Anesthésie-réanimation dans la chirurgie de la glande thyroïde

Encycl Med Chir 36-590-A-10
G. Lebuffe, G. Andrieu, T. Jany, B. Carnaille, B. Vallet
L’anesthésie pour chirurgie thyroïdienne concerne des patients de tous âges. L’évaluation préopératoire vise à apprécier leur état thyroïdien, le retentissement local de la pathologie thyroïdienne sur la filière aérienne et les risques liés au terrain. L’exérèse de la glande thyroïde ne constitue jamais une urgence absolue de telle sorte que l’euthyroïdie doit être assurée avant l’intervention. La préparation médicale, en diminuant l’hormonosynthèse ou les effets centraux et périphériques des hormones thyroïdiennes, est particulièrement indiquée pour prévenir l’exceptionnelle mais redoutable crise thyrotoxique. Pour la cervicotomie, l’anesthésie générale est la technique de choix. Elle pourra être associée à un bloc du plexus cervical superficiel afin d’améliorer l’analgésie périopératoire. Les suites opératoires sont le plus souvent simples. La surveillance postopératoire s’attache à rechercher les complications hémorragiques qui peuvent mettre en jeu le pronostic vital et les atteintes des éléments en contact avec la glande comme les parathyroïdes et les nerfs récurrents. L’atteinte récurrentielle, lorsqu’elle est bilatérale, peut être associée à une détresse respiratoire aiguë dont la délicate prise en charge relève d’un milieu de réanimation. Cette morbidité après thyroïdectomie est favorisée par les réinterventions et par la chirurgie carcinologique qui nécessite des dissections étendues. Malgré une simplification de la prise en charge des patients thyroïdectomisés, ces complications graves constituent une limitation importante pour envisager cette chirurgie en ambulatoire.
Anesthésie pour endartériectomie carotidienne

Encycl Med Chir 36-586-A-10
M. Fontaine, M. Cannesson, J.-J. Lehot
L’endartériectomie carotidienne est l’une des interventions vasculaires les plus fréquemment pratiquées. Il a été montré que, chez des patients convenablement sélectionnés, l’endartériectomie carotidienne pouvait réduire le risque relatif d’accident vasculaire cérébral de 50 % par rapport au seul traitement médical. Sa réalisation comporte un double défi : celui lié à la particularité de ce geste chirurgical nécessitant un clampage carotidien et les conséquences qui en découlent, et celui lié au terrain généralement polyvasculaire de ces patients ; il faut donc prévenir la double morbidité-mortalité, neurologique et cardiaque, de cette intervention. Alors que l’endartériectomie carotidienne était traditionnellement réalisée sous anesthésie générale, le bloc plexique cervical a pris une place grandissante dans cette indication. Certaines équipes utilisent également l’anesthésie péridurale cervicale ou l’anesthésie vigile. Actuellement, plusieurs études font privilégier l’anesthésie locorégionale. Celle-ci pourrait en effet diminuer la morbidité et la mortalité, et présente l’avantage d’un monitorage cérébral simple et continu. Les complications postopératoires doivent être détectées précocement afin de bénéficier d’un traitement urgent.
Bistouri ultracision en chirurgie thyroïdienne

Rev Med Liege 2007 ; 62 (s2) 83-86
C. Coimbra, T. Defechereux, N. Meurisse, J.P. Squifflet, M. Meurisse
La glande thyroïde est très richement vascularisée et, au cours de toute chirurgie thyroïdienne, un soin particulier doit être apporté aux problèmes d’hémostase et de coagulation. Toute négligence en la matière peut conduire à une morbidité post-opératoire sérieuse. L’introduction du bistouri ultrasonique a représenté, à cet égard, un apport considérable. Cet article introduit l’appareillage et résume les résultats d’une étude prospective et randomisée dans laquelle les auteurs ont comparé les résultats obtenus avec le bistouri à ultrasons et ceux obtenus à l’aide d’une hémostase conventionnelle dans une série de 34 patients soumis à une thyroïdectomie totale d’un goitre multinodulaire. Sans accroissement des coûts, l’utilisation du dissecteur ultrasonique permet de réduire la durée du geste opératoire, le saignement peropératoire et la consommation d’antalgiques en période postopératoire. Les résultats portant sur 1.696 thyroïdectomies totales effectuées avec l’aide du bistouri ultrasonique entre janvier 2003 et mai 2007, sont en outre, brièvement évoqués.
Chirurgie ganglionnaire des cancers thyroïdiens différenciés non médullaires

Ann Chir 2006 ; 131 (6-7) 361-368
M. Mathonnet
Les cancers papillaires et vésiculaires de la thyroïde sont les cancers endocriniens les plus fréquents. L’envahissement ganglionnaire semble peu influencer la survie globale, mais majore les risques de récidive locorégionale et de métastases à distance. Les limites et les points clés des curages cervicaux correspondant aux chaînes de drainage lymphatique de la thyroïde sont décrits. La recherche du ganglion sentinelle est peu répandue alors qu’elle pourrait aider à limiter le geste ganglionnaire. Le picking ganglionnaire est à éviter. Il faut lui préférer un curage réglé de la loge centrale dès qu’existent des facteurs de mauvais pronostic, sujet de sexe masculin, de plus de 45 ans ou moins de 21 ans, carcinome papillaire de plus de 1 cm ou vésiculaire de plus de 2 cm. Ce curage central est étendu aux chaînes latérocervicales quand les adénopathies de la loge centrale sont envahies, de taille supérieure à 3 cm, ou confluentes. Les curages prophylactiques sont inutiles. Quand le diagnostic de cancer thyroïdien est fait en postopératoire, la réintervention dépend de la masse cervicale résiduelle et des résultats de l’IRAthérapie.
Comment prévenir la morbidité chirurgicale de la thyroïdectomie totale pour goitre multinodulaire euthyroïdien ?

Ann Chir 2002 ; 127 (6) 449-455
S. Montagne, L. Brunaud, L. Bresler, A. Ayav, J.M. Tortuyaux, P. Boissel
Matériel et méthode : Nous analysons rétrospectivement une série de patients opérés d’une thyroïdectomie totale pour goitre multinodulaire bilatéral euthyroïdien entre janvier 1996 et septembre 2000 dans le service de chirurgie C (chirurgie générale et digestive) du CHU de Nancy. Nous avons recherché la morbidité spécifique liée à ce geste, au moyen de contrôles cliniques et biologiques systématiques.
Résultats : Notre série comprend 64 patients, dont 51 femmes (79,7 %) et 13 hommes (20,3 %). L’âge moyen était de 47 ans (22-76 ans). La morbidité récurrentielle a concerné deux patients, sous forme d’une atteinte unilatérale provisoire (1,6 %) et d’une atteinte unilatérale définitive (1,6 %). Deux atteintes provisoires (3,2 %) et une atteinte définitive (1,6 %) de la branche externe du nerf laryngé supérieur ont été suspectées cliniquement. Huit patients (12,5 %) ont présenté une hypoparathyroïdie transitoire. Une patiente (1,6 %) présente une hypoparathyroïdie définitive.
Conclusion : La morbidité après thyroïdectomie totale pour goitre multinodulaire euthyroïdien bénin dans notre étude est comparable aux données fournies par la littérature après thyroïdectomie totale ou subtotale. La morbidité peut être prévenue par l’identification systématique du nerf récurrent, et par une stratégie opératoire ayant pour but le respect de la vascularisation parathyroïdienne.
Comment prévenir la morbidité récurrentielle en chirurgie thyroïdienne ?

Ann Chir 2006 ; 131 (2) 149-153
C. Trésallet, J.-P. Chigot, F. Menegaux
Les paralysies récurrentielles (PR), avec l’hypoparathyroïdie définitive, constituent la principale source de morbidité après thyroïdectomie. Leur taux est évalué entre 0,5 et 5 % des cas, dont un quart restera définitif. Les risques sont maximaux en cas de chirurgie pour cancer, pour hyperthyroïdie ou pour chirurgie itérative. Les moyens pour diminuer ce taux sont étudiés. Ils sont fondés sur une technique opératoire rigoureuse et standardisée. La possibilité d’une PR doit être annoncée en consultation, la délivrance de cette information devant être notée par écrit par l’opérateur.
Étude prospective des facteurs prédictifs précoces de la survenue d’hypocalcémie définitive après thyroïdectomie bilatérale

Ann Chir 2002 ; 127 (8) 612-618
M. Jafari, F. Pattou, B. Soudan, M. Devos, S. Truant, T. Mohiedine, G. Taillier, E. Coeugniet, J.L. Wemeau, B. Carnaille, A. Boersma, C. Proye
Patients et méthodes : La calcémie (Ca) et la phosphorémie (Ph) ont été dosées quotidiennement jusqu’à la sortie chez 2 035 patients consécutifs ayant bénéficié d’une thyroïdectomie bilatérale. Tous les patients ayant présenté une hypocalcémie postopératoire, définie par une calcémie inférieure à 80 mg/L deux jours consécutifs, ont été inclus. Un dosage précoce de parathormone (PTH) a été effectué chez tous les patients hypocalcémiques, avant toute calcithérapie. Le Ca et le Ph ont été à nouveau dosées entre le 7e et 14e jour (Ca et Ph différés). Tous les patients ont été suivis jusqu’à la récupération de la fonction parathyroïdienne ou au moins un an. Les patients, toujours dépendants, un an après la thyroïdectomie d’un traitement substitutif ont été considérés comme ayant une hypocalcémie définitive. Nous avons recherché une corrélation entre la survenue d’une hypocalcémie définitive et les caractéristiques cliniques, le Ca et le Ph postopératoire, la PTH précoce et le Ca et Ph différés par analyse univariée puis multivariée (régression logistique).
Résultats : Une hypocalcémie postopératoire a été retrouvée chez 153 patients (7,5 %) et s’est révélée définitive chez sept d’entre eux (0,3 %). Les taux de Ca différé et de Ph différé se sont révélés des facteurs prédictifs de la survenue d’une hypocalcémie en analyse univariée (p < 0,01). Le risque relatif d’avoir une hypocalcémie définitive était de 15 pour un taux de PTH précoce < 12 pg/ml, de 52 pour un Ph différé > 40 mg/L, et de 121 pour un Ca différé < 80 mg/L. Les 113 patients avec Ca différé ≥ 80 mg/L et Ph différé ≤ 40 mg/L ont récupéré, contrairement à un des 31 patients (3 %) ayant un Ca différé < 80 mg/L ou un Ph différé > 40 mg/L, et six des neuf patients (66 %) ayant un Ca différé < 80 mg/L et Ph différé > 40 mg/L. En analyse multivariée, les taux de Ca et de Ph différés sont apparus comme les seuls facteurs prédictifs indépendant de la survenue de l’hypocalcémie à un an.
Conclusion : Les taux plasmatiques de Ca et Ph différés, mesurés entre le 7e et le 14e jour après le début de traitement substitutif par le calcium et avant l’administration de vitamine D, sont des facteurs prédictifs de la survenue d’une hypocalcémie définitive après thyroïdectomie. En pratique, les patients ayant un taux de Ca différé inférieur à 80 mg/L et/ou un taux de Ph différé supérieur à 40 mg/L, présentent un risque élevé de développer une hypocalcémie définitive.
Evaluation du traitement chirurgical des hyperthyroïdies. Etude prospective sur 37 cas opérés à l’Hôpital National de Niamey - Niger

Med Afr Noire 2006 ; 53 (11) 581-586
SANI R, ADEHOSSI E, ADA A, KADRE SABO R, BAKO H, BAZIRA L - Niger
Les auteurs rapportent une étude sur l’évaluation du traitement chirurgical de l’hyperthyroïdie à l’Hôpital National de Niamey (HNN) du fait des difficultés de suivi du traitement médical. Il s’agit d’une étude prospective de 2 ans portant sur des patients souffrant d’une hypertrophie thyroïdienne avec signes cliniques d’hyperthyroïdie confirmée par le dosage hormonal, et qui ont subi une intervention chirurgicale après une préparation médicale préopératoire. Le suivi post-opératoire comporte un dosage hormonal au 2e et 6ème mois. La série comportait 37 patients dont 32 femmes (86,5 %) et 5 hommes (13,5 %). L’âge moyen est de 32 ans. La symptomatologie clinique est dominée la tachycardie et les tremblements, dans 94,6 % des cas chacun suivi de l’amaigrissement (81 %) et la thermophobie (78,4 %). La technique chirurgicale a été une thyroïdectomie subtotale dans 81% des cas et lobectomie dans 19 %. Nous avons observé 3 cas (8,1 %) d’hématome, 4 cas (10,8 %) d’hypocalcémie transitoire, 2cas (5,4 %) de lésion du nerf récurrent et aucun décès dans les suites opératoires. Pour le suivi post-opératoire 25 patients (67,6 %) sont revus à 2 mois et 21 patients (56,8 %) à 6 mois. Le bilan hormonal a trouvé 6 cas (24 et 28,6 %) d’hypothyroïdie, les autres patients (76 et 66,7 %) ayant des valeurs de T3 et T4 normales.
Dans le cas du Niger, Le traitement médical de l’hyperthyroïdie est onéreux et prolongé, de compliance difficile. La chirurgie après une courte préparation médicale, malgré son risque est une solution alternative possible aujourd’hui.
Thyréotoxicose, sans précision
E059Hémostase et ultracision en chirurgie thyroïdienne

Ann Chir 2006 ; 131 (2) 154-156
T. Defechereux, M. Meurisse
L’hémostase et la coagulation sont primordiales dans la réalisation d’une thyroïdectomie. La glande est richement vascularisée et tout manquement dans le soin apporté au contrôle des innombrables vaisseaux nourriciers se traduit par une morbidité conséquente. Les principes de coagulation conventionnelle sont rappelés dans l’article, l’utilisation du bistouri ultrasonique est également proposée comme une alternative intéressante. L’intérêt de cette alternative est appuyé par un travail comparatif réalisé en 2000, des données de l’année 2003 confirment un avantage certain en termes de gain de temps.
Hyperthyroïdies graves à l’amiodarone : intérêt de la thyroïdectomie totale

Presse Med 2003 ; 32 (28) 1324
Eric Perrier, Roland Carlioz, Michel Lerecouvreux, Gilles Quiniou, Jacques Deroche, Jean-Paul Burlaton
Hypocalcémie post-thyroïdectomie

J Tun ORL 2008 ; 11 (21) 19-23
A. LACHKHEM, H. OUERTANI, D. BELHASSEN, A. CHORFA, S. TOUATI, S. GRITLI
Introduction : L’hypocalcémie est la complication la plus préoccupante de la thyroïdectomie totale. Elle impose un traitement substitutif et un suivi à vie. Objectifs : Le but de cette étude est d’évaluer l’incidence de l’hypocalcémie après chirurgie et d’étudier sa corrélation avec les caractéristiques cliniques, biologiques et le type de chirurgie pratiqué. Matériels et méthodes : Etude rétrospective portant sur 488 cas de thyroïdectomies, opérées entre 1992 et 1996. L’hypocalcémie est définie par une calcémie inférieure à 80 mg/l «2 mmol/l ». Les patients, toujours dépendants d’un traitement substitutif un an après la chirurgie, ont été considérés comme ayant une hypocalcémie définitive. Résultats : Dans notre étude, 368 patients ont eu une thyroïdectomie totale et 120 ont eu une thyroïdectomie subtotale. Le goitre multinodulaire était la pathologie la plus fréquente, noté dans 359 cas, suivie des cancers thyroïdiens noté dans 83 cas. L’hypocalcémie postopératoire a été retrouvée chez 54 patients (11,06%) dont 25 étaient asymptomatique. Cette hypocalcémie s’est révélée définitive chez 14 d’entre eux (2,8%). Nous n’avons pas trouvé de corrélation statistiquement significative entre l’hypoparathyroïdie définitive et les caractéristiques cliniques biologiques et le type de chirurgie. Conclusion : Dans la plupart des cas, l’hypocalcémie est liée à un hypoparathyroïdisme transitoire, secondaire au traumatisme ou à la dévascularisation des parathyroïdes. L’hypoparathyroïdie définitive est rare, elle est toujours secondaire à une lésion irréversible des parathyroïdes. Les caractéristiques cliniques initiales des patients et les examens biologiques précoces ne permettent pas de prédire l’évolution
Immobilité laryngée post-thyroïdectomie

Ann Chir 2001 ; 126 (2) 104-110
B. Baujat, H. Delbove, I. Wagner, C. Fugain, S. de Corbière, F. Chabolle
Sur le plan diagnostique, l’électromyographie du larynx, la stroboscopie et l’analyse informatique de la voix permettent de différencier de façon précise une atteinte récurrentielle d’un traumatisme lié à l’intubation et de suivre l’évolution de la récupération afin de prendre les décisions thérapeutiques appropriées.
Sur le plan thérapeutique, les injections de graisse autologue ou d’élastomère de silicone dans la corde vocale paralysée permettent, en cas d’atteinte unilatérale, de restaurer une phonation correcte. En cas d’atteinte bilatérale, l’objectif premier est d’éviter la trachéotomie, sa iatrogénie et son retentissement psychologique. La cordotomie postérieure au laser par voie endoscopique permet d’obtenir une filière glottique perméable au prix de séquelles vocales minimes.
La prise en charge rapide de ces complications par une équipe spécialisée doit permettre de choisir le geste le plus approprié et le moins invasif possible.
Immobilités laryngées unilatérales après chirurgie de la glande thyroïde

J Chir Visc 2009 ; 146 (6) 553-558
O. Laccourreye, D. Malinvaud, M. Ménard, P. Bonfils
Objectifs de l’étude À partir d’une cohorte de 154 patients avec une immobilité laryngée unilatérale survenue lors d’une chirurgie de la glande thyroïde, les auteurs analysent l’étiopathogénie, la symptomatologie, l’évolution spontanée et la prise en charge de cette complication.
Patients et méthodes Cette étude rétrospective distingue les immobilités par paralysie du nerf laryngé inférieur (récurrent) des immobilités par atteinte de l’articulation crico-aryténoïdienne (arthrite, ankylose) et précise les lésions associées du larynx. Les conséquences de cette immobilité sur la voix, la déglutition et la respiration ainsi que son évolution spontanée sont étudiées. L’influence de diverses variables sur la décision thérapeutique (tests de Fischer et de Mann et Whitney) est analysée. Les résultats et les complications inhérentes aux techniques chirurgicales utilisées sont précisés.
Résultats Le mécanisme étiopathogénique était une paralysie du nerf laryngé inférieur dans 98 % des cas et une atteinte de l’articulation crico-aryténoïdienne dans 2 %. Le pourcentage de récupération, en l’absence de section avérée du nerf laryngé inférieur, était de 35,7 %. Aucune récupération de la mobilité laryngée n’est survenue lorsque le nerf laryngé inférieur avait été sectionné. Parmi des remobilisations, 89,8 % survenaient avant le neuvième mois postopératoires. Diverses anomalies morphologiques laryngées étaient associées dans 3,9 % des cas. La voix était considérée par le patient comme normale dans 2,6 % des cas. Des troubles de la déglutition et de la respiration existaient dans 21,4 et 8,4 % des cas. Trois facteurs (section avérée du nerf laryngé inférieur, délai entre la chirurgie thyroïdienne et la consultation spécialisée ORL, degré de sévérité de la dysphonie) influaient, au plan statistique, sur la décision de réaliser une intervention de médialisation laryngée. Après médialisation laryngée, tous les patients notaient une amélioration immédiate de la qualité de la voix et de la parole sans aucune complication majeure.
Conclusion Cette étude souligne que les immobilités laryngées unilatérales lors d’une chirurgie de la glande thyroïde : 1) ne sont pas toujours secondaires à une atteinte du nerf laryngé inférieur ; 2) ne sont pas toujours symptomatiques ; 3) ont une symptomatologie qui ne se limite pas à la seule dysphonie et 4) ne nécessitent pas toujours un traitement chirurgical mais répondent très bien à ce traitement lorsqu’il est mis en œuvre. Les conséquences pratiques et médicolégales de ces diverses données sont discutées au vu de la littérature.
L’abord latéral endoscopique en chirurgie thyroparathyroïdienne

Ann Chir 2006 ; 131 (1) 51-56
J.-F. Henry, F. Sebag
L’abord endoscopique latérocervical dans la chirurgie thyroparathyroïdienne se fait par simple dissociation du plan de clivage situé entre la gaine jugulocarotidienne en dehors et la face postérolatérale des muscles préthyroïdiens en dedans. Il donne un accès direct à la face postérieure du lobe thyroïdien, sans dissection préalable des muscles sous-hyoïdiens et sans nécessité de récliner médialement le lobe thyroïdien durant l’intervention. Il offre ainsi à l’opérateur, par l’intermédiaire de l’endoscope, la possibilité de disséquer dans les meilleures conditions et en toute sécurité les éléments anatomiques rétrothyroïdiens : artère thyroïdienne inférieure, nerf récurrent et parathyroïdes. Initialement utilisé dans la chirurgie de l’HPT primaire sporadique chez les patients porteurs d’un adénome unique parfaitement localisé par l’imagerie préopératoire, cet abord est aujourd’hui également proposé aux patients présentant un nodule thyroïdien isolé de moins de 25 mm de diamètre qui justifie une exérèse thyroïdienne unilatérale. Une expérience de 408 parathyroïdectomies et les résultats préliminaires de 38 lobectomies thyroïdiennes permettent aux auteurs de recommander l’abord endoscopique latérocervical sous réserve que les patients soient soigneusement sélectionnés.
La chirurgie de totalisation dans la pathologie thyroïdienne initialement bénigne

J Tun ORL 2003 ; 6 (10) 5-7
O. BEN GAMRA, S. ZRIBI, W. JAAFAR, F.JAADARI, I. HRIGA, CH. MBAREK, A. EL KHEDIM
Le but de ce travail est d’évaluer les facteurs prédictifs de récidive de pathologie bénigne de la thyroïde après thyroïdectomie partielle et d’illustrer les mesures de prévention des risques récurrentiel et parathyroïdien lors de la réintervention. Nous rapportons une étude rétrospective à propos de 20 patients ayant subit une réintervention pour complément de thyroïdectomie. Le geste initial a intéressé la pathologie nodulaire dans 19 cas et la maladie de Basedow dans 1 cas. L’histologie de la pièce de thyroïdectomie a révélé 2 micro carcinomes papillaires. En post opératoire on a noté deux paralysies récurrentielles transitoires. L’indication de totalisation thyroïdienne a été portée soit devant la récidive nodulaire soit devant la récidive de l’hyperthyroïdie.
La chirurgie thyroïdienne : expérience du service de chirurgie générale du CHU de Conakry

Mali Med 2006 ; 21 (3) 23-27
Les auteurs rapportent leur expérience dans la chirurgie thyroïdienne sur192 patients admis et opérés en cinq ans dans le service de Chirurgie Générale du CHU Ignace Deen de Conakry. Ces patients représentaient 3,13% des 6139 interventions chirurgicales pratiquées au cours de la période d’étude. Il s’agissait d’une étude rétrospective de type descriptif allant du 1er janvier 1997 au 31décembre 2001, portant sur les aspects épidémiologique, clinique, thérapeutique et histologique. Le geste opératoire effectué a été 86 lobo-isthmectomies gauches (44.17%), 41 lobo-isthmectomies droites (21.35%) ,58thyroidectomies subtotales (30.21%) ,7 thyroïdectomies totales (3.65%). Les résultats obtenus ont été bons dans 99,48%. Un cas de décès a été enregistré, représentant 0,52%. Le but de l’étude était d’apprécier les résultats de la chirurgie thyroïdienne et de ressortir les éléments de mauvais pronostic de cette chirurgie dans leur service.
La pratique chirurgicale ORL en milieu africain : une évaluation de cinq années et demie dans les hôpitaux de Yaoundé

Med Afr Noire 2006 ; 53 (1) 29-33
NDJOLO A., EPOSSE EC, BOB OYONO JM, FOUDA OA, BENGONO G - Cameroun
Cette étude se proposait d’évaluer l’activité chirurgicale ORL dans les hôpitaux de Yaoundé. Il s’agissait d’une étude descriptive réalisée sur une période de cinq années et demie, de janvier 1998 à juin 2003. Elle a porté sur un échantillon de 1508 patients opérés sous anesthésie générale. L’activité chirurgicale était assurée par 11 oto-rhino-laryngologistes dans cinq formations hospitalières. Cette activité a été plus importante dans le secteur public (72,3 %) que dans le secteur privé (27,7 %). L’âge moyen des patients était de 22 ans, avec une prédominance féminine de 52,7 %. Les amygdalectomies et adénoïdectomies ont constitué 41,4 % des interventions chirurgicales, suivies des exérèses des tumeurs cervico-maxillo-faciales (12,5 %), des thyroïdectomies (11,3 %) et des extractions des corps étrangers œsophagiens et laryngo-trachéo-bronchiques (6,1 %). Dans 28,7 % des cas, il s’agissait de diverses autres indications. La morbidité a été dominée par les hémorragies primaires surtout après amygdalectomies. Le taux de mortalité évalué au 30ème jour post opératoire a été de 0,6 %. La mortalité après adéno-amygdalectomies a été nulle. Les laryngectomies ont eu le taux de mortalité le plus élevé (13,3 %). La durée moyenne du séjour hospitalier des patients a été de trois jours. Ces données constituent un indicateur de l’activité chirurgicale ORL dans notre milieu. Elles peuvent aider à orienter objectivement le choix des équipements chirurgicaux des services et à définir les priorités pour la formation chirurgicale des personnels ORL devant exercer dans notre environnement.
La recherche du nerf laryngé inférieur ou récurrent lors d’une lobectomie thyroïdienne

Ann Chir 2002 ; 127 (1) 68-72
D. Lubrano, N. Levy-Chazal, Y. Araya, C. Avisse
À partir de leur expérience chirurgicale et d’une expérience anatomique, portant sur la dissection de 100 pièces, les auteurs envisagent les principales étapes de la reconnaissance et de la dissection du nerf récurrent lors d’une lobectomie thyroïdienne.
La thyroïdectomie totalement endoscopique : Étude préliminaire portant sur 40 patients

Ann Chir 2005 ; 130 (2) 81-85
P. Cougard, L. Osmak, P. Esquis, P. Ognois
Matériel et méthodes. - Cette étude prospective a inclus 40 patients opérés entre janvier 1999 et mars 2004 par une approche totalement endoscopique. Seules des lobectomies unilatérales et des isthmectomies ont été réalisées pour des nodules dont le diamètre est inférieur à 3 cm.
Résultats. - Quarante patients (36 femmes-4 hommes) ont eu 35 lobectomies et cinq isthmectomies. Vingt quatre patients ont été opérés sans ciseaux ultrasoniques (CU). Le taux de conversion dans ce groupe était de 33 %. Seize patients ont été opérés avec CU, le taux de conversion était de 0 %. Dans le second groupe, la durée opératoire a été réduite de moitié, variant de 45 à 90 minutes. Dans les deux groupes, il n’y a pas eu de morbidité : pas d’emphysème extensif, pas d’hématome, pas d’abcès de paroi, pas de paralysie récurrentielle. La durée moyenne d’hospitalisation a été de 1,75 jours. Avec un recul de trois mois, tous les patients étaient satisfaits en particulier concernant le résultat esthétique et la courte durée de récupération.
Conclusions. - La thyroïdectomie endoscopique est réalisable et sûre pour entreprendre des lobectomies unilatérales et des isthmectomies. Dans un proche futur, elle pourra être étendue aux goitres bilatéraux chez les patients sélectionnés.
La « thyroïdectomie » vers une dérive inflationniste ?

Ann Chir 2002 ; 127 (2) 85-87
J.L. Peix
Les complications de la chirurgie thyroïdienne au CHU de Treichville. A propos de 149 interventions

Med Afr Noire 2007 ; 54 (5) 245-248
J.M. CASANELLI, C. BLEGOLE, J. N’DRI, G. ABOUA, B. MOUSSA, E. KELI, H.A. N’GUESSAN - Côte d’Ivoire
But du travail : La chirurgie du corps thyroïde est une chirurgie à haut risque. Le but de ce travail est d’analyser les complications de la chirurgie thyroïdienne au CHU de Treichville.
Matériels et méthodes : entre 1998 et 2001, 147 patients : 131 femmes et 16 hommes d’âge moyen 38 ans ont bénéficié de 149 thyroïdectomies pour goitre selon la même technique. 4 types d’interventions ont été réalisés :
- - 56 lobo isthmectomies droites ou gauches,
- - 40 thyroïdectomies subtotales,
- - 50 thyroïdectomies totales,
- - 3 isthmectomies.
Résultats : on a noté 3 complications hémorragiques qui ont nécessité une reprise chirurgicale en urgence. La morbidité récurrentielle et parathyroïdienne a été nulle. La mortalité opératoire a été nulle.
Conclusion : les auteurs soulignent l’importance de la technique chirurgicale qui permet de réduire les risques de complication.
Les hyperthyroïdies en milieu chirurgical au Centre Universitaire Yalgado Ouedraogo (CHUYO) Burkina Faso. A propos de 95 cas

Med Afr Noire 2008 ; 55 (8-9) 433-436
S.S. TRAORE, M. ZIDA, G.P. BONKOUNGOU, H. TIERNO, U. COULIDIATI, J.C. MIEZAN, D. SANOU - Burkina Faso
Les auteurs rapportent dans une étude rétrospective, 95 cas d’hyperthyroïdie, recensés au CHUYO de janvier 2000 à juin 2005. Ils notent une fréquence de 39 % des thyropathies, une prédominance féminine (97 %), un âge moyen de 32 ans, la provenance urbaine des patients (90 % des cas) et l’importance de l’automédication (73 %). Ils soulignent l’importance de l’échographie, permettant une classification en goitres diffus (44 %) et multi-nodulaires (56 %). Ils insistent sur une bonne préparation du malade avant l’intervention et sur l’intérêt de la thyroïdectomie subtotale. Ils estiment qu’une ligature correcte des vaisseaux, la dissection des récurrents, la visualisation et la dissection des parathyroïdes et de leur pédicule vasculaire devraient permettre de réduire les complications post-opératoires : taux de mortalité nul et de morbidité 12,5 %.
Thyréotoxicose, sans précision
E059Le traitement chirurgical des microcarcinomes thyroïdiens

Acad Natl Chir 2004 ; 3 (1) 47-52
Bien que présentant des caractères histologiques de malignité, les microcarcinomes thyroïdiens (MCT) ont des particularités qui les placent à la limite de la bénignité. Les auteurs ont revu une série de 795 thyroïdectomies totales (TT) réalisées de 1992 à 2002, pour évaluer l’incidence et l’évolutivité des MCT, ainsi que l’adéquation de la stratégie chirurgicale qui leur fut appliquée. Dans la série étudiée, un MCT a été rencontré chez 23 patients : 19 femmes et 4 hommes, d’un âge moyen de 45 (+/- 13,9) ans ; le suivi postopératoire, d’une durée moyenne de 3,3 ans, de 22 opérés, les a trouvés guéris. Les auteurs soulignent la fréquence dominante du diagnostic « incident » du MCT à l’examen anatomo-pathologique des pièces opératoires, surtout de thyropathies bénignes. Et ils plaident en faveur de la TT comme seule intervention oncologiquement sûre dans le traitement du MCT, et traitement de choix des thyropathies bénignes. Ils recommandent aussi de n’associer une lymphadénectomie « à la demande » que dans les cas ou l’envahissement ganglionnaire est évident.
Mini-incisions pour thyroïdectomies et parathyroïdectomies

Ann Chir 2006 ; 131 (1) 62-67
L. Brunaud, A. Ayav, L. Bresler, P. Boissel
L’abord cervical par mini-incision ouverte est l’abord mini-invasif le plus fréquemment utilisé. Les avantages et les inconvénients de cet accès ainsi que la sélection préopératoire des patients sont revus dans ce travail.
Nerf récurrent : intérêt de sa dissection au cours de la thyroïdectomie

Acad Natl Chir 2002 ; 1 (2) 8-11
Un des risques de la chirurgie thyroïdienne est la lésion du nerf laryngé inférieur (NLI). Pour réduire ce risque, le principe de la dissection peropératoire du nerf laryngé inférieur est actuellement admis par un grand nombre d’auteurs. L’objectif de ce travail était de déterminer la fréquence, lors de la chirurgie thyroïdienne, des lésions du NLI, en fonction de ses variations anatomiques. La méthodologie de l‘étude a été la dissection peropératoire syst ématique du NLI, précédée et suivie d’un examen ORL. Cette étude a porté sur 1133 dissections du NLI. Elle a montré que le nombre de branches du NLI n’a pas influencé la fréquence des lésions, mais que la position pré ou transvasculaire du nerf par rapport à l’artère thyroïdienne inférieure, augmente de façon significative le risque de lésion nerveuse.
Risques d’hypoparathyroïdie après thyroïdectomie totale pour maladie de Basedow: une étude prospective

Acad Natl Chir 2009 ; 8 (3) 19-22
SCHREIBER V, LIFANTE JC, PEIX JL
Introduction : Il n’existe pas de consensus concernant le choix entre thyroïdectomie totale et subtotale dans le traitement chirurgical de la maladie de Basedow. Le but de cette étude prospective était d’évaluer le risque d’hypoparathyroïdie définitive après thyroïdectomie totale pour maladie de Basedow. Méthodes : Cette étude prospective a concerné 105 patients atteints d’une maladie de Basedow opéré d’une thyroïdectomie totale sur une période de 19 mois. Les taux de calcémie et de PTH post opératoires ont été évalués à J1, J2, et à un mois post opératoire. Les patients ayant présenté une hypocalcémie post opératoire ont été suivi pendant au moins six mois afin de définir le taux d’hypoparathyroïdie définitive. Résultats : A J1 et J2 post opératoire, 62 patients (59 %) et 50 patients (47.6%), présentaient respectivement une hypocalcémie (calcémie < 2.15 mmol/l) et 15 patients présentaient un taux de PTH inferieur à 15 ng/l. A 1 mois post opératoire, une hypoparathyroïdie était toujours présente chez 7 patients. Actuellement, avec un suivi de 3 ans, seulement un patient (0.95 %) présente une hypoparathyroïdie définitive. Conclusion : En cas d’indication chirurgicale, la thyroïdectomie totale est le traitement optimal de la maladie de Basedow. Elle permet un traitement définitif de l’hyperthyroïdie sans engendrer des taux d’hypoparathyroïdie définitive supérieurs à ceux de la thyroïdectomie sub-totale.
Thyroïdectomie

Encycl Med Chir 46-460
La chirurgie thyroïdienne exige de celui qui la pratique une approche multidisciplinaire : parfaite maîtrise de l’anatomie cervicale pour savoir en déjouer les pièges ; connaissance approfondie des diverses variétés anatomopathologiques tumorales qui conditionnent largement les modalités d’extension carcinologique et les moyens thérapeutiques à leur opposer ; compréhension claire des phénomènes endocriniens pour apprécier les symptômes et guider la prescription tant pré- que postopératoire ; notions précises d’explorations fonctionnelles et de laryngologie ; précision microchirurgicale dans la recherche des pédicules vasculonerveux. C’est sur tous ces impératifs, garants d’une chirurgie élégante et rigoureuse, que nous insisterons dans ce chapitre de technique.
Thyroïdectomie endoscopique pour nodules thyroïdiens isolés

Ann Chir 2003 ; 128 (10) 696-701
M. Gagner, B. William Inabnet III, L. Biertho
Matériel et méthodes. - De septembre 1998 à février 2000, 18 patients porteurs d’un nodule thyroïdien isolé ont subi une thyroïdectomie endoscopique, dans une même institution. Les besoins en analgésiques, la durée de convalescence et les résultats esthétiques ont été comparés avec une série de 18 patients opérés consécutivement par un abord classique.
Résultats. - Seize femmes et deux hommes, d’un âge moyen de 43 ans (17-66 ans) ont été opérés par voie endoscopique. Les indications chirurgicales comprenaient une cytologie indéterminée (n = 8), une tumeur folliculaire (n = 8), une tumeur à cellules de Hürthle (n = 1), ou un nodule toxique (n = 1). Le diamètre moyen des nodules était de 2,7 cm (0,6-7 cm). Seize opérations sur 18 (89 %) ont pu être réalisées par voie endoscopique, avec une durée opératoire moyenne de 220 minutes (120-330 minutes). Il n’y a pas eu de complication majeure, mais trois patients ont développé une hypercapnie modérée et un patient a subi une parathyroïdectomie accidentelle. Comparés à la série de patients opérés de manière conventionnelle, ceux opérés sous endoscopie ont eu un résultat cosmétique supérieur (p < 0,005), et une convalescence réduite (p < 0,05). Il n’y a cependant pas eu de différence du point de vue de la consommation postopératoire en analgésiques.
Conclusion. - Les thyroïdectomies endoscopiques sont techniquement faisables et sûres, et semblent offrir des résultats esthétiques supérieurs et une durée de convalescence réduite. Une thyroïdectomie classique reste cependant indiquée quand un cancer est suspecté.
Traitement de la paralysie récurrentielle unilatérale par thyroplastie avec implant de Montgomery®

Ann Chir 2001 ; 126 (8) 768-771
O. Laccourreye, J.F. Papon, M. Ménard, L. Crevier-Buchman, D. Brasnu, S. Hans
Patients et méthode : Une cohorte de 21 patients ayant une paralysie laryngée unilatérale a été traitée par thyroplastie avec un recul minimum de neuf mois. Tous les patients avaient une dysphonie et une fatigue vocale. Sept patients avaient des troubles de la déglutition et une toux inefficace.
Résultats : La morbidité a été réduite à un hématome cervical. Une amélioration immédiate de la voix, de la toux, et de la fatigue vocale avec disparition des troubles de la déglutition a toujours été obtenue. Le résultat phonatoire était stable dans 100 % des cas. Aucune fausse route à la déglutition n’est réapparue.
Conclusion : La thyroplastie avec mise en place d’un implant de Montgomery® sous anesthésie locale est une technique fiable, simple et peu invasive pour pallier les conséquences de la paralysie laryngée unilatérale.