Obstet Biol Reprod 2002 ; 31 (1) 51-62
Objectifs. Ce travail à pour objectif de déterminer l’incidence de la dystocie au niveau des 7 villes d’Afrique de l’Ouest, objets de la présente étude, d’essayer de trouver, s’ils existent, les facteurs permettant de dépister au cours de la visite prénatale les femmes à risque de dystocie et de déterminer l’utilité de leur dépistage afin de prévenir ces complications éventuelles.
Méthode. Il s’agit d’une enquête en population prospective de 20 326 femmes enceintes en Afrique de l’Ouest (MOMA). L’analyse des facteurs de risque de la dystocie a été faite uniquement sur les accouchements dans les services de santé en raison de l’imprécision du diagnostic rétrospectif de la dystocie à domicile, soit 16 318 accouchements.
Résultats. L’incidence de la dystocie dans notre étude est de 18,3 %. En analyse multivariée les facteurs de risque qui restent significatifs sont la petite taille, l’antécédent de césarienne et la nulliparité. Si on utilise ces facteurs de risque comme outils de dépistage on se rend compte de la faiblesse de leurs valeurs prédictives positives pris un à un et combinés.
Conclusion. En conclusion, on peut dire que prédire la survenue d’une dystocie avant le début du travail est presque impossible. Il faut donc bien suivre le travail, notamment à l’aide d’un partographe, et disposer de structures de santé capables de prendre en charge les complications qui surviendront au moment du travail notamment la césarienne. Si ces structures ne peuvent pas être accessibles à toute la population, un système de référence efficace doit être mis en place.
Dystocie, sans précision
O669Etude radiologique du bassin de la femme zaïroise à Kinshasa (Contribution à l’)

Med Afr Noire 1990 ; 37 (2)
K. NDOMA, TSH. LELO, O.BOSEWA - République Démocratique Du Congo
Dystocie due à une anomalie pelvienne de la mère, sans précision
O659Évaluation des protocoles de décision de voie d’accouchement en cas de présentation du siège dans 19 CHU en France

J Gynecol Obstet Biol Reprod 2009 ; 38 (5) 411-420
S. Michel, A. Drain, E. Closset, P. Deruelle, D. Subtil
Position du problème L’étude francobelge Premoda a montré que – sous réserve de l’utilisation de critères d’acceptabilité de la voie basse – la programmation d’un accouchement par voie vaginale ne s’accompagne pas d’une augmentation du risque de complication néonatale.
Objectif Décrire les critères d’acceptabilité de la voie basse en présentation du siège dans les centres hospitalo-universitaires (CHU) ayant participé à l’étude Premoda, et les comparer au taux d’accouchement par voie basse effectivement réalisé.
Matériel et méthodes Enquête postale auprès de chaque centre en 2006.
Résultats Dix-neuf CHU parmi 30 ont participé à l’étude (63 %). Parmi les 18 CHU utilisant un protocole, trois réalisaient systématiquement une césarienne en cas de présentation du siège. Les autres utilisaient un protocole faisant référence à la pelvimétrie, aux mensurations du fœtus et à l’absence de déflexion de la tête fœtale. Des restrictions supplémentaires étaient faites pour certains centres. Le taux d’accouchement par voie basse variait de manière très importante, entre 1,7 % à 49,7 % selon les centres. Un nombre de restrictions inférieur à trois était associé à un pourcentage d’accouchement par voie basse plus élevé (28,9 % vs 21,6 %, p < 0,001).
Conclusion La grande majorité des centres universitaires utilisent un protocole pour l’accouchement du siège. Le taux d’accouchement par voie basse est très hétérogène et semble en partie lié au type de protocole utilisé. Les critères d’acceptabilité de la voie basse sont hétérogènes et ne semblent pas reposer sur des critères objectivement évalués.
Dystocie due à une présentation du siège
O641Extraction instrumentale par spatules de Thierry : évaluation du risque périnéal en fonction du dégagement

J Gynecol Obstet Biol Reprod 2008 ; 37 (3) 276-282
L. Courtois, P. Becher, D. Maticot-Baptista, A. Cour, B. Zurlinden, P. Millet, Y. Maisonnette-Escot, D. Riethmuller, R. Maillet
Objectif Les facteurs de risque de déchirures périnéales sévères sont actuellement bien connus et les extractions instrumentales ainsi que le dégagement en occipitosacré (OS) en font très clairement partie. Le but de ce travail était de comparer le risque de lésion du sphincter anal en fonction du dégagement au cours d’extractions par spatules de Thierry.
Matériel et méthodes Étude rétrospective de 163 extractions instrumentales par spatules de Thierry sur une période de cinq ans (janvier 2000 à décembre 2005) au CHG de Montbéliard. Il s’agissait de grossesses singletons à partir de 37 semaines d’aménorrhée en présentation céphalique. L’incidence de lésions périnéales sévères a été évaluée en fonction du dégagement.
Résultats Dans cette population de 163 patientes, avant la pose des spatules, le diagnostic de variété de présentation au toucher vaginal était de 129 variétés antérieures et 34 postérieures. Lors de l’accouchement, sur les 34 variétés postérieures, 11 ont pu tourner en antérieur avec un dégagement en occipitopubien (OP) et 23 sont restées en postérieur avec un dégagement en OS. Deux groupes ont pu être individualisés en fonction du type de dégagement : un groupe OP avec 140 cas et un groupe en OS avec 23 cas. Le taux de lésion patente du sphincter anal était significativement plus important dans le groupe OS par rapport au groupe OP (17,4 % versus 2,9 %, p = 0,014) avec un OR de 7,1 (95 % IC 1,6–31). Une seule lésion du quatrième degré était observée. Dans le groupe OS, il y avait une augmentation du taux de déchirure vaginale mais non significative (43,5 % versus 27,9 %, p = 0,20). En cas de dégagement en OS, le risque de lésion du sphincter anal était significativement augmenté dans les extractions par spatules de Thierry avec un OR de 6,4 (95 % IC 1,3–31,5) par rapport à un dégagement en OP. Le dégagement s’est fait en OS dans 14,1 % des cas de l’ensemble de la population et les spatules ont permis la rotation vers l’avant de 32,4 % des présentations occipitopostérieures.
Conclusion L’efficacité des spatules de Thierry est certaine. En revanche, l’extraction instrumentale par spatules de Thierry est une situation à risque périnéal comme tout instrument par rapport à l’accouchement spontané et ce risque est majoré en cas d’extraction d’une présentation occipitopostérieure qui va se dégager en OS. Les spatules de Thierry ne nous semblent pas être l’instrument idéal devant une variété occipitopostérieure, même si elles amènent à la rotation vers l’avant dans environ un tiers des cas.
Dystocie, sans précision
O669La pelvimétrie volumique en scanographie hélicoïdale multibarrettes

J Radiol 2003 ; 84 (4-c1) 425-427
Les auteurs décrivent une nouvelle technique de pelvimétrie en scanner hélicoïdal multibarrettes. Cette technique permet de suppléer aux limites de la scanopelvimétrie classique, en établissant non seulement des mesures précises du bassin, mais en permettant également d’étudier la forme anatomique du bassin, en particulier du détroit supérieur, avec une faible irradiation.
Dystocie due à une anomalie pelvienne de la mère, sans précision
O659La qualité des services de santé en Afrique : l’exemple du dépistage des grossesses dystociques à Nioki (Zaïre)

Sante 1996 ; 6 (2) 107-114
Pierre Fournier, Nawej Karl Itaj, Slim Haddad
L’accouchement, si fréquent en Afrique et phénomène social hautement symbolique, s’accompagne de risques élevés pour la mère et l’enfant. Au cours des dernières décennies, une attention importante a été portée à l’extension des services de santé et leur accessibilité a été considérablement étendue. En revanche, leur efficacité laisse parfois à désirer, en partie du fait d’une qualité insuffisante. Cela est le cas, en particulier, pour l’évaluation du risque de grossesse compliquée mais, en principe, le suivi prénatal devrait permettre de déceler à temps la majorité de ces grossesses. Cette étude cas-témoins (59 cas et 177 témoins) a été réalisée en milieu rural au Zaïre. Elle avait pour objectif principal d’analyser la qualité du diagnostic de grossesse à risque porté au cours de la consultation prénatale et, secondairement, d’identifier les principaux facteurs de risque associés aux accouchements dystociques. Le diagnostic de grossesse à risque porté au cours de la consultation prénatale a une spécificité élevée (95 %) mais sa sensibilité est faible (53 %.) : près d’une grossesse à risque sur deux n’est pas décelée. L’analyse révèle que le diagnostic est fondé sur l’hémorragie du post-partum et la petite taille mais qu’il prend insuffisamment en compte les antécédents de dystocie et la primiparité. En utilisant mieux l’information déjà disponible, on pourrait obtenir une sensibilité de 72 %, permettant de dépister près de trois grossesses à risque sur quatre, mais au détriment de la spécificité, plus basse (67 %), qui conduirait à un diagnostic faussement positif dans un cas sur trois. Le diagnostic actuel de grossesse à risque est conservateur, en partie du fait de l’attitude du personnel para-médical qui craint d’être mal jugé par la population en cas de référence inutile. Les critères prédictifs de la dystocie osseuse sont les antécédents de dystocie, la primipartié, la petite taille, les antécédents d’hémorragie du post-partum et un suivi prénatal inadéquat. Les résultats de cette étude illustrent le fait que, dans les pays en développement où l’attention se porte essentiellement, quand cela n’est pas exclusivement, sur l’accessibilité aux services de santé, la qualité est trop souvent négligée. Elle conditionne pourtant en grande partie l’efficacité des services et, également, l’image qu’en ont les usagers qui, à son tour, influence leur utilisation.
Dystocie, sans précision
O669Le coût financier des soins de santé : enquête auprès de femmes ayant eu un accouchement à risque

Sante 1997 ; 7 (1) 33-37
Blaise Sondo, Jean Testa, Bibiane Kone
Cette étude a eu pour objectif d’analyser les coûts financiers des soins de santé des femmes en travail transférées dans les maternités de premier recours pour accouchement à risque et d’examiner la disponibilité de ces femmes et de leur accompagnateur à épargner pour faire face aux coûts croissants des soins de santé. Pendant quinze jours consécutifs, des étudiants en médecine ont interrogé toutes les femmes transférées pour accouchement à risque dans douze des dix-sept maternités de premier recours du pays. Le coût médian du transport de la femme et des soins nécessités par son état de santé s’élevait à 30 500 F CFA : le coût médian du kit opératoire était de 15 000 F CFA, celui des médicaments de 14 600 F CFA et celui du transport de la femme et des personnes l’accompagnant de 9 800 F CFA. Le coût médian des soins de santé du nouveau-né s’élevait à 2 400 F CFA. Pour 40 femmes sur 79 seulement, la somme correspondante était disponible au moment où la décision de transfert a été prise. Les femmes et les maris étaient disposés à épargner pour les soins de santé ultérieurs soit dans le cadre d’institutions communautaires existantes - comme les groupements villageois de développement ou les caisses populaires (69 hommes et femmes) -, soit à travers des tontines à créer (33 hommes et femmes), ou bien encore en plaçant leur argent dans une banque (4 hommes et femmes). Seuls 4 femmes et 6 hommes ont refusé de cotiser, arguant des expériences de mauvaise gestion des fonds collectifs dont ils avaient connaissance. La somme moyenne à épargner périodiquement était très faible et n’aurait pas permis de couvrir, dans les délais appropriés, les dépenses prévisibles du transfert et des soins de la femme. Selon les personnes interrogées, l’épargne devrait être réservée exclusivement à régler les dépenses de transport de la femme vers le centre de recours (21 femmes et 20 hommes), à payer les ordonnances (9 femmes et 5 hommes), les consultations médicales (1 femme), à régler les deux (37 femmes et 39 hommes). Les coûts des soins de santé sont élevés et le dénuement des ménages face à un problème urgent de vie ou de mort leur a fait découvrir des orientations nouvelles à donner à leurs associations communautaires existantes, tels les groupements villageois et les caisses populaires, ainsi que d’autres possibilités comme les tontines. Une politique orientée vers l’implication de ces potentialités pourrait faciliter le transfert et les soins des femmes au cours de leur grossesse.
Dystocie, sans précision
O669Les accouchements dystociques à l’hôpital communautaire de Bangui : à propos de 168 cas

Med Afr Noire 2004 ; 51 (10) 501-504
E. SERDOUMA, G. BOBOSSI-SERENGBE, CH. GOUMBA, A.J. SIMO NKWENDJO, N.M. NALI - Centrafrique
L’étude menée de 2000 à 2001 a retrouvé 168 cas de dystocies qui représentent 4,8 % de tous les accouchements, et intéressent le plus souvent les primipares âgées de 15 à 24 ans (51,8 %). 51,19 % des femmes avaient un bassin pathologique. Les ocytociques ont été utilisés dans 65,5 % des cas. Une césarienne a été réalisée dans 86,9 % des cas avec pour principale indication : la souffrance fœtale aiguë, le défaut d’engagement et la disproportion fœto-pelvienne. La mortalité maternelle était de 3,57 % et la mortalité périnatale de 20,23 %. Ces décès étaient en majorité dus aux difficultés de la réanimation. La généralisation de l’usage des partogrammes et le renforcement de la structure de prise en charge des parturientes et nouveau-nés sont recommandés comme solution à ce problème.
Dystocie, sans précision
O669Les accouchements dystociques au Centre Hospitalier Régional de Ségou au Mali. A propos de 240 cas

Med Afr Noire 2010 ; 55 (3) 161-165
B. Traore, A.T. Traore, C. Kokaina, S.A. Beye, N. Mounkoro, I. Teguete, Y. Traore, A. Dolo - Mali
Notre étude a permis de recenser 240 accouchements dystociques sur une période 8 mois soit une prévalence de 16,96%, les adolescentes ont été le plus touchées par la dystocie (37,5%) de même que les primipares (35,8%). La césarienne a été réalisée chez 59,2% des parturientes et les principales indications ont été la souffrance foetale aiguë et la disproportion foeto-pelvienne. Le taux de mortalité maternelle était de 1,7% liée à l’hémorragie. La mortalité périnatale était de 19,65%. Cette étude nous a permis de mettre en évidence les dysfonctions dans le système de prise en charge de la grossesse et de l’accouchement. Ainsi il s’avère indispensable non seulement d’augmenter les structures de référence mais aussi de les équiper en personnel qualifié capable de diagnostiquer les grossesses à risque et de procéder à une prise en charge adéquate afin de réduire la mortalité maternelle et néonatale.
Dystocie, sans précision
O669Présentation de siège : mode d’accouchement et pronostic materno-foetal à la clinique de gynécologie obstétrique Ignace Deen du CHU de Conakry

Mali Med 2011 ; 26 (2) 41-44
T SY, Y DIALLO, A DIALLO, A SOUMAH, FB DIALLO, HYJAZI Y, MS DIALLO
Les auteurs dans une étude prospective de type analytique de 8 mois, allant du 1er janvier au 31 août 2006, réalisée à la clinique de gynécologie obstétrique de l’hôpital Ignace Deen du CHU de Conakry, ont évalué l’impact du mode d’accouchement dans la présentation du siège sur le pronostic maternofœtal dans le contexte africain guinéen. La grossesse mono fœtale en siège d’au moins 28 semaines d’aménorrhée a été le critère d’inclusion. Sur 1490 accouchements, 144 présentations de siège ont été colligés, soit une fréquence de 9,66%. La moitié des accouchements en siège (49,99%) était prématurée contre seulement 11,85% en sommet. Le siège était décomplété dans 57,64% des cas et complet dans 42,35%. La césarienne a été réalisée dans 40,97% des cas, contre 39,54% dans la présentation du sommet. Les indications étaient le plus souvent la primiparité (30,50%), la souffrance fœtale aigue (28,81%) et la macrosomie (23,72%). Les accouchements par voie basse avaient recours plus fréquemment à la manœuvre de Bracht (52,50%). 54,16% des nouveaux nés avaient un poids fœtal inférieur à 2500 g à la naissance. L’Apgar morbide à la 1ère minute, après accouchement par voie basse, a été retrouvé chez 69,40% des nouveaux nés en siège ; alors que ce taux en sommet était de 32,70% (p=0,000). La morbidité maternelle concernait essentiellement les lésions périnéales (26,53%). Le pronostic est largement meilleur lors de l’accouchement par voie haute. La césarienne est une alternative pour l’amélioration du pronostic fœtal dans les pays à ressources limitées.
Dystocie due à une présentation du siège
O641Pronostic maternel et foetal du dégagement en occipitosacré

J Gynecol Obstet Biol Reprod 1999 ; 28 (1) 41
D. Riethmuller, O. Teffaud, J.L. Eyraud, J.L. Sautière, J.P. Schaal, R. Maillet
Le dégagement en occipitosacré, qui représente 2 à 4,5 % des accouchements par voie basse, est d’un mécanisme totalement différent du dégagement en occipitopubien. Moins de 3 % des variétés postérieures tourneront de 45°% vers l’arrière pour se dégager en occipitosacré. En regard du pronostic, les variétés postérieures restent des présentations eutociques avec néanmoins quelques restrictions classiquement décrites : bosse sérosanguine fréquente, travail plus long, fréquence des dystocies dynamiques à l’origine d’une augmentation des extractions instrumentales, épisiotomies et périnées complets plus nombreux. En effet, les variétés postérieures persistantes ont classiquement un pronostic plus réservé tant sur le versant maternel que foetal. Ce travail a permis d’étudier ce pronostic maternofoetal des expulsions en occipitosacré à partir d’une série personnelle de 210 cas. Les pronostics maternel et foetal des expulsions en occipitosacré sont bons mais toutefois moins favorables que ceux des expulsions en présentation occipitopubiennes en raison de l’importance des lésions périnéales et des infections maternofoetales. L’utilisation du forceps étant de plus en plus décriée dans ces variétés postérieures, la ventouse obstétricale réprésente à nos yeux l’instrument de choix, car non seulement elle permet un meilleur respect des tissus maternels mais de plus entraîne dans la majorité des cas une rotation céphalique vers l’avant grâce à la flexion qu’elle provoque.
Dystocie, sans précision
O669Surveillance épidémiologique et couverture chirurgicale des dystocies obstétricales au Sénégal

Sante 1994 ; 4 (6) 399-406
Dominique Bouillin, Georges Fournier, Abdoulaye Gueye, Fadel Diadhiou, Cheikh Tidiane Cissé
La morbidité et la mortalité maternelles restent un problème majeur de santé publique dans les pays en développement. Longtemps négligée, la santé maternelle commence à être intégrée parmi les priorités de nombreux états. Le Sénégal, avec un indice de mortalité maternelle estimé à près de 850 pour 100 000 naissances vivantes, fait partie des pays où la situation est la plus préoccupante. Les principales causes de mortalité maternelle en Afrique sont les dystocics et ruptures de l’utérus, l’hypertension gravidique, l’infection puerpérale, et les hémorragies. Dans l’objectif de mieux connaître la couverture des besoins chirurgicaux en rapport avec la grossesse et l’accouchement au Sénégal, un programme de surveillance épidémiologique de la pathologie obstétricale a été mis en place au début de l’année 1992. En 1992, le taux de césariennes par naissances attendues s’est révélé être assez bas, de l’ordre de 0,66 % pour l’ensemble du pays. Les taux sont très variables d’une région à l’autre et selon le milieu, rural ou urbain. Les différentes indications de césarienne ont été classées en trois groupes, répondant chacun à des objectifs de santé publique différents : indications obligatoires, indications de prudence et indications de nécessité. Le taux de mortalité maternelle pour l’ensemble des interventions, évalué à 4,7 %, est élevé. Parmi l’ensemble des décès, 29 % sont survenus au cours de l’intervention et 71 % dans la période post-opératoire. Le pronostic périnatal est lui aussi très péjoratif, avec un taux de mortalité d’environ 30 %. Seulement 18 services de référence obstétricaux sont en activité sur l’ensemble du territoire, avec une répartition géographique très inégale. Devant ces résultats, une série de recommandations est proposée, visant à améliorer au cours des prochaines années la couverture et la qualité des soins maternels.
Dystocie, sans précision
O669Une étiologie particulière de dystocie mécanique : la dysplasie multikystique rénale géante chez un fœtus

Med Afr Noire 2004 ; 51 (3) 181-183
G. QUENUM, R. N’GBESSO, M. MEMADJI, M. CAMARA, R. KONAN BLE, M. KONE, CH. WELFENS-EKRA - Côte d’Ivoire
Les auteurs rapportent un cas de dystocie mécanique induit par une dysplasie multikystique rénale géante unilatérale découverte chez un fœtus à terme polymalformé. Dans ce cadre, ils discutent l’intérêt du diagnostic anténatal précoce et rappellent quelques malformations pouvant induire ce type de dystocie. La prise en charge thérapeutique par césarienne est évoquée selon les anomalies retrouvées.
Dystocie due à d’autres anomalies foetales
O663